De nombreux pays essentiels à l’industrie du vêtement – l’Inde, le Bangladesh, le Vietnam, le Pakistan et l’Indonésie – sont en première ligne face au changement climatique, confrontés à des vagues de chaleur, des inondations et à une pénurie de ressources. Dans ces régions, le coût de l’inaction est le plus élevé, et la poursuite de l’augmentation des émissions sera encore plus catastrophique pour les entreprises, l’environnement et les populations.
…à l’action
Si la fabrication est la partie la plus émettrice d’émissions de la production de vêtements, les marques détiennent le capital nécessaire pour la décarboner.
Pour créer une industrie de la mode durable, une action décisive et coordonnée est nécessaire. Elle passe par une mutualisation des fonds pour des investissements collectifs. Les acteurs du secteur doivent joindre le geste à la parole, en comblant l’écart entre les engagements climatiques publics et leur mise en œuvre sur le terrain.
En investissant ensemble, par exemple dans des pompes à chaleur, le secteur peut progresser plus rapidement vers cet objectif. Cet outil transfère la chaleur au lieu de la produire. Cela permet aux usines d’offrir une solution tout-en-un : la chaleur nécessaire à la production et le refroidissement pour la sécurité des travailleurs, sans les émissions associées aux chaudières à combustibles fossiles.
Entre 2019 et 2024, H&M a réussi à réduire ses émissions indirectes de près d’un quart en investissant dans des matériaux circulaires et en augmentant son utilisation d’énergies renouvelables dans l’ensemble de ses activités.