L’on devrait voir apparaître dans les années à venir plus d’un million de nouvelles applications malveillantes sur Android, estime les experts de Trend Micro. La société de sécurité Kobil Systems estime même qu’actuellement « une application sur quatre sur Android est un virus ».  » C’est simple : n’importe qui peut mettre en ligne une application Android et y cacher un programme malveillant. Ainsi, en téléchargeant la moindre application non sécurisée on prend le risque d’être piraté à son insu », explique Salim Güler, vice-président de Kobil Systems.

Une fois téléchargées et installées, celles-ci accèdent à l’ensemble des données du mobile (et peuvent les transmettre). Certaines affichent une multitude de publicité dans tous les menus et sur toutes les applications du téléphone. Mais, le plus souvent, elles émettent des SMS surtaxés qui coûtent 4 à 5 euros. « Des euros récupérés par le pirate, l’idée étant toujours de récupérer de l’argent à partir d’une machine infectée », poursuit Candid Wue.

4- Le cyber-espionnage

Outre le piratage de particuliers, le cyber espionnage inter-entreprises devrait s’accroître, dans la mouvance du concept de cyber-guerre. « L’espionnage industriel va se développer et les entreprises vont de plus en plus tenter de se pirate », estime l’expert de Symantec. En ce sens, les pirates vont cibler les smartphones et tablettes tactiles personnelles pour s’introduire dans le réseau d’une société. La société de sécurité Check Point pointe que les terminaux mobiles apparaissent comme un excellent moyen pour s’introduire dans les entreprises. Le développement du télétravail et du phénomène du « Bring your own device » (apportez votre propre terminal) incitent les salariés à connecter leurs terminaux personnels potentiellement infectés au réseau professionnel.