En Suède, les cas décelés ont atteint 40 millions d’euros. Tout aussi édifiant, dans un sondage 27 % des Finlandais disaient connaître une personne « qui a trompé sa compagnie d’assurance ».

…supportées par des « honnêtes consommateurs ».

Comme ne manque pas de le souligner les compagnies d’assurances, ce phénomène massif a évidemment un coût puisqu’il est répercuté dans les primes d’assurance. Autrement dit, ce sont les « honnêtes consommateurs » qui payent la facture au final.

D’après l’association des assureurs britanniques (ABI), la seule à donner un tel chiffre, la fraude entraînerait ainsi en moyenne un surcoût de 50 livres par assuré et par an !

« Ce n’est pas un crime insignifiant », insiste Insurance Europe, en évoquant des études qui « suggèrent qu’elle finance et facilite d’autres activités criminelles sérieuses ».

Les assureurs ont donc pris le problème à bras-le-corps, avec des approches et des moyens très variés d’un pays à l’autre. Ici, comme en Allemagne, en Espagne ou aux Pays-Bas, par exemple, ils échangent des informations entre eux. Là, comme en France, en Suède ou au Royaume-Uni, des agences sont en charge de mener des investigations sur la fraude.

Ce sont surtout les assurances des véhicules automobiles, de l’inventaire du ménage, des objets de valeur et de voyage qui font l’objet d’escroqueries.

Ces dernières années, le nombre des tentatives d’escroquerie détectées a augmenté, ce qui peut être notamment dû au fait que les compagnies d’assurances examinent les cas de sinistres annoncés de plus près qu’auparavant.