Il y aurait une « partie écrite » à ces briefings, mais chacun sait que Donald Trump est un homme visuel, et non un homme littéraire.
De mémoire, aucune administration américaine précédente n’a transformé la guerre en un art aussi sophistiqué que celui promu par l’équipe Trump. Les médias de la Maison Blanche et du Département de la Guerre diffusent une propagande surréaliste, notamment des vidéos mêlant des images réelles en noir et blanc de frappes ciblées à des extraits de jeu vidéo de sport qui fait flores sur le marché.
Ayant fait campagne en se présentant comme le candidat pacifiste, le président Trump a attaqué le Yémen, la Somalie, le Nigeria et le Venezuela durant son second mandat. L’agression contre l’Iran demeure sa plus grande campagne militaire. Il semble y prendre plaisir.
Après le raid audacieux sur Caracas en janvier 2026, au cours duquel les forces américaines ont arrêté Nicolas Maduro, Monsieur Trump a déclaré à qui voulait l’entendre que le déroulement de la mission était « littéralement comme regarder une série télévisée ».
Il s’émerveillait sans cesse de la bravoure des soldats qui avaient renversé le dictateur vénézuélien : « Ils ont dû passer des portes en acier… comme si c’était du papier mâché… ces gars-là ont défoncé chaque porte… il a été pris d’assaut en un rien de temps. »
Il s’est aussi mis à imiter le bruit d’une mitrailleuse lors des conférences de presse pour décrire l’opération.
Visiblement, le président américain confond ses phantasmes et à la réalité. La démence n’est pas loin ; elle est bien avancée. Même chez les Républicains, le malaise est profond. Le 25 mars 2026, de hauts responsables du parti Républicain ont quitté en trombe une réunion d’information secrète sur l’Iran, affirmant avoir été « induits en erreur » sur les véritables objectifs de l’administration Trump.