Après plusieurs années de stabilité, voire de baisse, l’impact environnemental de l’industrie de la mode a bondi de plus de 7 % par rapport à l’année précédente. Cette hausse soudaine constitue un véritable signal d’alarme.
L’empreinte climatique de la mode est déjà à l’origine d’une part importante du réchauffement climatique, représentant entre 1,7 % et 8 % des émissions mondiales, qu’il s’agisse de la production seule ou de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, des matières premières à la fin d’utilisation du vêtement.

À mesure que le secteur se développe, son impact s’accroît, entraînant des conséquences qui s’étendent bien au-delà de sa chaîne d’approvisionnement.
De l’inaction…
L’impact environnemental croissant de la mode exacerbe les bouleversements climatiques qui transforment déjà tous les aspects de du quotidien, de l’alimentation à l’environnement, en passant par l’air que nous respirons.
Le risque accru de tempêtes extrêmes, de chaleurs extrêmes, d’incendies de forêt et d’autres catastrophes climatiques rend la production imprévisible et potentiellement plus coûteuse. Le réchauffement climatique signifie également que l’approvisionnement en matières premières comme le coton et la soie pour la confection de vêtements sera plus difficile et plus coûteux.
Le coût de l’inaction est énorme, mesuré non seulement en dommages environnementaux, mais aussi en milliards de dollars de pertes de productivité, de perturbations des chaînes d’approvisionnement et de hausse du coût des ressources qui frappe déjà et frapperont encore plus l’industrie si le déni et le statu quo demeurent. Du reste, le statu quo n’est plus une option pour l’industrie de la mode.