Fin octobre 2025, Nicolas Sarkozy a reçu la visite du ministre de la Justice de la République Française, Gérald Darmanin, malgré les avertissements du procureur général de Paris, Rémy Heitz, qui avait prévenu que cela risquait de « porter atteinte à l’indépendance des magistrats » avant le procès en appel.

Le procureur général, Damien Brunet, qui représente l’intérêt public, avait planté définitivement le décor, demandant la remise en liberté de l’ex président et son placement sous contrôle judiciaire : « Les risques de collusion et de pressions sur les témoins justifient la demande de remise en liberté sous contrôle judiciaire », a-t-il déclaré.

L’ancien chef de l’État sera placé sous contrôle judiciaire et aura également l’interdiction de quitter le territoire français, a indiqué le tribunal. Un procès en appel devrait avoir lieu en mars 2025.

Monsieur Sarkozy est devenu le premier ancien chef d’État français des temps modernes à être incarcéré après sa condamnation en date du 25 septembre 2025.

Monsieur Sarkozy, qui a gouverné la France de 2007 à 2012, fait l’objet d’autres procédures judiciaires, notamment une décision de la Cour de cassation concernant le financement illégal de sa campagne de réélection ratée de 2012, sans oublier une enquête en cours sur des allégations de subornation de témoins dans l’affaire libyenne.

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Par Sidney Usher