Même si 48 Etats ont adopté la Déclaration en 1948, celle-ci n’a pas de force juridique obligatoire.

Pour rendre son contenu plus précis et contraignant, des conventions sont créées à partir du texte de 1948. Ces traités signés et ratifiés par les Etats peuvent engager des sanctions en cas de violation. Mais l’idée d’un ordre international de paix et de justice se réalise difficilement.

Par conséquent, les violations des droits de l’homme se poursuivent et l’universalité de la Déclaration est contestée parce qu’elle s’oppose aux coutumes et législations de certaines cultures.

Un texte de références

Malgré ces contradictions, la Déclaration de 1948 a fixé les principes fondamentaux du droit international aujourd’hui appliqués par la Cour européenne des droits de l’homme et la Cour pénale internationale.

La Déclaration universelle est également à la base de nombreuses constitutions nationales et continue d’inspirer de nombreux textes législatifs.

La dignité : Dans le prolongement du préambule de la Déclaration universelle de 1948 qui proclame que « la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde », la référence à la dignité revient comme un leitmotiv dans les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme.

Il faut toutefois être conscient des inconvénients d’un recours extensif à la notion de dignité, notion floue dont l’utilisation reste empreinte d’une grande part de subjectivité lorsqu’il s’agit d’apprécier les atteintes qui lui sont portées.