La route est de loin la première cause de mortalité au travail. Elle est à l’origine de près de 70% des décès indemnisés comme accident du travail par la sécurité sociale.
Un accident de la route est considéré comme accident du travail s’il survient en mission ou sur le trajet domicile-entreprise.
Employeur et conducteur oublient trop souvent que la conduite est un vrai acte de travail.
OUTIL DE TRAVAIL
Le bilan est lourd, car les chiffres officiels sont en dessous de la réalité, surtout dans les pays en voie de développement. En côte d’ivoire, par exemple, pays de 12 000 000 d’habitants, on enregistre en moyenne, par an, 6000 accidents de la route qui occasionnent 11 000 blessés et 650 décès.
La conduite devrait être considérée comme un acte de travail et le véhicule comme un outil du travail, avec des règles d’utilisation et de sécurité rigoureuse. Or c’est rarement le cas.
Les facteurs humains sont à l’origine de 95% des accidents de la route. La prévention du risque s’arrête dès que l’on sort de l’entreprise.
COUP DE FREIN
Certes, les pouvoirs publics se mobilisent, mais sans excès de vitesse. Ils mettent l’accent sur les grandes annonces et affiches du genre : « agir sur l’homme par la formation et la sensibilisation pour que puisse s’inscrire dans la conscience collective les préoccupations de sécurité routière… ».
Une telle politique rencontre peu d’échos sur les routes.
Malgré ces chiffres éloquents, dans les entreprises concernées, l’accident de la route est trop souvent perçu comme une fatalité. Pourtant, la prévention des salariés donne des résultats réels. De rares entreprises se sont lancées dans une prévention active.