Paris avait été victime d’une série d’attaques imprévisibles dans des restaurants. Leurs auteurs prétendaient être  anti-capitalistes, anarchistes, pas des califats, mais avec les mêmes objectifs que ces derniers. Les bombardiers des années 1890 articulaient des slogans différents de ceux des meurtriers islamistes d’aujourd’hui, mais ce qui les a motivés était étrangement similaire.

Tension et antagonisme

Paris est probablement la référence en matière de planification urbaine à grande échelle. Cependant, cette réussite a eu un coût. En effet, les bâtisseurs de la nouvelle citée ont démolies les vieux quartiers de la classe ouvrière pour créer les rues qui nous charment encore aujourd’hui. Mais ce faisant, ils ont poussé des centaines de milliers de pauvres Parisiens dans des zones beaucoup moins sûres.

Aujourd’hui, les pauvres de Paris sont à 90% des enfants d’immigrés venus des anciennes colonies. Le socialisme a été le premier porte drapeau du désarroi des jeunes banlieusards.  Aujourd’hui, c’est l’Islamisme radical qui a revêtu le costume ombrageux des « détenus aigris » de vastes banlieues.

La France a accueilli environ cinq millions de Nord-Africains venus chercher une vie meilleure chez l’ancien maître colonial. Après avoir été déçus par l’indépendance forcée, leur nouvelle vie a engendré de nouvelles déceptions.

La semaine précédant les attaques a marqué l’anniversaire d’un épisode mortel notamment dans la banlieue parisienne de Clichy-sous-Bois. Le 8 novembre 2005, l’état d’urgence a été décrété par les autorités françaises. On se souvient que des délinquants juvéniles qui, essayant d’échapper à la police, se sont cachés dans station d’électricité. Deux d’entre eux ont été électrocutés. À travers la France, leurs contemporains ont tout saccagé.