Les addictions

L’argent en lui-même ne cause pas les addictions, mais il a été prouvé que l’aisance multipliait les probabilités de problèmes d’addiction. Ainsi, des études ont démontré que les enfants de familles aisées rencontrent plus de problèmes de drogues que les autres, sans doute à cause d’une pression plus forte et d’une plus grande absence parentale.

Les enfants de riches encourent plus de risques de souffrir d’anxiété, de dépression, de toxicomanie ou de troubles alimentaires. Le binge-drinking est également plus en vogue dans les classes aisées qu’ailleurs. Les addictions sont aussi plus fréquentes à l’âge adulte : on retrouve 27% de plus d’alcooliques chez les adultes aisés que chez les autres.

La volonté d’aisance peut devenir une addiction en elle-même. En effet, le besoin compulsif d’argent est reconnu comme faisant partie des « addictions comportementales », comme la dépendance au jeu, au sexe ou à la nourriture. Tout comme les addictions à certaines substances, ces dépendances produisent un effet chimique sur le cerveau qui altère l’humeur (comme la dopamine). L’addiction à l’argent engendre des comportements compulsifs qui empiètent progressivement sur le bien-être et la sérénité des personnes qui en sont les victimes.

La neutralité de l’argent

L’argent est donc la cause de nombreux problèmes, la source de peurs, de violences, de criminalités, de malhonnêtetés. La réussite financière est plus souvent associée à l’abus qu’au mérite. Pourtant l’argent est neutre et n’a aucun pouvoir en lui même, ni celui de créer du bien, ni celui de créer du mal.