Dans ce contexte, demander au salarié de s’engager, de donner de lui-même, c’est faire un vœu pieux qui a fort peu de chances de se réaliser aussi longtemps que le système restera aussi crispé et bureaucratique comme il l’est aujourd’hui.
LA CLARTÉ
Quelques entreprises, il est vrai, en prennent conscience, qui tentent de réintroduire de la confiance et de la simplicité dans les relations de travail.
En revenir à la simplicité n’est pas plus aisé. Et pourtant : comment penser qu’il serait possible dans une société aussi complexe, où les parties prenantes sont de plus en plus nombreuses, de tout régir par les procédures ?
Cela ne crée que de la confusion et apporte de nouvelles frustrations. Ces procédures sont d’ailleurs émises par des acteurs qui ne se parlent pas et qui n’ont aucune vision globale de l’effet produit : chacun se désespère ainsi du poids des outils de management, mais tous participent à leur production ! Le travail de remise à plat n’en est par conséquent que plus compliqué, mais il est une des clés de la restauration de la confiance.
Confiance et simplicité sont donc les deux faces d’une même nouvelle façon de manager les hommes sur leur lieu de travail.
Il ne sert en définitive à rien de prêcher l’engagement des salariés si l’on n’a pas, dans un premier temps, créé le contexte qui le rend non seulement possible, mais encore attractif.
L’échec du management contemporain… devrait faciliter cette prise de conscience.
Notis©2025
Par Mary Maz