Un jury de Los Angeles a rendu, le 24 mars 2026, un verdict accablant contre deux des plateformes numériques les plus populaires au monde.
Selon la juridiction de première instance, ces applications créent une dépendance et ont été conçues délibérément pour cela. Il également a été jugé que leurs propriétaires ont fait preuve de négligence dans la protection des enfants qui les utilisent.
Cette décision jette un voile sombre sur la Silicon Valley, car ses répercussions sont colossales.
Les géants de la technologie impliqués, Meta et Google, ont été condamnés à verser des dommages et intérêts subséquents, soit près de 6 millions de dollars, à la victime au cœur de cette affaire, une jeune femme très introvertie et discrète nommée Kaley
L’avocat de Kaly a soutenu que les plateformes sociales épinglées lui auraient causé une dysmorphie corporelle, une dépression et des pensées suicidaires.
Les entreprises condamnées, qui envisage de faire appel, ont soutenu qu’une seule application ne peut être tenue pour seule responsable d’une crise de santé mentale chez une adolescente.
Il est -pour l’instant- difficile de surestimer l’importance de ce verdict pour les réseaux sociaux. Cependant, il y aura sans aucun doute des appels et d’autres procédures judiciaires. Ce verdict va sans doute redéfinir le paysage médiatique.
La victoire de Kaley constitue la deuxième défaite des géants de la tech dans plusieurs affaires similaires. D’autres suivront.
Selon, Rob Nicholls, juriste à de l’université de Sydney, « ce verdict historique, ainsi que de nombreuses autres poursuites similaires contre les entreprises de réseaux sociaux, signale un changement de perspective dans la manière dont les tribunaux considèrent la conception des plateformes comme un ensemble de choix pouvant avoir de réelles conséquences juridiques et sociales. Il ouvre la voie à des contestations plus larges des réseaux sociaux et autres systèmes technologiques conçus pour maximiser l’engagement au détriment du bien-être des utilisateurs. »