A vrai dire, quand je joue, je ne pense pas à mes mains, je pense généralement au son dont j’ai besoin sur le vif.

Qui sont vos références ?

J’ai commencé par écouter beaucoup de funk, donc j’étais fan de Bootsy Collins et de Parliament–Funkadelic. J’adore le maître du groove Verdine White, et je suis obsédé par Earth, Wind & Fire. Il utilise toute la touche de la basse. Cela m’a montré que je pouvais rester dans le groove et travailler le manche à ma guise.

Willie Weeks est un personnage important pour moi. Mon père me l’a conseillé, et j’étais en larmes en écoutant son solo sur « Everything Is Everything » de Donny Hathaway. Je n’arrivais pas à croire qu’il puisse donner à quatre notes un son aussi vaste. Il faut être aussi à l’aise et maîtriser son espace pour y parvenir.

BASS ATTITUDE

En grandissant, je me suis intéressé à Dwayne « DW » Wright, un incontournable de la scène gospel. Sa fluidité, son chant et la clarté de ses notes m’ont époustouflé.

À l’école de musique militaire, en fouillant dans mes archives, j’ai découvert John Patitucci, Victor Wooten et Steve Bailey, et je suis devenu obsédé par eux. Ils m’ont tous aidé à découvrir le potentiel de la basse et les possibilités. Comme je l’ai dit, Derrick Hodge est mon préféré. J’ai aussi été très vite branché par Thundercat, j’adore le suivre.

Tant de musiciens m’ont aidé à me forger.

Quel est le meilleur conseil pour bassistes ?

Mon professeur de basse au lycée, Rick Strauss, m’a dit un jour que « pratiquer lentement, c’est apprendre vite ». J’ai aussi rencontré Chuck Rainey au stage de basse de Victor Wooten, et il m’a dit que pour devenir un meilleur bassiste, il fallait travailler à devenir une bonne personne. Ça m’a toujours marqué. Je trouve que c’est vraiment vrai.