Il était également déterminé à faire en sorte que les femmes deviennent des partenaires à part entière dans toutes les phases de l’élaboration des politiques. Ses actions affirmatives et ses nominations ont transformé l’image du gouvernement américain aux échelons supérieurs.

Sur la scène internationale, Carter a placé les droits de l’homme au premier plan de sa politique étrangère.

À l’époque, ses initiatives dans ce domaine ont souvent été tournées en dérision, considérées comme les gestes creux d’un prédicateur vertueux, coupé de la realpolitik des affaires mondiales.

Mais avec sa détermination, Carter a persévéré et a progressivement réussi.

Le Président Egyptien, Anwar Sadat, Jimmy Carter, et le premier ministre Israélien, Menachem Begin.

Quelques années après avoir quitté ses fonctions, l’historien présidentiel Theodore H. White lui a demandé quelles étaient, selon lui, ses réalisations les plus durables ? « L’accent mis sur les droits de l’homme », a répondu l’ancien président. « J’ai imprimé cet engagement dans la conscience mondiale. Il peut avoir des résultats permanents… » L’histoire a confirmé ce jugement.

Dans sa diplomatie, Carter a connu un succès remarquable, qui lui était entièrement personnel. Infatigable dans sa quête de désamorcer les tensions au Moyen-Orient, il a organisé le sommet de Camp David en 1978 entre Israël et l’Égypte.

Les accords novateurs signés à cette occasion ont résisté à l’épreuve du temps. Ces accords auraient été impossibles à conclure sans la ténacité et la sincérité de Jimmy Carter.

Vie nouvelle

Après avoir perdu son poste, l’ancien président Carter est rentré chez lui dans sa modeste ferme de Plains. À 56 ans, il était trop jeune pour prendre sa retraite et il a commencé à travailler comme charpentier pour Habitat for Humanity. Cette organisation chrétienne, basée à deux pas de Plains, construisait des logements à bas prix pour les pauvres et pour ceux qui avaient perdu leur maison lors de catastrophes naturelles.