Né le 04 juin 1947 dans un canton dénommé, Duncan, situé dans la ville de East-London (Afrique du sud), le Contrebassiste, pianiste, chanteur et compositeur, Johnny « Mbizo » Dyani, a passé la quasi-totalité de sa carrière en exil, avant de décéder à Berlin-Ouest, en Allemagne, le 24 octobre 1986, à l’âge de 39 ans.
Les aspects les plus marquants de son talent musical exceptionnel sont, entre autres, son audace exploratoire de la matière sonore ; sa technicité époustouflante, aussi bien en pizzicato qu’à l’achet ; son obstination à la fois urgente et mesurée, sa diction précise et maitrisée, son expressivité vocales poignantes et son invitation permanente à la danse.

Dès son plus jeune âge, Johnny Dyani fit preuve d’une grande diversité musicale, jouant de la batterie et de la trompette au sein d’une brigade de scouts et orchestre de l’église du quartier. Sa passion pour la contrebasse et les fréquences basse apparut au contact d’autres artistes plus âgés. Livreur de lait, le jeune Johnny se rendait chez les célèbres artistes sud-africains, notamment, Tete Mbambisa et Pinise Saul, où il jouait de leurs instruments après chaque livraison.
Sa vie d’adolescent prit un tournant décisif lorsqu’il rencontra les « Blue Notes », un groupe de musique contemporaine interraciale. Lors d’un concert de la formation fondée et dirigée par le pianiste Chris McGregor, fils de missionnaires blancs à Duncan Village, les autres membres du groupe, le trompettiste Mongezi Feza, le saxophoniste Dudu Puwana, le saxophoniste ténor Nikele Moyake et le batteur Louis Moholo, autorisèrent le jeune Dyani à participer à une répétition. Dès les premières notes, ils comprirent tous que leur interlocuteur n’était pas un simple garçon, mais un musicien incroyablement talentueux. Johnny Dyani devînt membre du groupe le jour même.