L’attaque elle-même a duré moins de 30 minutes. Trump a déclaré à Fox & Friends que « le fait qu’il n’y ait eu aucun mort est incroyable », tout en précisant que des soldats américains avaient été blessés. L’agence AP rapporte par ailleurs qu’il n’y a pas eu de morts américains, mais des blessés parmi les troupes américaines. La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodríguez, a déclaré que des civils et des militaires vénézuéliens avaient été tués, sans toutefois préciser de nombre.

Les comparaisons

Cette « frappe de grande envergure » soldé en trente minutes par la « capture et l’extradition », est comparable, non seulement l’opération du Panama, mais également celle de l’Ukraine.

En 1989, les troupes américaines ont tenu tête pendant dix jours au dictateur panaméen Manuel Noriega, retranché dans la mission diplomatique du Vatican à Panama. Les troupes américaines ont alors lancé une guerre psychologique, diffusant de la musique rock à plein volume à l’extérieur jusqu’à sa reddition, le 03 janvier 1990.

En février 2022, depuis Moscou, le président Vladimir Poutine a tenté sa propre opération de décapitation du pouvoir. Le plan d’attaque russe reposait lui aussi sur la rapidité : des parachutistes russes devaient s’emparer de l’aéroport Hostomel, près de Kiev, afin d’établir un pont aérien ; des avions-cargos devaient acheminer des renforts, et la Russie pensait pouvoir, en deux ou trois jours, arrêter les derniers responsables et installer un régime pro-russe. Elle n’a pas atteint l’objectif de l’assaut car la résistance acharnée des forces ukrainiennes a empêché l’aérodrome de devenir ce pont aérien. Volodymyr Zelensky est resté en place, et la Russie a subi l’« opération militaire spéciale » la plus longue et la plus coûteuse de l’histoire moderne.