« Avec le temps, les outils malveillants des hackers sont de plus en plus tournés vers les entreprises », estime Philippe Rondel, directeur technique France de Check Point. « La pire des choses pour les entreprises est de lutter contre le phénomène du Bring your own device ou de le refuser », ajoute Thierry Karsenti, directeur technique pour l’Europe, indiquant qu’il y a de grandes chances que les salariés utilisent « de toute façon » leur équipement personnel dans le cadre de leur travail. Il conseille aux entreprises de « créer une bulle de confiance », par exemple via une application installée sur les terminaux des salariés qui offre des accès limité à l’agenda ou aux e-mails.
5- Les objets connectés ciblés
Enfin, l’expert de Symantec note que « partout où vont les technologies, les cyber-attaques les suivent ». « Les nouveaux objets connectés sont les cibles potentiels des hackers. Avec une télé connectée infectée, le pirate pourrait détourner les achats de films en VOD pour récupérer de l’argent par exemple », estime Candid Wueest.
L’éditeur d’antivirus Bitdefender évoque même un risque pour les patients cardiaques ou diabétiques dont les appareils sont contrôlés par des logiciels non mis à jour. « Les patients risquent de perdre leurs données personnelles et, en cas d’infection, les systèmes des hôpitaux pourraient être ralentis ou même ne plus répondre du tout ! », s’inquiète Alexandru Balan, chercheur en sécurité chez Bitdefender. « Cela pourrait entraîner des scénarios dignes des plus noirs polars avec des hackers pouvant attenter à la vie des patients. »