Ces investissements dans le secteur de l’IA présentent indéniablement des similitudes avec les précédentes bulles boursières. Les entreprises investissent massivement dans cette technologie, espérant que l’enthousiasme autour de l’IA portera ses fruits.
Cependant, un décalage persiste entre les dépenses d’investissement dans l’IA et les revenus générés. Nombre d’entreprises ne sortiront pas gagnantes de cette situation à long terme.
Selon le stratégiste en investissement, Dan Coatsworth: « Personne ne sait précisément s’il existe une bulle de l’IA et, le cas échéant, si elle va éclater. Mais de nombreux signaux d’alerte devraient pousser les investisseurs à envisager sérieusement une diversification de leurs portefeuilles. »
Cela étant, le consensus semble indiquer que les actions liées à l’IA peuvent encore progresser, sans qu’on puisse à proprement parler, même si on y retrouve de nombreuses caractéristiques, d’une bulle.
Les bulles traditionnelles se caractérisent par une surproduction et une surcapacité ; dans le domaine de l’IA, c’est l’inverse. La capacité de calcul, d’énergie et des centres de données reste limitée, et l’adaptation de l’offre devrait prendre des années plutôt que des trimestres.
Reste que les revenus issus de l’IA ne sont pas toujours transparents, notamment lorsque les entreprises utilisent cette technologie pour améliorer certains aspects de leur activité, sans pour autant générer de revenus directs par le biais de licences ou d’abonnements. L’amélioration est réelle, mais elle n’est pas qualifiée de « revenus IA ». Il en va de même pour les entreprises opérant dans de nombreux secteurs où l’IA est déployée pour optimiser la conversion et la rentabilité. Cette monétisation indirecte est déjà importante et souvent sous-estimée.