Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui s’exprime de plus en plus ouvertement sur les injustices du changement climatique ces dernières années, a décrit la crise climatique comme une « étude de cas en matière de justice morale et économique ». Il soutient que « les pollueurs doivent payer » car « les pays vulnérables ont besoin d’actions significatives ».

Si les pollueurs payaient pour les dommages climatiques qu’ils ont causés, combien devraient-ils débourser ? Ces paiements marqueraient-ils la fin de l’industrie des combustibles fossiles ? Ces financements pourraient-ils un jour atténuer les dommages causés ? Cette manne financière pourrait-elle permettre aux pays les plus vulnérables du monde de se remettre des catastrophes climatiques et de s’adapter aux menaces imminentes ?

Modalités

Si les plus grandes entreprises de combustibles fossiles du monde sont tenues responsables de leurs émissions, elles pourraient être obligées de verser une somme annuelle, basée sur leur part de la pollution mondiale au carbone émise au cours des 20 dernières années, dans un fonds climatique où les pollueurs paient. Cela pourrait aider les pays en développement à faire face aux impacts climatiques et aux coûts de la transition vers une énergie propre.

Les pollueurs pourraient également être contraints de payer par le biais d’une taxe internationale sur l’extraction des combustibles fossiles, comme le propose une coalition de pays vulnérables au changement climatique. Dans ce cas, les entreprises seraient taxées pour chaque tonne de charbon, de pétrole ou de gaz qu’elles extraient. Avec un taux initial faible et une augmentation chaque année, une telle taxe pourrait rapporter des milliards pour aider les pays à se reconstruire et à se remettre des catastrophes.