La relativité
« La nature exacte des liens entre la pratique religieuse, le bonheur, l’engagement civique et la santé reste floue et doit être approfondie », écrivent les chercheurs.
Bien que les données présentées dans ce rapport indiquent qu’il existe des liens entre l’activité religieuse et certains indices du bien-être dans de nombreux pays, les chiffres avancés ne prouvent pas que le recours aux services religieux soit directement responsable de l’amélioration de la vie des gens. Il se peut plutôt que certaines personnes tendent à être actives dans plusieurs types d’activités (laïques aussi bien que religieuses), dont beaucoup peuvent offrir des avantages physiques ou psychologiques. En effet, les personnes religieuses ont tendance à choisir un mode de vie plus sain, déclarant souvent qu’elles fument et boivent moins que les non croyants.

Enfin, demander aux gens d’évaluer leur propre santé peut sembler une méthode imparfaite, même si les réponses d’une auto-évaluation en matière de santé sont généralement des indicateurs fiables du bien-être physique général. Mais, les participants à ce type de sondage n’ont pas forcément une connaissance complète de leur corps et peuvent se considérer en bonne santé alors que des dangers cachés, tels qu’un cancer au stade précoce ou une hypertension artérielle, passent inaperçus et ne sont pas encore traités.
Notis©2019
Par Sidney Usher
Sources: “Religion’s Relationship to Happiness, Civic Engagement and Health Around the World” (Pew Research)