En claire, selon « le Baromètre », en dépit des taux de croissance globalement élevés en l’Afrique, les bases de la « pauvreté vécue » n’ont pas changé.
Cela signifie que, soit la croissance annoncée à cor et à cri n’est pas suffisamment forte pour produire un effet bénéfique dans la vie quotidienne des citoyens les plus pauvres (du fait de l’aggravation des inégalités sociales), soit que les chiffres annoncée sont tout simplement faux.
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La « Mal-gouvernance »
Le sondage révèle également que 56 % des Africains estiment que les pouvoirs publics ne font pas une gestion saine de l’économie nationale.
Une proportion plus élevée (69%) les estime incapables d’améliorer les conditions de vie des pauvres. Ils sont plus nombreux (71%) en ce qui concerne la création d’emploi et encore plus (76%) s’agissant de la réduction des inégalités.
Des résultats, il faut l’avouer, bien décevants, alors que les économies africaines auraient augmenté en moyenne décennale de 4,8%, faisant de ce continent la nouvelle coqueluche de la communauté des investisseurs. Tant et si bien que le magazine The Economist n’a pas hésité à assimiler l’Afrique au » continent de l’espoir « .
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Pourtant quelques sceptiques avaient tiré la sonnette d’alarme sur le risque d’un boom économique qui ne profiterait qu’à une petite « élite », au détriment d’une masse de pauvres et de chômeurs.