Après 30 jours de bombardements, le président Donald Trump voudrait faire croire au monde entier qu’un cessez-le-feu anticipé avec l’Iran est encore possible. Mais, tout porte à croire que les commandants militaires du pentagone installés à la maison blanche préparent tout autre chose pour assouvir l’addiction de leur chef aux images de destructions (et de tueries) massives.

Des sources anonymes du département de la Défense avertissent qu’il faut s’attendre au « coup final » : un assaut massif aérien, maritime et terrestre pour ouvrir le détroit d’Ormuz, sauver l’économie mondiale et écraser une fois pour toutes la résistance de Téhéran.

Ce plan reste entouré de mystère. L’ampleur et le calendrier ne cessent d’évoluer. La seule certitude est que l’opération, si elle a lieu, sera filmée et que les images, truffées d’explosions, seront montées en courtes compilations vidéo pour impressionner le commandant en chef.

La guerre est une chose meurtrière, mais pour Trump, la vie au sein du quartier général de campagne est un jeu vidéo permanent.

Les responsables du Commandement central américain ne sont pas seulement tenus de veiller au bon déroulement des opérations sans issus menées par les États-Unis au Moyen-Orient. Les hauts gradés doivent aussi, quotidiennement, fournir à leur président, accro aux écrans, un flot continu d’images « explosives ».

Depuis le début de l’opération Epic Fury, la routine de travail de Trump consiste à tenir des réunions régulières avec ses proches conseillers dans la salle de crise de la Maison Blanche, récemment rénovée, équipée de boiseries en chêne et de grands écrans. Là, à chaque séance, l’équipe visionne des « montages de frappes » de deux ou trois minutes, présentant des images satellites ou aériennes de cibles iraniennes réduites en fumée et en poussière. Pas toutes, car ces vidéos ne sont qu’un condensé des moments forts.