
En 1973, Dyani partit en tournée en Europe avec Abdullah Ibrahim et son groupe « African Space Program ». Leur collaboration leur permit de créer un son authentiquement sud-africain. Abdullah Ibrahim déclara : « Nous étions en train de consolider notre expérience, notre histoire. Cela était vraiment pertinent… non pas pour notre expérience individuelle, mais pour notre expérience nationale et Africaine. »
Le son unique de Johnny Dyani et Abdullah Ibrahim trouva un écho auprès d’autres artistes sud-africains en exil et reflète encore aujourd’hui cette véritable identité sonore sud-africaine dans la musique contemporaine.
En 1980, suite à une dépression nerveuse, il quitta le Danemark pour la Suède, puis l’Allemagne où il trouva le repos éternel.
Il est important de noter que, comme beaucoup d’autres musiciens exilés, Johnny était un homme traumatisé par un passé personnelle : né triplet, ses deux jumeaux et sa mère sont décédés pendant l’accouchement. Ayant vécu sous l’oppression de l’apartheid, il avait fui, abandonnant la terre ancestrale, les amis et la chaleur familiale.
A l’âge de seize ans, il s’est retrouvé plongé dans un monde qui soumet les minorités à un traitement tout aussi dégradant, de quoi déstabiliser et fragiliser une vie déjà brisée.
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Par Sidney Usher