La motivation

Ce raid nocturne puissant, brutal et audacieux suscite des interrogations sur les revendications du prix Nobel de la paix par Donald J. Trump.

Le président américain s’est longtemps vanté d’avoir résolu huit conflits à travers le monde. Il a également dit ne souhaiter en aucun cas que les États-Unis retrouvent leur rôle de « gendarme du monde », à l’instar des néoconservateurs de l’ère George W. Bush. Le retrait des troupes américaines d’Ukraine en est la preuve.

Donald Trump est en réalité un disciple de la « doctrine Monroe », ce droit exclusif des États-Unis de décider de ce qui se passe sur le continent américain, proclamé pour la première fois par le président James Monroe en 1823.

En graciant en novembre 2025 l’ancien président hondurien, Juan Orlando Hernandez, qui purgeait une peine de 45 ans de prison fédérale américaine depuis trois ans pour le même délit dont Maduro, le trafic de drogue, Mr. Trump semble croire que les stupéfiants ne représentent une menace mortelle pour les États-Unis que lorsqu’ils sont instrumentalisés par des dirigeants latino-américains de gauche.

La véritable raison « frappe de grande envergure », c’est et n’est un secret pour personne : le pétrole du Venezuela !

En décapitant le pouvoir du Venezuela, les USA s’empare de la production pétrolière du pays qui va approvisionner les raffineries de Louisiane, avides d’un type particulier de pétrole lourd, spécialité vénézuélienne. Cela implique également le contrôle l’approvisionnement dont la Chine dépendait. La Chine pourrait bien être une puissance mondiale prête à rivaliser avec les États-Unis, mais elle est pauvre en énergie et ses réserves de gaz et de pétrole sont loin d’être suffisantes pour alimenter ses usines. Elle va donc devoir trouver une autre source de pétrole bon marché.