L’ancien président français, Nicolas Sarkozy, est rentré chez lui, le 10 novembre 2025, après avoir été libéré de prison à la suite d’une audience en cour d’appel.
Monsieur Sarkozy, 70 ans, n’a purgé que 20 jours d’une peine de cinq ans à la prison de la Santé à Paris pour association de malfaiteurs dans le cadre d’un système de financement illégal de sa campagne électorale de 2007 avec des fonds libyens. Il aurait conclu un accord avec le dirigeant libyen de longue date, Mouammar Kadhafi.

Lors de l’audience du lundi 10 novembre 2025, Monsieur Sarkozy, s’exprimant par visioconférence, s’est plaint que la vie derrière les barreaux était un « cauchemar ».
« Je n’aurais jamais imaginé vivre la prison à 70 ans. Cette épreuve m’a été imposée, et je l’ai vécue. C’est dur, très dur », a-t-il déclaré. « Je dirais même que c’est éprouvant. »
Toujours présumé innocent, du fait d’avoir interjeté appel, le juge a dû évaluer la nécessité du maintien de l’ex président en détention provisoire.
Selon le droit français, il ne pouvait être maintenu en détention que si aucun autre moyen ne permettrait de préserver les preuves, d’empêcher les pressions sur les témoins, de l’empêcher de s’enfuir ou de récidiver, ou encore d’assurer sa protection.
Traitement de faveur
L’ancien président a passé un peu moins de trois semaines dans la prison parisienne, séparé des autres détenus, deux gardes du corps occupant une cellule voisine pour assurer sa sécurité.
Les surveillants pénitentiaires ont déclaré que cette mesure était une insulte à leur profession, mais le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a affirmé qu’elle était nécessaire compte tenu de son « statut » et des « menaces qui pèsent sur lui » (il aurait reçu des menaces de mort dès le lendemain de son incarcération).