Plus de dix ans après le début de la guerre en Irak, Hans Blix, qui était à la tête de l’inspection des armements de ce pays, témoigne : « Trois jours avant l’invasion, un officiel américain nous a demandé de quitter le pays. C’est ainsi que quelques centaines d’inspecteurs non armés de l’ONU ont quitté l’Irak, pour laisser la place à des centaines de milliers de soldats. Puis, a débuté une occupation qui a engendré d’horribles dégâts, en terme de vies humaines, de larmes, de souffrance et de ressources naturelles. »
« Plus de dix années ont passé, et je suis encore plongé dans les raisons pour lesquelles cette terrible erreur et cette violation manifeste de la Charte des Nations Unies ont été commises. J’explore aussi les éventuelles leçons à en tirer de ce cauchemar. »
Une guerre détournée
Après les attaques terroristes du 11 Septembre 2001, l’administration de George W. Bush a brusquement lâché du lest dans sa traque en Afghanistan, pour se concentrer sur l’Irak. Malheureusement le seul résultat positif de cette guerre a été l’élimination du tyran d’Irak, Saddam Hussein. En effet, la guerre visait à éliminer les armes de destruction massive en Irak, mais il n’y en avait pas.
La guerre visait à éliminer Al-Qaïda en Irak, mais ce groupe terroriste n’existait pas dans le pays et n’y a fait son apparition qu’après l’invasion.
La guerre avait pour but de faire de l’Irak un modèle de démocratie fondée sur le droit, mais elle a remplacé la tyrannie par l’anarchie et conduit l’Amérique à des pratiques qui violent lamentablement les lois de la guerre.