A la fin de l’année 1963, il devînt évident que les « Blue Notes » allaient, soit se dissoudre, soit devoir quitter l’Afrique du Sud, car tous divertissements interraciaux étaient devenus formellement interdits ; les membres des Blue Notes ne pouvaient pas s’épanouir pleinement sous le joug de l’apartheid.
En 1964, les « Blue Notes » ont été invités au Festival d’Antibes, en France. Une fois en Europe, la carrière de Johnny Dyani prit une ascension fulgurante.

Mais deux ans plus tard, les « Blue Notes » se séparèrent. Johnny Dyani se dirigeât vers la ville de Rome (Italie) sur l’invitation du saxophoniste soprano américain Steve Lacy. Dans la foulée, Steve Lacy invita Johnny Dyani et Louis Moholo à se rejoindre au duo qu’il formait avec le trompettiste italien, Enrico Rava, pour une tournée en Argentine. Sur place, les quatre artistes enregistrèrent « The Forest and the Zoo », un album qui révéla leur incroyable potentiel et leur talent exceptionnel. Cependant, un élément essentiel leur échappa : leur musique ne trouvait pas de public en Argentine. Le public argentin n’appréciait pas leur style à la fois discipliné et libertaire. Le groupe se sépara, Steve Lacy et Enrico Rava retournèrent immédiatement dans leur pays respectif, laissant sur place et dans l’ornière Johnny Dyani et Louis Moholo.
C’est grâce finalement à l’aide des membres restants des « Blue Notes », que -leur problèmes administratifs et financiers aplanis- les deux sud-africains revinrent à Londres en 1967, où ils jouèrent au sein du nouveau groupe « The Chris McGregor Sextet ».