Parmi ceux qui bénéficient le plus du chant figurent les personnes souffrant de maladies respiratoires chroniques. Le chant ne guérit pas ces maladies, mais qu’il peut constituer une approche efficace, complémentaire aux traitements conventionnels.

Chez certaines personnes, l’essoufflement peut entraîner une modification de la respiration, la rendant irrégulière et inefficace. Certaines approches basées sur le chant peuvent y remédier en agissant sur les muscles sollicités, le rythme et l’amplitude de la respiration, ce qui peut contribuer à atténuer les symptômes.

Le bienfait le plus remarquable du chant réside dans son rôle apparent dans la réparation cérébrale. L’histoire de Gabrielle Giffords, rescapée d’une tentative d’assassinat en 2011 après avoir reçu une balle dans la tête, en est une illustration. Pendant de nombreuses années, elle a réappris à marcher, parler, lire et écrire, grâce notamment à l’aide de thérapeutes qui utilisaient des chansons de son enfance pour l’aider à retrouver son aisance verbale.

Des chercheurs ont employé des approches similaires pour aider les personnes ayant subi un AVC à recouvrer la parole. Le chant permet en effet de multiplier les répétitions, indispensables pour favoriser la création de nouvelles connexions entre les deux hémisphères cérébraux, souvent endommagées par un AVC aigu. Chanter stimule la neuroplasticité cérébrale, permettant ainsi au cerveau de se restructurer et de créer de nouveaux réseaux neuronaux.

Le chant a un effet puissant – que ce soit au niveau social ou neurochimique – voilà pourquoi il est une composante si universelle de la vie humaine.