La démotivation du salarié peut résulter d’un simple passage à vide, ponctuel. C’est le cas, par exemple, d’un salarié souffrant de problèmes personnels (divorce, décès…). Vaut mieux dans ce cas lui donner du temps pour surmonter ses difficultés.
En revanche, si la démotivation prend sa racine dans le manque d’intérêt du salarié pour son travail, le chef d’entreprise ou son supérieur hiérarchique doit prendre le devant en allant à sa rencontre, sans tarder. Car, s’il n’est pas pris en charge à temps, le « mal-être professionnel » peut dégénérer, tirant vers le bas les autres membres du personnel.
En cas de démotivation profonde du salarié, voici les étapes à suivre :
1. L’entretien informel
Cette première approche doit se faire en douceur. Le mieux, c’est d’aller voir son collaborateur sur son poste de travail, l’air de rien, presque les mains dans les poches. Le tout est d’être naturel et d’éviter de donner un air trop solennel à l’entretien. L’échange doit être simple, sans témoin et rassurant. L’objectif est de faire comprendre à l’employé qu’il est pièce importante pour le fonctionnement normal de l’entreprise, donc qu’il est digne de confiance.
A la fin de l’échange, il convient de laisser l’initiative au salarié pour qu’il parle plus longuement de ses difficultés. L’idéal est qu’il soit l’acteur de son retour dans l’équipe.
2. L’entremise d’un proche
Si à la suite de cet échange informel, l’intéressé ne manifeste aucun retour, il vaut mieux changer d’approche. La solution pourra alors être de demander à un membre du service, plus proche du salarié, de discuter avec lui.