Les gouvernements qui ont lancé la guerre étaient convaincus à 100% qu’il y avait de telles armes, mais ils avaient une connaissance de 0% de l’endroit où ces armes se situaient.

Des leçons à tirer

Une  des leçons de la guerre en Irak, c’est que nous devrions prêter plus d’attention aux résultats des rapports internationaux basés sur des inspections professionnelles de terrain.

En 2003, l’alliance des États qui se sont portés volontaire dans la guerre n’a pas procédé ainsi. Après le déclenchement de la guerre, plusieurs d’entre nous avions été mis sur écoute. Je regrette que ceux qui m’écoutaient à mon insu n’aient pas prêté attention à mes protestations. Parmi les institutions qui m’avaient mis sur écoute, seul le Conseil de sécurité a déclaré que cette guerre a été menée sur la base de faux témoignages. Quant aux dirigeants politiques, responsables de cette guerre viciée à la base, ils ont affirmé qu’ils avaient agi de bonne foi. Ils ont même ajouté que des interrogatoires d’Irakiens ont montré que le régime Irakien envisageait reprendre son programme d’armement massif.

Je ne doute pas de la bonne foi des dirigeants politiques, mais je regrette leur manque de discernement qui a apporté une guerre et la mort dans un pays, pour des motifs futiles.

Le 11 Février 2003, soit moins de cinq semaines avant l’invasion, J’ai dit à Condoleezza Rice, conseillère à la sécurité nationale américaine, mes doutes sur le rapport de son département concluant à l’existence d’armes de destruction massive en Irak. Sa réponse a été que c’est l’Irak qui était en cause et non les auteurs de ce rapport.