Les chiffres montrent également une disparité entre hommes et femme, d’une part, et les riches et les pauvres, d’autre part.
Les membres des familles riches et les hommes sont beaucoup plus concernés par internet que les autres composantes de la société.
Cette disparité ne cesse de croitre, comme le confirme une récente statistique publiée sur le blog wiz case
La fracture numérique
Pour mettre fin à la fracture numérique, provoquée par le manque d’accès et les mesures répressives adoptées par certains gouvernements, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a déclaré -dans une résolution A / HRC / 32 / L.20- que «la liberté en ligne » est un « Droit de l’homme », qui doit être protégé, comme tel.
En Juillet 2016, l’O.N.U. a publié une déclaration, sous la forme d’une résolution, cimentant ce point de vue. Cette nouvelle résolution souligne l’importance de « l’application d’une approche globale fondée sur les droits de l’homme dans tout le processus d’accès et de développement d’Internet ».
Malheureusement, les actions d’éclat, en faveur d’un droit universel à l’accès paraissent isolées, car la résolution de l’Onu est encore dépourvue de toute valeur juridique, plusieurs pays l’ayant rejeté. C’est notamment le cas de la Russie, la Chine et l’Afrique du Sud.

Cependant, Thomas Hughes, directeur du département des libertés civiles de l’ONU, n’entend pas baisser les bras. Selon lui : « La résolution de l’ONU est une réponse nécessaire à la pression accrue sur la liberté d’expression en ligne dans le monde ». Les principes de base des droits de l’homme appliqués à l’accès à internet peuvent mettre fin à « l’impunité des meurtres de blogueurs et aux lois criminalisant la dissidence légitime sur les médias sociaux », a conclu Monsieur Hughes.