
Prendre des risques signifie également surmonter certaines réflexes suscités par l’incertitude et l’anxiété. Srini Pillay, auteur d du passionnant livre intitulé « Réfléchir moins pour en savoir plus », écrit que « la biologie joue un rôle très important dans la capacité de prise de risque ». Il croit que l’une des façons les plus efficaces pour renforcer la résilience face à l’angoisse suscitée par la prise de risque est d’exploiter le pouvoir du subconscient. Le cerveau conscient nous permet de nous concentrer et d’utiliser les leçons des expériences passées pour prendre de meilleures décisions. Pour prendre des risques intelligents, il est donc essentiel de laisser le subconscient prendre parfois le relais. Ce qui n’est pas aisé, puisque 90 à 98% de l’activité humaine est contrôlée par la partie consciente de son cerveau.
Certaines des mesures pratiques qui favorisent le réveil de l’esprit inconscient sont le repos, la sieste et le « réétalonnement » continuel des idées acquises. Sur ce dernier point, une étude parue en 2016 révèle que les gens réussissent plus à résoudre des problèmes et, de façon inévitable, à pratiquer une prise de risque intelligente lorsqu’ils se comportent comme un « Poète excentrique » ouvert d’esprit plutôt que comme un « bibliothécaire rigide »
Conclusion
En fin de compte, il faut venir à l’évidence que prendre des risques équivaut à saisir sa chance, à accepter qu’on puisse faire les bons choix et faire face aux mauvaises décisions, si les choses ne tournent pas dans le bon sens. Mais il vaut la peine de toujours se rappeler que les risques sont presque toujours nécessaires pour l’innovation et le progrès.