Après son dernier passage, définitivement libéré, le 07 décembre 1986, il reprit le chemin des salles de concerts et des studios d’enregistrements avec merveille.
Le film, réalisé par N.C. Heikin, retrace la carrière de M. Morgan avec, notamment, de belles photographies en noir et blanc et des récits biographiques. Les scènes sont entrelacées avec des segments d’un concert hommage de 2012 à la prison de San Quentin en Californie, cinq ans après sa mort.
« Sound of Redemption », sous-titré « The Frank Morgan Story », n’est pas une exploration percutante et complète. Bien que le côté « granuleux » de M. Morgan y soit décrit, il n’est pas étudié en profondeur. Quand une ex-femme dit que la seule façon d’aimer Frank Morgan était de « vivre dans un état d’exaspération », on aspire à en savoir plus sur leur mariage et ses démons.
Le contenu du film devrait facilement être étoffé par un autre documentaire, ou même un long métrage dramatique. Il y avait là suffisamment de musiciens de jazz -de sérieux clients- qui travaillaient aux côtés de Morgan à San Quentin, notamment, les saxophonistes légendaires, eux aussi accroc à l’héroïne, Art Pepper et Dexter Gordon. Les responsables de la prison ont sans hésiter accepter l’idée de la constitution d’un grand orchestre de hard-boppers incarcérés. Le « San Quentin All-Stars » constitué de « Musiciens talentueux en cage » a donné des concerts, non seulement, à l’intérieur de l’institution pénitentiaire (où il a attiré un public composé de détenus et de non-détenus en visite), mais a également à l’extérieur (vraisemblablement sous une lourde escorte policière)