« A l’approche des élections l’on assiste à un foisonnement de la rhétorique sur les droits de l’homme. Mais où sont Nos Droits ? La loi protège les femmes contre tous les abus, allant de l’agression sexuelle à l’esclavage. Nous avons le devoir d’enraciner cette protection légale et non la mettre au rebut. Si nous n’y parvenons pas cette année, ce sont les femmes qui seront les plus grandes perdantes » a-t-elle affirmé.
Les agressions sexuelles
Il est impérieux d’attirer l’attention de l’opinion internationale sur la violence sexuelle dans les conflits. De récents rapports sur les violences sexuelles donnent une idée de l’ampleur du problème des abus sur les femmes dans le monde. Seulement dans la République démocratique du Congo, environ 1 100 viols sont signalés chaque mois, avec une moyenne de 36 femmes et filles violées chaque jour.
Pour Jemima Khan, écrivain et ambassadeur de l’UNICEF, il est temps que la volonté politique internationale se traduise dans des actions concrètes. « Les sommets mondiaux et autres réunions internationales consacrés aux violences sexuelles et autre traitement dégradant subis par les femmes doit être l’occasion de veiller à ce que les leaders de tous les pays s’engagent sur des mesures concrètes pour protéger non seulement les femmes, mais aussi les enfants.»
«Les femmes et les enfants ont eux aussi le droit de se sentir en sécurité et leurs agresseurs doivent rendre des comptes » a insisté Jemima Khan.
La violation de la dignité
Le mariage forcé et toutes les autres pratiques oppressives commises au nom du soi-disant honneur – pour protéger la réputation d’une famille, comme les mutilations génitales, sont des violations de la dignité de la femme. Certaines coutumes ou mauvaises habitudes obligent les jeunes filles à ne pas s’asseoir en présence des garçons, à s’habiller sobrement ou sombrement et ne pas prendre part à des activités sociales, comme aller à la discothèque de l’école ou nager, pratiquer normalement un sport.