Le livre brosse un tableau accablant de la demande désespérée de cobalt en Occident et de ses effets meurtriers sur les familles africaines.

Monsieur Kara a déclaré que ses recherches prouvent que les assurances confiantes des grandes technologies ne sont pas dignes de confiance : « Il y a des centaines de milliers de personnes parmi les plus pauvres de la planète pour lesquels l’horloge morale a été ramenée à l’époque coloniale. Ils le font pour 2 $ par jour et pour eux, c’est la différence entre manger ou non ce jour-là, donc ils n’ont pas la possibilité de dire non. »

La demande soudaine de véhicules écologiques, ironiquement motivée par des soucieux de l’environnement, a un effet catastrophique au Congo, selon Kara : « C’est censé de faire un choix vert, acheter un VE. Eh bien, ce n’est pas vert pour tout le monde ! ».

« La société occidentale ne peut pas fonctionner plus de 24 heures sans appareils qui reposent sur le cobalt. Il parait que les diamants ne sont pas toxiques. Mais, le cobalt, ce sont des diamants de sang multipliés par mille ».

Aux problèmes immédiats des mines surpeuplées et sous-réglementées s’ajoute le danger de la toxicité du cobalt. En effet, une exposition prolongée au cobalt peut entraîner des maladies pulmonaires, la surdité, pire des malformations congénitales et diverses formes de cancer.

Parmi les vidéos en ligne figure deux enfants, couverts de produits chimiques toxiques de la mine, brisant leurs rochers. Ils ne peuvent pas avoir plus de sept ou huit ans.