Si le pouvoir politique dégénère en absolutisme ou en tyrannie, s’il use de ses prérogatives de manière arbitraire au lieu de défendre les libertés des individus, alors ces derniers ne sont plus tenus d’obéir.
Il ne s’agit pas tant ici de justifier la rébellion violente que de lancer un appel solennel : si les hommes se retrouvent dans une situation d’oppression manifeste, ils ne doivent pas se résigner à la servitude ; il est nécessaire qu’ils se prennent en main afin de renverser le régime devenu illégitime et de jeter les bases d’un nouveau gouvernement.
Ainsi, seule la volonté d’être libre permet de s’ériger contre la domination politique injustifiée et les formes de passivité qu’elle est susceptible d’entraîner.
Finalement, qu’il nous amène à agir d’une façon déterminée ou qu’il nous hypnotise, le pouvoir apparaît dans toute sa précarité dès lors que la liberté reprend ses droits.
La piqûre de rappel n’est pas simple à administrer, mais elle a au moins le mérite d’exister.
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Illustration : « la soumission volontaire » par Jenny Ouellet