La Note Basse
Malgré les obstacles que pose sa dystonie focale, Monsieur Wooten y voit une opportunité de revenir aux fondamentaux de son jeu et de consolider certains aspects de sa vie.
À la question sur l’impact de la maladie sur sa virtuosité, il répond : « Cela m’a vraiment affecté de manière positive ; en me recentrant sur ce que la basse est vraiment censée faire, c’est-à-dire « une note à la fois.»
« Vous savez, ça m’a aussi fait redevenir un débutant. Ça m’oblige à faire tout ce que je dis à mes élèves. J’ai tellement l’habitude de faire « le professeur » – j’enseigne à Berklee, je fais des stages, j’écris des livres, je dis aux gens quoi faire – et c’est comme si la vie me disait : « Ok, prouve-le. Fais-le. » (…)
« Je n’ai vraiment pas besoin de toute cette technique pour jouer une bonne ligne de basse (…) Je m’efforce de tout faire avec un seul doigt. Je me concentrer sur mon métier de bassiste. Pas le soliste, pas le filou ; je veux et peux jouer une note à la fois. »
Grâce à des conseils médicaux professionnels et à une activité physique régulière, Wooten est déterminé à retrouver sa forme. En parlant ouvertement de ses difficultés, il espère inspirer d’autres musiciens ou professionnels d’autres secteurs qui pourraient traverser une épreuve similaire.
« Je veux retrouver ma forme et je crois que je vais aider beaucoup de gens », explique-t-il. « Et c’est parce que je n’ai pas caché ma dystonie focale. Je n’en ai pas honte. Cela ne m’empêche pas de jouer. (…) De nombreuses personnes se sont manifestées au sujet de ma dystonie. Je leur ai dis : “Ne laissez pas cela vous empêcher de jouer. On me dit qu’il n’y a pas de remède, mais je sais qu’il y en a un. Si ça peut mal tourner, ça peut aussi bien tourner… »