Ce pionnier de la lutte pour les droits civiques recueillit 6,9 millions de voix et remporta les primaires dans 11 États.

Dépassant une fois de plus les attentes en doublant ses résultats précédents, 1988 fut qualifiée d’« année de Jackson ».

La diplomatie « Jacksonienne »

L’influence de Monsieur Jackson s’étendit aux affaires internationales dans les années 1980 et 1990. En 1983, il se rendit en Syrie pour obtenir la libération de Robert Goodman, un pilote de l’US Navy capturé.

En juin 1984, à l’invitation de Fidel Castro, Jackson négocia la libération de 22 Américains détenus à Cuba. Il fit sensation en obligeant le président cubain à l’accompagner à la messe le dimanche lors de sa visite.

À la veille de la guerre du Golfe de 1991, Jackson se rendit en Irak pour implorer Saddam Hussein de libérer 20 ressortissants américains et britanniques qu’il retenait en otages et utilisait comme « boucliers humains ».

En 1997, Jackson rencontra le président kényan en tant qu’envoyé spécial du président Bill Clinton pour promouvoir des élections libres et équitables.

Deux ans plus tard, l’homme d’État arbitra la libération de trois prisonniers de guerre capturés à la frontière macédonienne alors qu’ils patrouillaient avec une unité de maintien de la paix de l’ONU.

La négociation avec le président yougoslave, au plus fort de la guerre du Kosovo, ne fut pas approuvée par l’administration Clinton. Cependant, le président Clinton lui décerna la Médaille présidentielle de la Liberté en 2000, louant son « intelligence vive et son cœur aimant ».