L’Inde et le Portugal font partie des plus mauvais élèves. C’est dans ces pays que le temps de travail global est le plus inégal, en défaveur des femmes. La France se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE. En revanche, les temps de travail sont globalement équilibrés en Allemagne et au Royaume-Uni. Dans ces deux pays, le surcroît de travail non rémunéré exercé par les femmes équivaut au surcroît de travail rémunéré exercé par les hommes.

Pour que davantage de femmes puissent entrer dans la vie « active », il est donc nécessaire de permettre à tous, hommes et femmes, de mieux équilibrer vie personnelle et vie familiale.

Les jeunes de la génération Y, pour qui ce serait le vœu le plus cher, ont donc encore du pain sur la planche.

Les femmes gagnent moins

Ouvrir davantage les portes du marché du travail aux femmes implique aussi de « modifier les stéréotypes sexués », rappelle ce rapport. Car si les filles ont de meilleurs résultats scolaires en fin de secondaire dans de nombreux pays de l’OCDE, elles continuent d’être moins nombreuses à s’orienter vers des études scientifiques et techniques.

Elles sont également sous-représentées dans le secteur des entreprises et à l’inverse en grand nombre dans la santé, l’aide sociale, l’enseignement et l’administration. Parce qu’elles perçoivent ces métiers comme plus compatible avec leurs tâches familiales ; mais aussi par reproduction de schémas culturels.

Il n’est donc guère étonnant que les femmes soient aussi peu nombreuses en haut de l’échelle hiérarchique. « Les femmes occupent moins d’un tiers des postes de direction dans la zone OCDE », précise le rapport.