En clair, l’accès à l’école ne suffit plus ou pas, il faut une formation de qualité.

La mobilisation des ressources pour l’élargissement de l’accès sera probablement vaine, sans une compréhension de ce que signifie « une éducation de qualité ». Pour ce faire, il faut établir des normes claires et mesurables, énonçant les compétences qui doivent être atteintes. Toute la stratégie de formation des masses est vouée à l’échec si l’aspect qualitatif n’est pas pris en compte.

Un rapport de l’Organisation de coopération et du développement économiques, qui a étudié la situation de 75 pays sur une durée de 15 ans, offre une prise de vue pénible sur l’état de l’apprentissage dans le monde. Le rapport montre que même parmi les pays présumés riches, de nombreux étudiants ne parviennent pas à maîtriser les compétences les plus élémentaires.

L’exemple le plus frappant est le Mexique, un pays pourvu d’une économie à revenu intermédiaire, où l’enseignement primaire est quasi-universel et la scolarisation est au dessus de 70% dans le secondaire. Les tests ont révélé que 54% des étudiants mexicains n’ont pas réussi à atteindre le niveau de compétence de basique, que l’OCDE estime nécessaire pour « participer de façon productive» au fonctionnement d’une « «économie moderne».

Ces lacunes ont été également observées au Ghana et en Afrique du Sud, notamment, où les enfants de 15 ans ou plus ne savent pas convertir la monnaie nationale dans une autre devise étrangère. Parmi les moins de 15 ans, 89% des Ghanéens, 74% d’indonésiens, 64% de brésiliens et 24% d’américains n’ont pas réussi à atteindre le niveau minimal du savoir.