Les demandeurs de carte de crédit, prêt personnel ou même prêt hypothécaire pourraient bientôt être soumis à un test de personnalité. Les banques, les assurances et autres établissements financiers veulent introduire un soi-disant test psychométrique pour mieux calculer les chances de remboursement de leurs clients. Entreprise utiles mais délicate.

Test utile…

En plus des contrôles de routine, les candidats aux crédits pourraient répondre à une série de questions concernant leurs relations, leur sens de l’honnêteté, leur intégrité et leurs convictions personnelles. Les réponses seront ensuite introduites dans un programme informatique, qui évaluera le niveau de confiance à leur accorder. C’est sur la base de ces données que le prêteur décidera de l’opportunité d’accorder ou non un prêt.

Exemple de test de personnalité constitué de dix questions auxquelles le candidat à un crédit bancaire devra répondre par Oui, Non ou rester Neutre :

1. Mes objectifs dans la vie sont clairs.

2. Si les gens sont impolis je hausser les épaules.

3. Je suis confiant dans ce que je fais.

4. Je peux travailler même lorsque les choses tournent pas rond.

5. Je mets systématiquement du temps et de l’effort dans tout ce que je fais.

6. J’ai tendance m’occuper des problèmes des autres.

7. Je préfère travailler dans une écurie plutôt que dans un environnement flexible.

8. Je suis ambitieux.

9. Il est préférable de faire normalement son travail que de viser la perfection.

10. Je suis mal à l’aise lorsque je suis le centre de l’attention.

test_notis

Ce genre de test pourrait être particulièrement utile lorsque les candidats ont peu ou pas d’antécédents de crédit – il s’agit des emprunteurs généralement plus jeunes comme les étudiants ou les moins bien nantis. Cependant, le test de personnalité pourrait également être utilisé pour les clients habitués aux prêts mais qui jusque-là n’ont jamais eu une carte de crédit ou un prêt personnel.

Le test psychométrique adapté au secteur de la banque est encore à l’essai. Cependant, les experts réunis dans le cadre d’un colloque financé par une grande banque ont conclut qu’il serait efficace. Plus de 400 représentants  du monde de la finance se sont réunis pour trouver des moyens d’améliorer la façon dont ils évaluent le risque des prêts d’argent. C’est la preuve que les établissements de crédit sont de plus en plus désireux de trouver les moyens plus précis – et pas chers – de mieux évaluer le risque du défaut de paiement d’un client, afin d’éviter la radiation ou interdit bancaire qui est une procédure longue et coûteuse.

…mais délicat

Sans passer par le circuit de la banque centrale ou des agences de notation, les banques ont tendance à utiliser leur propre logiciel pour évaluer des informations déjà recueillies par ailleurs. Toutefois, des erreurs se glissent souvent dans ces logiciels. Par exemple, avec l’avènement de la monnaie électronique, un client, mis en avant comme un bon pari, a bénéficié de l’ouverture d’un nouveau compte bancaire alors qu’il accumulait des milliers de livres de dette. L’appel à recourir à des tests de personnalité, qui vise à aplanir de telles erreurs, risque d’en susciter d’autres.