Bien qu’aucun pays dans le monde n’ait pleinement -pour l’instant- mis en œuvre un plan national de revenu de minimum universel, certains continuent d’expérimenter des programmes pilotes ou des versions ciblées, sous plusieurs appellations (Revenu de Base Universel, Revenu de Base Garanti, Transfert Monétaire, Filet social…), pour répondre à des problématiques nationales ou universelles (fracture sociales, inégalités, destruction des emplois traditionnels…).

Ces programmes varient en termes de montants, de bénéficiaires et d’objectifs, mais ils pourraient tous jeter les bases d’une adoption plus large à l’avenir, en atténuant le décalage entre la conception et la réalité du terrain. Pour ce faire, il faut une meilleure clarification des implications budgétaires et la mise en œuvre des alternatives radicales aux modèles de protection sociale traditionnels.
La lourdeur bureaucratique
Au-delà de la réduction de la pauvreté et de la stabilité économique des personnes mal desservies par le système de protection sociale de leur pays, les programmes de revenu de base permettraient aux citoyens de consacrer leur temps à d’autres priorités que le travail. Le filet de sécurité sociale actuel n’étant pas encore très sûr, une garantie de revenu pourrait constituer un véritable plancher pour aider les familles plombées par le système à s’en sortir.
« L’enjeu fondamental est de garantir à chacun un accès sécurisé à suffisamment de revenu pour vivre dignement, sans avoir à constamment démontrer qu’il « mérite » une aide », selon Evelyn Forget, économiste canadienne de la santé et spécialiste du revenu de base.