Un rapport de 1986 intitulé « Les implications médicales d’une guerre nucléaire » mettait en garde :

« On peut s’attendre à ce qu’une multitude de maladies entériques, encore inconnues, se propagent largement ». Ces maladies sont, notamment, l’hépatite, une infection virale du foie pouvant provoquer une inflammation ou jaunisse ; l’Escherichia coli, une infection bactérienne intestinale potentiellement mortelle, souvent responsable de diarrhées sévères, de crampes et de déshydratation.

 « Printemps ultraviolet »

Une guerre nucléaire pourrait détruire la couche d’ozone, exposant les survivants aux rayonnements ultraviolets cancérigènes du soleil non filtré. L’intensité de ces rayons pourrait également anéantir une grande partie des ressources alimentaires restantes.

Dès les années 1970, des chercheurs ont compris que les boules de feu nucléaires produiraient des oxydes d’azote, lesquels seraient transportés dans la stratosphère et détruiraient chimiquement les molécules d’ozone.

Une étude de 1975 a révélé que les explosions nucléaires pourraient réduire la couche d’ozone jusqu’à 70 % lors d’une guerre nucléaire totale impliquant la détonation de 10 000 mégatonnes d’armes.

 « Pluie noire »

À Hiroshima, au Japon, les incendies provoqués par la première bombe atomique larguée pendant la Seconde Guerre mondiale ont projeté des cendres et des matières radioactives dans les nuages. Il en a résulté la « pluie noire », une pluie à la consistance huileuse, presque comme du goudron.