Des données distinctes, vérifiées par l’ONU et provenant de régions touchées par le conflit, soulignent l’aggravation de la crise.

Pour les survivants, les conséquences sont dévastatrices et durables. Nombre d’entre eux souffrent de graves blessures physiques, de grossesses non désirées et d’un risque accru de contracter le VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles.

Le traumatisme psychologique peut être tout aussi dévastateur : les enfants souffrent de peur, d’anxiété et de dépression, et se retrouvent rejetés et exclus par leur famille et leur communauté.

En sus, l’accès à une aide vitale reste désespérément limité. L’UNICEF affirme travailler aux côtés du gouvernement congolais et d’organisations partenaires pour fournir une prise en charge centrée sur les victimes, incluant des traitements cliniques, un soutien psychosocial, des espaces sécurisés et une gestion de cas.

Entre 2022 et 2024, le nombre d’enfants victimes pris en charge par l’UNICEF a augmenté de 143 %, atteignant plus de 24 200 enfants dans les provinces les plus touchées l’année dernière. Pourtant, même ces efforts sont aujourd’hui menacés.

L’insécurité et les coupes budgétaires internationales ont contraint de nombreux espaces sécurisés, cliniques mobiles et programmes de protection communautaire soutenus par l’UNICEF à réduire leurs activités, voire à les interrompre complètement.

À la mi-2025, seuls 23 % des interventions contre les violences sexistes étaient financées, contre 48 % en 2022, exposant des centaines de milliers d’enfants au risque de perdre l’accès à un soutien essentiel, dont environ 300 000 dans les régions de l’est du pays touchées par le conflit.