En dépit de leur nuisance ou dangerosité, les drones s’installent lentement mais surement dans le marché commercial. Ce sont des dispositifs précieux de collecte de données. Leur tâche principale consiste à capturer, stocker et transmettre des données.

Les drones sont désormais bien intégrés dans le secteur agricole

Les services informatiques, de plus en plus nombreux, qui envisagent d’intégrer davantage de données de drones dans le processus interne de l’entreprise, sont confrontés à de nouvelles exigences de traitement des données. À mesure que la technologie des drones évolue, il est important que les entreprises sachent ce que cela signifie pour leurs technologies de l’information et leurs logiciels.

Nouveaux défis

Jusqu’à présent, l’utilisation de drones commerciaux était axée sur la collecte et la visualisation de données précises, et non sur l’intégration de processus informatiques. Des applications ont été conçues et développées pour des secteurs spécifiques,  tels que l’agriculture, la construction, l’énergie, les mines et les télécommunications avec des services basés sur le cloud. Mais, elles produisent principalement des cartes, par exemple des cartes de localisation pour la gestion et la maintenance des infrastructures de l’entreprise et autres équipement.

Tout comme pour le Big Data, les défis que posent les données de drones consistent dans l’analyse, la curation de contenue, la recherche, le partage, le stockage, le transfert, la visualisation et la confidentialité des informations.

Nous commençons déjà à constater que les drones remplacent efficacement les capteurs statiques IoT par un seul appareil en mouvement capable de capturer de nombreux types de données (donc non seulement des images et des vidéos, mais également des gaz émis, des signaux radio, des données géodésiques, etc.).

Comme tous les appareils IoT en mouvement, les drones apportent beaucoup de valeur ajoutée. Pour la plupart, les données sur les drones sont géo-spatiales (ou données géographiques), images, vidéos, fichiers binaires, etc., de sorte qu’elles entrent dans la catégorie des données non standard.

Cependant, pour les professionnels de l’informatique, ces données ont des exigences uniques. Par exemple, il faut une analyse de reconnaissance d’image, une transformation et une analyse de données considérables pour obtenir des informations utiles.

Une grande partie, sinon la plupart, des données collectées auprès des drones peuvent être utilisées par les systèmes d’information géographique (SIG). Les SIG sont principalement utilisés pour la cartographie et l’analyse, et ils intègrent les opérations de base de données courantes, telles que les requêtes et l’analyse statistique, avec visualisation et analyse géographique.

Nouvelle politique

Le traitement des données de drones implique une mise à jour de la politique interne de traitement de données, en raison des nouveaux risques associés aux données aériennes elles-mêmes (comme des problèmes de confidentialité), ainsi que de l’emplacement et des opérations du drone (car un drone est légalement un avion et fonctionne sous certaines réglementations).

L’entreprise devrait alors revoir les règles concernant, notamment:

*les textes et conventions régissant l’aviation civile ;

*la sécurité et fiabilité tout au long de la «chaîne de traçabilité» (fournisseur de services de drones, service de données en nuage, porte d’entrée) ;

*la protection de la vie privée et réduction des risques (questions juridiques) ;

*le Master Data Management (MDM) traditionnel pour corriger les différences entre les données de référence telles que l’emplacement, le type d’actif, le nom du client, etc. ;

*l’archivage des données sources pour un traitement ultérieur ;

*et le contrôle d’accès (qui peut voir quoi et quand?)