Al Foster, batteur réputé pour sa maîtrise de divers styles (bebop, post-bop et funk/fusion), est décédé le 28 mai 2025. Il avait 82 ans.

Actif dans le monde du jazz depuis le milieu des années 1960, Monsieur Foster est surtout connu pour sa collaboration avec Miles Davis dans les années 1970 et 1980. Il a également collaboré avec de nombreux autres musiciens, notamment le trompettiste Blue Mitchell, les saxophonistes Joe Henderson, Jimmy Heath, Gary Bartz et Sonny Rollins, les pianistes Herbie Hancock, McCoy Tyner et Tommy Flanagan.

Quel que soit le contexte, Al Foster a conservé son style reconnaissable, caractérisé par un groove dynamique et une utilisation originale de la cymbale hi-hat. Cette technique qu’il appelait « hi-hat inversée » consistait à garder la hi-hat fermée, sauf lorsqu’il frappait sur la cymbale.

Dans « Miles : The Autobiography », un livre publié en 1989, Miles Davis louait la capacité de M. Foster à « maintenir le groove ».

Aloysius Tyrone Foster est né le 18 janvier 1943 à Richmond, en Virginie, second fils de John T. Foster Sr., qui possédait une blanchisserie-nettoyage à sec, et de Thelma Foster, femme au foyer. La famille déménagea à New York quand il était tout petit, et il grandit dans le quartier de Harlem.

La famille était très musicale : le père jouait de la contrebasse, et son frère aîné des congas. Il se souvient avoir tapé sur des casseroles et des poêles dès son plus jeune âge, avant que ses parents ne lui achètent un pad de batterie à 6 ans. Il commença à s’y consacrer à l’âge de 13 an, après avoir entendu l’enregistrement de « Cherokee » de 1955, interprété par le groupe de Max Roach avec le trompettiste Clifford Brown. « Je ne savais pas qu’on pouvait faire de la musique avec la batterie. Après cela, chaque jour, à mon retour de l’école, je posais ma batterie et m’approchais du haut-parleur pour essayer de comprendre ce qu’il faisait », raconta-t-il.