Les écarts de rémunérations restent aussi marqués, en particulier parmi les plus hauts revenus. Dans les pays de l’OCDE, en effet, les hommes gagnent en moyenne 16% de plus que les femmes pour une activité similaire.

Les femmes sont moins « entreprenantes »

Les femmes sont aussi moins nombreuses que les hommes à créer leur entreprise. « Par crainte des conséquences juridiques et sociales d’un éventuel échec de leur entreprise », rapportent les experts de l’OCDE.

Alors que « les nouvelles entreprises détenues par des femmes affichent de meilleurs scores en terme de créations d’emplois sur trois ans que celles détenues par des hommes en France, en Italie, en Nouvelle-Zélande et en Pologne, tandis qu’elles accusent un certain retard en Finlande, aux Pays-Bas, en République slovaque et en Suisse », précise le rapport.

Les experts soulignent également le rôle que pourraient jouer les financiers dans cette sous-représentation des femmes créatrices d’entreprises. « Les investisseurs en capital-risque sont principalement des hommes », peut-on y lire. Le pays le plus vertueux à cet égard est l’Autriche, avec 30 % d’investisseurs féminins. La Corée du Sud n’en compterait aucune. Et la France se situe en haut du peloton, avec un peu plus de 20 % de femmes. Moins de crédits pour les dirigeantes d’entreprise

Les femmes chefs d’entreprise empruntent beaucoup moins que les hommes dans la même situation, constate le rapport de l’OCDE sur les inégalités hommes-femmes. Que ce soit pour créer leur entreprise ou pour la faire fonctionner.