Catégorie : Management

  • Le mensonge affecte l’avenir des enfants

    Le mensonge affecte l’avenir des enfants

    Les parents doivent faire attention à ce qu’ils disent à leurs enfants, car mentir à un enfant peut fixer définitivement son statut dans la société. Plus on ment à un enfant plus les chances qu’il devienne un adulte malhonnête augmente. Les enfants sont enclins à mentir quand ils n’ont plus confiance à ceux qui sont censés être leur modèle. Ce constat découle des conclusions d’études réalisées par des chercheurs Américains. Cependant, ces chercheurs de l’Université de Californie, notamment, ne donnent pas les raisons d’une telle attitude.

    La tentation

    Près de 200 enfants âgés de 03 à 07 ans ont été soumis à un test consistant à deviner un objet caché dans un sac. Le résultat a montré que les enfants qui ont découvert qu’on les avait raconté un mensonge pour qu’il participe au jeu, ont tous jeté un coup dans le sac, alors que cela leur avait été formellement interdit. Pis, lorsqu’on leur a demandé s’ils avaient regardé dans le sac, ils ont tous répondu par la négative.

    Selon Leslie Carver, professeur de psychologie: «Pour autant que nous le sachions, c’est la première expérience du genre qui confirme ce que nous soupçonnions, à savoir que le comportement d’un adulte affecte l’honnêteté d’un enfant ».

    Cependant, l’étude ne nous dit pas pourquoi les enfants auxquels l’on a menti mentent à leur tour. «Ce pourrait être parce que les enfants âgés entre cinq et sept ans ont tendance à imiter le comportement des adultes. A cet âge, les enfants sont modélisés par les adultes avec lesquels ils vivent. C’est aussi peut-être, tout simplement, parce qu’ils ne se sentent pas obligés de respecter le serment de dire la vérité à quelqu’un qu’ils perçoivent comme un menteur», a avancé le professeur Carver.

    La mauvaise tactique

    Monsieur Carver a aussi ajouté que : «Même s’il est parfois opportun pour un adulte de mentir à un enfant pour obtenir sa coopération ou l’amener à contrôler ses émotions, cette attitude s’avère une mauvaise idée à long terme ». En effet, La plupart des parents ne croient pas que les mensonges qu’ils racontent à leurs enfants auront un impact sur l’honnêteté de ce dernier. La récente expérimentation jette un doute sur cette croyance : même un petit mensonge peut avoir des « conséquences désastreuses ».

    Une autre étude menée par le célèbre (l’Institut de technologie du Massachusetts) a montré que les enfants repèrent facilement si on les ment ou pas. Ils peuvent même dire quand leurs parents ou les enseignants font délibérément de la rétention d’informations. Une fois que cette tactique est repérée, l’enfant sera ensuite amené à combler lui-même les lacunes qui vicient l’information. Il créera ainsi une information fausse et donc préjudiciable à sa formation, à son avenir.

    La connaissance sur le monde provenant du savoir des autres, il est important que ces derniers aient la confiance de l’enfant.  Hyowon Gweon, auteur principale de cet article a expliqué que: «Quand quelqu’un nous donne des informations, nous apprenons, non seulement sur ce qui est enseigné, mais également sur sa personnalité. Si  ces informations s’avèrent exactes, la cote de confiance de cette personne sera d’autant plus grande auprès de l’enfant».

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    Illustration: « La mère et l’enfant » (1905) par Pablo PICASSO

  • «Le self-made» est la solution au chômage

    «Le self-made» est la solution au chômage

    En 1978,  l’ex-Premier ministre de la France (1976-1981), Raymond Barre, fit scandale et créa l’émeute en déclarant : « les chômeurs n’ont qu’à créer leur entreprise ». Cette idée, qui fait aujourd’hui l’objet d’un large consensus, a été remise sur le tapis par Esther McVey, la Ministre Britannique de l’emploi. Pour cette économiste dont le père est un pure « self-made-man », les jeunes devraient penser à créer leur propre boite plutôt que prendre la route (longue et encombrée) de l’université.

    Les exclus (volontaire ou contraints) du système scolaire devraient penser à créer leur propre emploi au lieu de se laisser emporter par une intention vague et démesurée d’aller (ou retourner) à l’université. En soutenant cette thèse, Esther McVey a dit vouloir encourager les gens qui ont une «germe» entrepreneuriale à poursuivre et aller au bout de leur rêve. Il faut casser ce système du mimétisme qui oblige les jeunes à se lancer à la conquête des diplômes sans lendemain.

    Selon Mlle McVey, les gens qui choisissent la voie de l’apprentissage ou de devenir des travailleurs indépendants sont aussi «bons et utiles» que ceux qui choisissent d’aller à l’université. Elle exhorte le gouvernement à aider concrètement  celles et ceux qui choisissent précocement la voie de l’auto-emploi. «C’est ce que nous devrions faire, en libérant le potentiel qui sommeille dans chaque individu, qu’il s’agisse d’un self-made-man (quelqu’un qui choisit très tôt de se prendre en charge), ou de quelqu’un qui est passionné par les études universitaires, ou encore quelqu’un qui est en apprentissage. Ils sont tous égaux devant la loi, bons et utiles devant la nation » a-t-elle ajouté.

    Le ministre a noté un accroissement important des demandes d’aide à la création d’entreprise émanant des jeunes âgés entre 18 ans et 24 ans. Mais, elle trouve les chiffres insuffisants. Elle a donc exhorté les jeunes à trouver leur premier emploi «dès que possible». Quel que soit le secteur d’activité – que ce soit dans la vente des fleurs, la fonction publique, l’épicerie funéraire- un premier emploi peut fournir de l’argent, mais aussi des amis, des compétences et un aperçu sur un monde dont on ignorait l’existence ».

    L’Organisation internationale du travail (OIT) a récemment annoncé une nouvelle hausse du chômage mondial, qui frappe 200 millions de personnes à travers le monde. L’OIT comptabilise précisément 199,8 millions de personnes à la recherche d’un travail en 2014. C’est 30,6 millions de plus qu’avant la crise de 2008. L’organisation prévoit encore 3,3 millions de chômeurs de plus cette année. Leur nombre devrait atteindre 213 millions dans le monde d’ici à 2019. L’Organisation internationale du travail prévoit également un accroissement des migrations de travail du Sud vers le Sud et du Nord vers le Sud.

    Notis©2014

  • Le bon usage du téléphone

    Le bon usage du téléphone

    Le téléphone tient une place privilégiée dans la vie moderne, au point de remplacer les rapports physiques. Les téléphones portables et intelligents envahissent tous les espaces de la vie des hommes. En peu de temps, ils sont devenus un outil indispensable pour beaucoup. Joindre et être joint à tout moment et en tout lieu est une réalité. Mais cette pratique devrait se faire dans un état d’esprit qui tienne compte de la tranquillité des autres. Malheureusement, les rapports souvent très égocentriques qui régissent la vie moderne, ne laissent aucune place aux bonnes manières.
    Les mauvaises manières
    Avec l’avènement du mobile sont nées beaucoup d’attitudes désagréables qui relèvent pour la plupart du sans-gêne et d’une forme d’exhibitionnisme:
    – la grossièreté de continuer sa conversation tout en payant un article dans un magasin par exemple.
    – l’impudeur de faire participer à une conversation privée – souvent d’une désespérante platitude – des personnes qui ne l’ont pas choisi et qui peuvent le ressentir comme une agression, dans un transport communautaire (bus, train, métro…) par exemple.
    – la manie de téléphoner pour téléphoner.
    – L’indécence, au restaurant, de poser son téléphone sur la table afin d’attendre qu’il sonne et ainsi faire profiter toute la salle de sa conversation.
    – l’indélicatesse de laisser son téléphone en marche dans des endroits où c’est expressément interdit, comme au cinéma. La plupart des téléphones n’ont-ils pas une fonction vibreur ?
    Les bonnes manières
    Les nouvelles technologies ont certes réduit les distances mais elles ne devraient pas effacer les bonnes manières. Bien au contraire, car appeler quelqu’un c’est souvent le déranger, le surprendre ou l’interrompre. Pour cette raison un certain nombre de précaution devrait être respecté :
    -On ne laisse pas sonner le téléphone indéfiniment, lorsqu’il est sous sonnerie, et on veille à respecter les horaires de la vie privée de son interlocuteur et son entourage.
    -A moins de connaître expressément l’emploi du temps de ses interlocuteurs et en cas de force majeure, on n’appelle pas avant 09 heures ni après 21 heures 30, et on évite autant que possible les heures des repas.
    -Il est nécessaire après avoir salué et s’être présenté, de s’assurer que l’on ne dérange pas et que le moment est opportun pour parler- il faut savoir dans certains cas différer un appel.
    -La concision est de rigueur, sauf avec un(e) très bon(ne) ami(e) où tout est permis, mais attention de ne pas bloquer la ligne trop longtemps, le réseau tout entier pourrait en pâtir.
    -Le haut-parleur ne s’utilise qu’exceptionnellement, lorsque plusieurs personnes doivent suivre la conversation et que c’est entendu avec le correspondant. L’attitude de certains qui ne peuvent s’en passer pour téléphoner est déplorable car, en plus d’être désagréable, elle peut mettre très mal à l’aise le correspondant qui ignore s’il est écouté par une ou plusieurs personnes.
    -La base de la courtoisie est de s’excuser lorsque l’on reçoit un appel et d’abréger une conversation susceptible de déranger.
    -Savoir éteindre son téléphone dans certaines circonstances ou le mettre en position vibreur est une preuve de maturité que tous les utilisateurs n’ont pas encore acquise. De même les services d’envoi de messages écrits ou d’e-mails qui tendent à se développer sont la réponse à bien des tracas et des discussions inutiles, et ont par ailleurs le mérite d’aller à l’essentiel.

  • Le savoir-vivre numérique

    Le savoir-vivre numérique

    Les bonnes manières sont rarement remarquées. En revanche, les mauvaises peuvent ternir à jamais une réputation longuement et durement acquise. L’ère numérique a créé de nouvelles règles de savoir-vivre qu’il faut absolument savoir, si on tient à faire bonne impression auprès d’un client, de des collègues ou tout simplement être à l’aise dans la nouvelle société. Cette société a développé de nouveaux codes qui sont une source d’angoisses supplémentaires pour le citoyen lambda.

    Le brouillage

    Pour certains spécialistes du comportement numérique, devenus les nouveau sociologues, l’enjeu est d’appliquer les principes de base de toute vie communautaire: le respect, la gentillesse et la politesse. En effet, les réseaux sociaux posent des problèmes particuliers d’étiquette qui tendent à réduire le domaine « réservé » à la vie privé. Par exemple, si des utilisateurs postent un message annonçant un décès, une naissance ou des fiançailles avant que les proches n’en soient informés, cela crée des tensions dans les familles. Même si la vie privée est censée être protégée sur internet, un message peut être capté et renvoyé par quelqu’un d’autre.

    Lire aussi : la confusion vie privée-vie professionnelle

    On ne peut plus contrôler un message une fois qu’il est posté. Il faudrait donc traiter tous les messages sur les réseaux sociaux comme s’ils étaient publics. Par conséquent, il ne faut pas hésiter à préciser ou justifier une position. Stephen Petrow, auteur de plusieurs ouvrages sur le savoir-vivre, a fait l’observation suivante sur le «J’aime» que l’on peut cliquer à l’annonce d’une nouvelle triste. «En fait, cela veut dire que vous avez pris connaissance de la nouvelle(…) Cela peut se faire, mais je crois qu’il faut ajouter un message pour clarifier ce que vous voulez dire».

    Les maladresses

    Les médias sociaux sont souvent utilisés pour rompre, annoncer une nouvelle relation, ce qui peut totalement surprendre l’une des parties. Il vaut mieux donc prendre son temps, en discuter avec l’autre personne concernée, avant de balancer la nouvelle à la face du monde.

    Il peut arriver qu’un supérieur (ou subalterne) hiérarchique demande à rentrer dans votre giron « d’amis ». Il est conseillé de se tenir à l’écart de tels invitations, afin d’éviter d’éventuels confusions qui pourrait déboucher sur des conflits. Les employés ne doivent pas ignorer la requête, mais doivent proposer par exemple à la place une connexion au réseau professionnel LinkedIn.

    Les nouvelles technologies peuvent ternir les relations familières. Il faut donc savoir se déconnecter. En effet, les gadgets électroniques détournent notre attention des personnes avec qui nous nous trouvons. Et la plupart des gens le savent instinctivement mais le font sciemment.

    Des maladresses des messages sociaux peuvent se transformées en cauchemars pour les communicants de grandes firmes. La compagnie aérienne néerlandaise KLM a ainsi soulevé la colère des Mexicains après avoir diffusé le message suivant : «Adios Amigos» (Adieu les Amis) après la défaite du Mexique face aux Pays-Bas lors du Mondial de football 2014. La compagnie a présenté ses excuses, supprimé ledit message, mais le mal était fait.

    L’Emily Post Institute, qui enseigne depuis plus d’un demi-siècle les bonnes manières, appréhende l’ère du numérique dans une perspective historique: « Toutes les générations ont pensé que le savoir-vivre se perdait. Quand le téléphone est entré dans les maisons, on pensait que cela allait détruire la vie de famille, et cela n’a pas été le cas », du moins pour l’instant.

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  • L’effet protecteur de l’instruction

    L’effet protecteur de l’instruction

    Les gens instruits se remettent plus facilement d’un traumatisme cérébral que les autres, selon une étude publiée sur le site intertnet de la revue scientifique Neurology. L’étude s’est penchée sur des victimes d’un traumatisme cérébral moyen ou sévère, principalement subi lors d’accidents de la route ou de chutes. Toutes ces victimes avaient dû être hospitalisées pendant un certain temps.

    Reprise d’activité

    Des 769 personnes étudiées par des chercheurs, 24% n’avaient pas complété leurs études secondaires, contre 51% qui comptaient entre 12 et 15 ans d’études, et 25% qui détenaient au moins un diplôme universitaire de premier cycle. Un an après le traumatisme, 28% des participants ne conservaient aucune séquelle et avaient repris leurs activités. Seulement 10% n’ayant pas complété leurs études secondaires étaient libres de toute séquelle, contre 31% qui avaient complété certains cours universitaires et 39% qui détenaient un diplôme universitaire.

    L’étude révèle que les victimes détenant une éducation équivalente au niveau universitaire étaient sept fois plus susceptibles de se remettre complètement que celles n’ayant pas terminé leurs études secondaires. Celles ayant complété certains cours universitaires étaient cinq fois plus susceptibles de se remettre complètement.

    « Réserve cognitive »

    Les chercheurs croient que le cerveau des gens plus instruits est à même de puiser dans une «réserve cognitive» qui lui permet de continuer à fonctionner normalement, même après avoir été endommagé. Le phénomène avait déjà été observé chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, où les symptômes semblent plus modestes chez les gens instruits.

    Reste qu’il faudrait de nouvelles études pour mieux comprendre l’effet protecteur de l’instruction sur le cerveau.

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  • Les raisons pour lesquelles vous ne serez jamais riche

    Les raisons pour lesquelles vous ne serez jamais riche

    Beaucoup (trop) de personnes croient (un peu trop vite) que la « richesse » est hors de leur portée. «J’ai toujours été fauché, mes parents et arrières grands-parents l’étaient également ; c’est générationnel !», disent-ils. Pourtant, selon des experts, il n’est pas nécessaire d’hériter d’une fortune ou de gagner à la loterie pour mener une vie financièrement sécurisée. Avec un peu de connaissances, beaucoup de travail et une bonne dose de discipline n’importe qui peut jouir du confort qu’offre la vie. Il y a des millions de millionnaires potentiels qui auraient pu être au sommet de l’échelle sociale, s’ils s’étaient débarrassés  ces  quelques mauvaises habitudes :

    Vous êtes dépensier

    Beaucoup de gens vivent au-dessus de leurs moyens, sans le savoir. Une enquête financière a révélé que plus de la moitié des personnes en activité déclarent faire des dépenses supérieures à leurs revenus mensuels.

    Dépenser la totalité de votre salaire (et même plus) chaque mois n’est pas un ingrédient de la recette pour accéder à la réussite financière. Pour maîtriser les dépenses, commencer par le suivi mensuel ou journalier de votre argent. Essayez de vous concentrer sur les domaines essentiels et réduire vos dépenses non indispensables.

    Vous économisez peu ou pas

    Les réalités géographiques, sociologiques et économiques peuvent constituer un frein au plan d’épargne. Mais l’économie est le préalable à la création de la richesse. Un effort s’impose : Commencez par un fonds d’urgence qui peut être exploité en cas de maladie, perte d’emploi ou une autre calamité inattendue. Une fois votre fonds d’urgence est en bonne voie, vous pourriez affecter une petite quantité de vos gains vers d’autres objectifs, tels que l’achat d’une maison ou d’un véhicule.

    Vous êtes (sur)endettés

    Certaines dettes peuvent conduire à la réussite financière – comme par exemple un prêt hypothécaire pour l’achat immobilier, une ligne de crédit pour démarrer une entreprise ou un prêt étudiant pour financer des études – mais un solde de carte de crédit à intérêt élevé produit des effets inverses et pervers. Souscrivez donc des crédits bancaires à des taux les plus bas possible. Puis, attelez-vous à les rembourser le plus rapidement possible.

    Vous payez trop de frais

    Les frais de retard, les frais bancaires, les frais de carte de crédit… sont des montants apparemment insignifiants, pris individuellement. Mais, pris dans la globalité, ces montants sont considérables. La seule façon d’éviter ces charges insignifiantes et embêtantes est de lire attentivement les petits caractères des clauses d’adhésion afin de bien comprendre les règles des frais et éviter de les enfreindre.

    Vous aimez la nouveauté

    La nouveauté, c’est bien, mais ce n’est souvent pas le meilleur investissement. Par exemple une voiture, les estimations varient, mais sachez qu’un véhicule neuf perd 30% de sa valeur au cours des deux premières années. Au fait les biens de seconde mains ont généralement la même valeur les bien nouvellement mis en vente. Leur acquisition offre une grande opportunité d’économie d’argent.

    Vous ne pratiquez pas «l’auto-investissement»

    Ceci pourrait être le plus grand obstacle sur le chemin qui mène à la richesse. En effet, c’est la formation qui conduit au développement personnel. Si vous ne vous n’investissez pas dans la formation continue vous risquez de limiter vos chances de gagner plus d’argent dans l’avenir. Votre propre pouvoir d’achat – enracinée dans votre éducation et votre compétence – est  l’atout le plus précieux que personne ne peut vous enlever.

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  • Nous sommes tous des imposteurs !

    Nous sommes tous des imposteurs !

    Avant d’aller au travail, avez-vous déjà été traversé par le sentiment de cacher une faute professionnelle? Si c’est le cas, parlez-en à votre conjoint, amis ou collègue. Et vous réaliseriez que vous n’êtes pas le seul. En effet, beaucoup d’entre nous souffrent  du syndrome de l’imposteur, appelé aussi syndrome de l’autodidacte. En d’autres termes, il s’agit de professionnels victimes de leur succès ; ils ont l’impression de ne pas être à leur place dans leur travail. Ils pensent qu’un jour quelqu’un va découvrir leur incompétence. « Constamment, a reconnu l’une d’elles, je ne me sentais pas à la hauteur. Je pensais que quelqu’un viendrait me taper à l’épaule pour me dire : « ok, mademoiselle, nous avons découvert votre montage grossier ; vous êtes virée !»

    Syndrome féminin ?

    Des célébrités comme Kate Winslet et Maya Angelou on reconnu être frappées par le syndrome de l’imposteur. « Chaque matin, avant d’aller en tournage, je me dis, cette fois je ne suis plus dans le coup, je ne suis pas à la hauteur de mon rôle et tout le monde va s’en rendre compte » a-déclaré Kate Winslet, star montante et confirmé à Hollywood. Dans la même veine la Poétesse et écrivain Maya Angelou a reconnu : « J’ai écrit onze livres, mais à chaque fois qu’il faut écrire sur une nouvelle page, je suis paralysée par l’idée d’être un écrivain dépassé et du passé ; que les gens réalisent enfin que je regarde un monde dans lequel je ne vis plus… ».

    De fait, plusieurs études montrent que les femmes ont tendance à souffrir davantage du syndrome de l’imposteur que les hommes. C’est ce que confirment la plupart des coachs spécialisés dans le renforcement de la confiance : «  Le syndrome se caractérise par un sentiment que les autres ont une idée exagérée de nos capacités, une crainte que nos véritables capacités seront incessamment découvertes  et une tendance à attribuer les succès à des facteurs externes, comme la chance. Et il semble que beaucoup plus de femmes que d’hommes en souffrent. Peut-être est-ce le fait que les femmes ont plus tendance à exprimer leurs appréhensions que les hommes? »

    Déficit de confiance

    Un récent rapport réalisé par «Accenture», une société de conseil en gestion, a constaté que les femmes sont plus susceptibles de poser des questions à faire trainer les réunions. De plus, elles sont moins susceptibles de gérer leur propre carrière et ne demandent quasiment jamais une augmentation de salaire. Face à cette réalité, le rapport recommande aux directeurs de ressources humaines de « cesser de pousser les femmes à se comporter comme des hommes, car elles peuvent contribuer différemment à l’innovation et la croissance de l’entreprise». Pour le philosophe Britannique, Bertrand Russell, les hommes aggrave les dangers du monde moderne, car « aujourd’hui, nous souffrons du fait des fous et les fanatiques qui sont si sûr d’eux et ne doutent pas de leur compétence »

    Combattre l’imposture

    La conscience de soi est essentielle pour surmonter le sentiment d’imposture. Il est donc important de partager son expérience avec d’autres personnes. Trouver l’âme sœur et des alliés afin de découvrir que vous n’êtes pas seul peut être très rassurant. Apprendre à accepter la critique constructive et objective et donc venant des autres. Et il convient aussi de se rappeler que tout le monde a droit de faire des erreurs de temps en temps. Nous devons en tirer des leçons pour améliorer notre lendemain. Quant aux femmes, elles ont besoin d’une réelle prise de confiance pour accroître leur visibilité, bannir la peur de demander ou occuper des emplois qu’elles pensent être hors de leur portée, car le monde du travail est plus que jamais ouvert.

    En conclusion, tous les experts s’accordent la dessus : les le syndrome de l’imposteur réside dans l’insécurité intérieure crée par la peur de soi et des autres. Il est donc temps de faire face à nos peurs. En parler aux autres et avec les autres est une façon certaine de les surmonter.

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  • Les rôles modèles

    Les rôles modèles

    Chacun d’entre nous a dans son for intérieur son panthéon de personnes célèbres, vivantes ou non, personnages de fiction ou proches, qu’il admire et qui l’aident à se construire. Ces personnes sont appelées «rôles modèles», car des études ont montré qu’elles ont une influence significative sur nos choix professionnels et notre manière d’être. Alors que les recherches sur cette question étaient d’ordre sociologique, aujourd’hui la psychologie positive et le développement personnel s’y intéressent, car les rôles modèles sont à la fois des balises à travers lesquelles chacun peut mieux se connaître et des éclaireurs qui aident à progresser.

    Des influences stimulantes

    Churchill_V-sign-1941La psychanalyste et « coach » Florence Lautrédou, qui remotive dirigeants et cadres, en a conçu certains moments clés de ses séminaires. «Au début de certaines sessions en groupe, je fais passer un diaporama de grandes figures archétypales, passées ou présentes, explique-t-elle. Des politiques comme de Gaulle ou Che Guevara, des inventeurs comme Einstein ou Freud, des artistes comme John Lennon… Je réactive ainsi la capacité à admirer des participants.» Puis chacun est appelé à parler devant le groupe des personnes qu’il apprécie le plus, qu’il s’agisse de célébrités ou de proches, comme un grand-père ou un professeur. La métamorphose est alors tangible. «Quelqu’un qui parle de son rôle modèle a les yeux qui brillent et semble se déployer sous l’effet de l’enthousiasme». C’est que cette admiration révèle des éléments importants chez celui qui en est agité: «Nous ne pouvons admirer chez les autres que des qualités qui sont en germe chez nous », affirme Florence Lautrédou.

    Des «étoiles»

    Ce qui importe, c’est l’opportunité de pouvoir observer un individu similaire à soi-même exécuter une activité donnée. Se constitue alors une source d’information importante influençant la perception d’auto-efficacité. Généralement, si le modèle est trop différent, trop éloigné de nous, cela ne marche pas. Un senior qui voudra continuer à pratiquer le foot aura plus intérêt à fréquenter les clubs de vétérans de sa région qu’à se repasser les matchs d’une star international du football. Cependant, il y a un domaine où les modèles peuvent être plus éloignés de nous: le domaine moral. Ce sont alors des porteurs d’idéal, comme des lumières, qui nous permettent de nous «élever». On L’élévation désigne l’émotion que nous éprouvons lorsque nous voyons des personnes incarner pleinement des valeurs de liberté, de courage ou de compassion. L’élévation produit des émotions chaleureuses et motive les gens à agir de manière plus vertueuse. Plusieurs études ont montré que lorsqu’une personne visionne un petit film ou lit un récit décrivant une action menée par une personne altruiste, cela l’incite à se montrer elle-même généreuse et altruiste.

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    Sources : La Bonté humaine par Jacques Lecomte (Éd. Odile Jacob)

  • Comment Booster sa Carrière?

    Comment Booster sa Carrière?

    Croire que la seule qualité du travail suffit à assurer une perspective de carrière satisfaisante est un leurre. Cela serait possible si les décideurs – la hiérarchie – étaient des êtres parfaitement rationnels. Mais ils sont humains. C’est que votre manière de communiquer sur la qualité de votre travail est au moins aussi importante que le travail lui-même. Il y aurait un vrai gaspillage à effectuer des taches avec succès sans que ce soit su, vu et noté. La communication doit être optimisée, aussi bien en termes d’efficacité que de destinataire : le bon message aux bonnes personnes.
    1. VENDEZ-VOUS
    Se vendre, assurer sa propre promotion, n’est plus maintenant l’apanage des célébrités. Tout le monde est sollicite et doit d’une façon ou d’une autre assurer ses relations publiques, a plus forte raison dans le monde de l’entreprise, où on ne peut pas compter sur la lucidité ou la bienveillance de ses collaborateurs, de ses témoins. C’est donc plus qu’une erreur de croire que votre qualité personnelle va être reconnue par elle-même, sans que vous ayez besoin de la mettre en valeur, c’est aussi une forme de prétention. Un égocentrisme qui nie tout ce que vous pouvez transmettre a l’autre et vous enferme dans une autarcie orgueilleuse.
    Affirmer votre valeur, vos qualités, est une forme de présence au monde et de don à l’autre. Cette démarche va vous inciter à deux choses : d’abord à faire preuve de prudence, d’une certaine retenue, de réflexion avant l’action, ensuite à mesurer l’importance relative de l’action et de la communication. Voyons les choses en face : l’action sans communication n’a pas de valeur. Par contre, la communication sans beaucoup d’action est une voie possible. Car, on l’a dit, tout peut s’apprêter. Alors, bâtissez-vous comme un individu prometteur, riche en potentialités, appelé à l’évolution. Tout ce qui affiche votre maitrise du tableau entier est bénéfique à votre avancement et vous donne une longueur d’avance.
    Adoptez les règles de marketing : considérez-vous comme une marque, et défendez-vous, rendez-vous comme tel. Mais, ne le faites bien entendu pas de façon trop ostensible. Ne paradez pas. Vous prenez le risque, si votre désir devient visible, d’altérer la puissance de votre action. Dans l’idéal, vos interlocuteurs feront l’amalgame entre vous, produit promotionnel, et votre caractère, votre nature. Ne craignez pas forcement l’excès, évitez simplement l’aveu, car, au fond, tout le monde sait ce que vous faites, ou du moins tout le monde s’en doute.
    En résume, pour régner, tout ce qui importe est de paraitre. D’aucuns essaieront de vous convaincre qu’on ne réussit durablement que par la vertu et la vérité. Ceux-là, de toute évidence ne règnent pas, et pèchent par angélisme. Ceux qui prônent une élévation par le mérite réel manifestent toujours une pensée utopique. Mais, le paraitre étant tout, défendez vous aussi la chimère du mérite, car elle satisfait et rassure votre auditoire.
    2. COURTISEZ
    Vous vendre ne signifie pas seulement afficher vos qualités. Vous devez également provoquer une sympathie et une confiance suffisantes de la part de vos supérieurs, pour qu’ils considèrent la possibilité, ou qu’ils ressentent le désir, de vous promouvoir. Sur ce point, vous pouvez apprendre beaucoup de l’activité des courtisans. Etymologiquement, ce terme désigne des personnes qui résident à la cour des souverains. L’objectif du courtisan est de plaire, de flatter, d’obtenir les faveurs du monarque en attirant par tous les moyens sa sympathie. Votre recherche est identique, avec cette nuance que la possibilité de prendre la place du souverain vous est techniquement ouverte.
    Qu’importe les moyens que vous mettez en place pour vous élever. La réussite établira son propre jugement. La finalité est le seul juge. La noblesse porte en elle-même l’absolution, l’oubli de tous les moyens dépenses pour l’atteindre. L’évolution sociale est un puissant amnésique.
    3. PRENEZ LA PLACE DE VOTRE SUPERIEUR
    Gravir les échelons hiérarchiques signifie bien souvent remplacer des personnes a des postes existants. Lorsque votre prédécesseur vous cède la place en profitant lui-même d’une promotion, tout est facile. Mais ce n’est pas toujours le cas. Parfois, vous devez la conquérir. Cela se joue en plusieurs temps. Lorsque vous êtes encore son subordonné, mesurez vos marges de manœuvre. Une attaque frontale ne sera jamais une solution, à moins d’avoir le solide soutien de personnes plus élevées dans la hiérarchie, configuration très rare. Même dans ce cas, la prudence est de rigueur. La plupart du temps, vous n’avez d’autre choix que de vous montrer solidaire et discipliné. Adaptez-vous au style de votre manager, ne vous mettez pas en danger et ne vous faites pas reconnaitre comme une menace, vous y joueriez votre place et votre crédibilité. Même si votre supérieur n’a pas la latitude de se débarrasser de vous, il est certainement au moins en position de vous créer des ennuis.
    Vous devez mettre en place deux types de relations bien distincts : avec vos supérieurs influents  ceux qui ont la capacité de vous promouvoir –, appliquez les principes du courtisan. Soumettez-vous. Ne vous embarrassez pas de fierté personnelle. Ne lésinez pas sur les signes d’admiration, cherchez leur amitié, leur respect. Côtoyez-les autant que possible. Ne vous cantonnez pas au lieu de travail. Insérez-vous dans leur intimité. Par exemple invitez-les à diner ou en week-end, mettez votre épouse ou époux à contribution. Prévoyez des occasions de détente ou vous pourrez, une fois leur garde baissée, faire passer vos idées ou les convaincre de vos qualités.
    Par contre, avec vos concurrents, rien de tout ne cela. Soyez irréprochable, mais sans aucune familiarité. Ne critiquez pas ouvertement leur travail, gagnez de l’altitude, englobez ce que disent vos adversaires. Montrez que vous les encouragez tout en faisant passer l’idée que vous êtes capable de faire mieux, que vous comprenez les tenants et aboutissants de leurs réalisations aussi bien qu’eux, mais que vous maitrisez la globalité. Votre perspective doit être la plus large possible. Tout cela bien sur en feignant l’humilité.
    4. TRAITER SES CONCURRENTS COMME DES PARANOIAQUES
    Si pour le poste que vous convoitez il existe un ou plusieurs prétendants, voici quelques conseils utiles :
    – communiquez de la façon la moins équivoque possible, afin de ne pas laisser prise aux soupçons ;
    – respectez scrupuleusement les formes. Soyez toujours poli sans être obséquieux ;
    – maintenez un contact régulier. Un évitement répète provoquera de l’hostilité ;
    – laissez des petites victoires bien choisies ;
    – cherchez des alliances ailleurs ;
    – ne vous mettez pas en faute.
    Tout votre travail devra être oriente vers l’affirmation de votre propre qualité, et la mise en évidence, auprès de vos supérieurs influents, des failles de vos supérieurs ou concurrents. Cherchez le plus d’informations possible, traquez leurs échecs, leurs secrets. Si vous en découvrez, ne vous précipitez pas, attendez le bon moment. Si l’information peut être révélée au grand jour par d’autres sources que vous, c’est encore mieux.
    En conclusion, tout en maintenant avec vos concurrents les meilleures relations de façade, liez toutes les alliances possibles avec les personnes qui peuvent soit vous favoriser, soit vous permettre de découvrir, de provoquer ou de mettre au jour les failles de vos adversaires. En suivant ces conseils, vous développerez votre habilite politique, et vous pourrez ainsi prendre la place qui vous est due. Lorsque cela sera fait, il vous incombera, tout comme il incombait a vos anciens concurrents, de la conserver.
    Notis©2014

  • Comment protéger la rémunération du dirigeant?

    Comment protéger la rémunération du dirigeant?

    Comme tout dirigeant, vous pensez tout à fait mériter la rétribution que vous vous accordez- ou qui vous a été octroyée par le conseil d’administration ou l’assemblée générale. Mais le fisc défend les intérêts de l’Etat et l’argent qui rentre dans sa caisse… A l’occasion d’un contrôle, certains vérificateurs s’appliquent à montrer que la rémunération du dirigeant est « anormale », pour pouvoir opérer un redressement. En effet, la rémunération constitue des charges déductibles, réduisant d’autant le résultat imposable. Et donc le montant de l’impôt sur le bénéfice payé par la société.
    Acte anormale de gestion
    Lorsqu’elle contrôle une entreprise, l’Administration fiscale vérifie si toutes les dépenses ont bien été nécessitées par une gestion normale de l’entreprise. A défaut, elle réintègre les dépenses coupables dans le résultat de la société. Le contrôle des rémunérations procède de la même logique et consiste à détecter les cas où la rétribution est «anormale». Alors que le fisc recourt à la théorie de l’acte anormale de gestion, qui est une construction purement jurisprudentielle (du juge administratif) pour les dépenses courantes, il dispose d’une base légale en ce qui concerne les rémunérations. En réalité, sous l’acte anormal de gestion perce l’idée d’abus de biens sociaux appliquée en droit pénal des affaires. Les deux notions renvoient au même principe : un acte n’est légitime que s’il est fait dans l’intérêt de l’entreprise.
    Conditions
    Pour que la rémunération soit déductible des résultats de la société, il est indispensable que deux conditions soient cumulativement réunies : un travail effectif et une rétribution raisonnable eu égard à l’importance du service rendu. En principe, les services fiscaux ont donc le droit de contrôler les rémunérations de tous ceux qui travaillent dans l’entreprise. Cependant, la doctrine administrative ( c’est-à-dire l’ensemble des textes émanant de l’administration : circulaires, arrêté…) limite l’application des contrôles et précise que « les rémunérations du personnel non dirigeant ne doivent pas être discutées que dans des cas exceptionnels », notamment en cas d’émolument manifestement exagérés ou lorsque les liens affectifs (conjoint, enfant, frère, sœur…) ou bien encore des liens d’intérêt existant entre le bénéficiaire des rémunérations et le dirigeants.
    Les petits patrons et les grands patrons ne sont pas logés à la même enseigne.
    C’est principalement les rétributions des dirigeants qui sont surveillées par le fisc. Mais, il y an en ce domaine une inégalité de traitement entre les dirigeants de grandes sociétés et d’entreprises familiales.
    Les rémunérations des responsables des grandes sociétés ne sont en effet jamais contestées par le fisc, au motif que les intéressés ne sont pas associés de société qui les emploie : ils n’ont donc pas de pouvoir sur la fixation de celle-ci. Cette affirmation mérite évidemment d’être nuancée. Certains dirigeants à la tâte d’un conseil d’administration « fantôme » ont toute liberté pour s’attribuer des salaires colossaux, et ce, sans rencontrer aucune opposition…
    Quoi qu’il en soit, sachez que votre rémunération est d’autant plus surveillée que vous possédez une part importante du capital de la société. Aux yeux de l’Administration fiscale, le fait d’être « maitre de l’affaire » ne peut que vous inciter à forcer la mesure…
    Vérification
    Il arrive que l’inspecteur vérifie votre rémunération à l’occasion d’un contrôle sur pièce, c’est-à-dire sans quitter son bureau, certains éléments figurant dans la déclaration de résultat de votre société. Mais c’est surtout lors d’une vérification sur place de la comptabilité que l’inspecteur des impôts s’intéresse sort de ses dirigeants.
    Les accessoires de la rémunération
    Pour apprécier le caractère normal ou anormal d’une rémunération le fisc tient non seulement de la rémunération proprement dite, mais également de tous ses « périphériques », c’est-à-dire tous les avantages en nature, directs ou indirects (excepté des dividendes). Pour chaque exercice, on retient le montant cumulé de toutes les sommes perçues par le dirigeant à quelque titre que ce soit. Il s’agit en particulier des indemnités, allocations, remboursements de frais, avantage en nature, primes etc.…, ainsi que des dépenses payées par la société mais qui, en réalité, profitent exclusivement à son patron : prime d’assurance vie, billets d’avion, locations de vacances, cocktail pour mariage…
    Quant au salaire qu’un dirigeant verserait à son fils étudiant, mais inscrit sur le livre du personnel, il serait d’emblée jugé anormal. S’agissant d’un emploi fictif, on quitte d’ailleurs le domaine des rémunérations excessives pour celui de la fraude fiscale.
    Efficacité personnelle
    L’inspecteur des impôts examine un ensemble de critères. Il apprécie d’abord l’efficacité du dirigeant en comparant l’évolution de sa rétribution à la progression du volume des affaires et le résultat social. Une situation où le dirigeant a vu sa rémunération progresser, tandis que le chiffre d’affaires a stagné ou diminué, ne démontrera pas son efficacité.
    Comparaison est raison
    Le critère le plus utilisé par les vérificateurs reste celui de la comparaison de la rémunération du dirigeant avec celles qui sont versées par des entreprises similaires. Ici, la jurisprudence exige que l’Administration compare ce qui est comparable. Autrement dit, il doit s’agir d’entreprise exerçant dans le même secteur d’activité, ayant des chiffres d’affaires et effectifs comparables et situés dans la même région. L’agent des impôts doit fournir tous ces éléments, mais il ne peut donner le nom des entreprises citées. En outre, l’agent des Impôts ne peut se contenter d’affirmer que la rémunération est excessive ; il doit justifier ses prétentions car la charge de la preuve incombe à l’administration fiscale.
    Double sanction
    La partie excessive de la rémunération est considérée comme une charge non déductible et réintégrée dans le bénéfice de la société. Ce qui entraine un supplément d’impôt, sans oublier les intérêts de retard
    Trois précautions à prendre :
    1. Préférer une distribution de dividendes à une augmentation de rémunération, plus couteuses en cotisations sociales et fiscales ;
    2. N’augmentez jamais votre rémunération, alors que le chiffre d’affaires de l’entreprise baisse, ou même stagne.
    3. Respectez le formalisme du droit des sociétés : faites approuver votre rémunération par l’AG des associés, s’il s’agit d’une SARL. Dans le cas des SA, les rémunérations des administrateurs et du PDG sont fixées par le conseil d’administration.
    Notis©2014

  • « Fergie Time »: Mythe ou Réalité?

    « Fergie Time »: Mythe ou Réalité?

    «Fergie Time» (le temps de Fergie) était le terme redouté par beaucoup d’équipes qui affrontaient Manchester United, lorsque Sir Alex Ferguson en était le «manager» (1986 à 2013). Une nouvelle étude appuie les plaintes des entraîneurs adverses qui ont soutenu que des avantages certains ont été accordés aux «diables rouges» pour marquer un ou plusieurs buts à la fin des matches. Cette étude met en avant, notamment, les effets psychologiques exercés par des spectateurs  sur les arbitres, les poussant à siffler en faveur de l’équipe locale.

    Un «Sale temps»

    fergietime01Le « Temps de Fergie » est le terme utilisé pour désigner le temps supplémentaire ou additionnel supposés accordés par les arbitres à l’équipe entraîné par Sir Alex Ferguson, lors des matchs à domicile dans le stade de Old Strafford. Une étude cordonnée par deux universitaires Anglais, le Docteur Mark Allen et le Professeur Marc Jones, montre, preuves scientifiques à l’appuie, que les dés sont pipés en faveur des équipes qui jouent à domicile du fait que les arbitres portés à favoriser le terrain d’accueil. Selon cette étude, deux facteurs jouent, d’une manière ou d’une autre, en faveur de l’équipe locale : l’avantage du publique et l’avantage du « terrain »

    L’avantage du publique

    Une foule locale venue massivement supporter leur équipe- les acclamations, les exclamations, les chants, les hués et toutes sortes de bruits- ne peut qu’influencer les décisions des arbitres. Lorsque les supporteurs de l’équipe locale manifeste de façon bruyante, les arbitres sont généralement enclins à prendre des décisions discrétionnaires et discriminatoires, comme par exemple, l’attribution de temps additionnel qui favorisent l’équipe locale. A contrario, ils sont plus susceptibles de prendre des peines plus sévères à l’encontre de l’équipe adverse. Il est aussi prouvé que même en l’absence d’une foule venue en masse, l’équipe locale demeure avantagée. Le Professeur Mark Allen affirme que cela est dû en partie à la fatigue engendrée par le voyage de l’équipe adverse. Les avantages des joueurs locaux augmenteraient de 20% à chaque fuseau horaire traversé par leurs adversaires.

    Lire aussi : La gestion de MU

    L’avantage du terrain

    Afin de mieux tester la « théorie de l’avantage », les chercheurs ont également dû se pencher sur l’idée selon laquelle les joueurs locaux se surpasseraient  en ayant la  volonté de «défendre» leur propre terrain. L’étude révèle que les joueurs présentent des sessions de testostérone nettement plus élevés avant les matchs à domicile que les matchs à l’extérieur. Cette «montée» de testostérone favorise la performance sportive grâce à l’agressivité physique et la sur-motivation.

    manchestercrowd

    Toutefois jouer à la maison comporte aussi ses inconvénients. En effet, il a été constaté que le cortisol, une hormone de stress, est plus élevé lors des performances à domicile, ce qui ajoute à la pression que les joueurs ressentent face à leurs propres supporters. A ce sujet, des études antérieures ont montré que, dans des situations de haute pression, les athlètes ont tendance à pousser exagérément la concentration au point de ne pas réaliser automatiquement des gestes d’usage. Ce phénomène est connu sous le nom «d’étouffement ». Dans tous les cas, les scientifiques du sport espèrent poursuivre les recherches dans ce domaine et peut-être trouver encore plus de preuves sur la véracité ou non du très redouté «Temps de  Fergie».

    Notis©2014

  • Que faire face à un patron hostile?

    Que faire face à un patron hostile?

    Un sentiment d’animosité avec un collègue est désagréable en soi, mais c’est pire lorsqu’il s’agit d’un(e) supérieur(e) hiérarchique. La situation peut compromettre l’avenir professionnel du salarié, ses chances de promotion ou d’augmentation de salaire. L’hostilité d’un patron se manifeste de plusieurs façons: irritabilité, manque d’écoute, impatience, indifférence, distance, dénigrement… Ces différents comportements peuvent déboucher sur les 3D : Démotivation, Dépression et Démission. Il est donc nécessaire d’agir avec intelligence et anticipation.

    L’analyse de la problématique.

    Certes, un patron est censé nous réconforter, nous donner confiance et être celui qu’on a envie de voir durant la journée, et non l’inverse. Mais, beaucoup d’employés attendent  un peu trop de leur chef. Celui-ci n’est pas parfait, il a lui aussi énormément d’attentes et ce n’est pas un ami. C’est un manager. Et comme tout manager, il doit soutenir  les membres de son équipe et leur donner les ressources nécessaires. Et ce qu’il attend de chacun de ses collaborateurs c’est la réalisation des objectifs et seulement des objectifs. Sans oublier que lui aussi, il a un boss et peut-être une relation difficile avec lui. Des attentes exagérées ne peuvent qu’entraîner insatisfaction ou frustration. De part et d’autre.

    Lire aussi : les phrases à ne pas dire

    Même des personnes irascibles, émotionnelles ou irrationnelles sont toujours, d’une manière ou d’une autre, prévisibles. La seule condition est de les connaître quelque peu, de savoir ce qui les fait réagir et comment, ce qui les motive et les amuse… il faut alors aller rechercher des informations (auprès de la secrétaire par exemple), les analyser et faire de la prédiction (ce qui peut se révéler aussi très amusant).

    Lire aussi : gérer et résoudre les conflits

    Nul ne peut tenir longtemps en situation extrême et parfois la fuite peut sembler l’unique porte de sortie, voire de sauvegarde.

    Les solutions de la problématique

    Face à un patron ayant de vrais troubles de la personnalité, au sens psychologique, il importe de limiter les dégâts potentiels en restant professionnel, en toutes circonstances, à savoir :
    *Rester constructif, rechercher en permanence à s’améliorer.
    *Ne pas diminuer votre productivité, feindre la maladie, ce qui compromettrait votre emploi.
    *Ne pas penser que vous êtes seul à avoir un patron difficile.
    *Trouver un conseiller, un coach, dans ou hors de votre entreprise.
    *Profiter de l’expérience d’autres personnes dans la même situation.
    *Ne pas attendre que votre boss change.
    *Ne pas entrer en escalade émotionnelle avec votre patron.
    *Prévoir une réunion avec votre chef pour aborder votre relation et envisager les pistes pour l’améliorer.
    *N’aller pas voir le chef de votre chef, sauf en dernier recours.
    *Ventiler, exprimer ses frustrations et colères, mais pas avec vos collègues.
    *Trouver l’opportunité d’être muté dans un autre service.
    *Soigner votre réseau pour augmenter les opportunités de trouver un meilleur emploi ailleurs.
    *Se focaliser seulement sur le négatif risque d’affecter votre santé.
    * Penser à vous protéger : conserver les traces, les preuves et témoins du comportement inacceptable.
    *Documenter, conserver les preuves de vos réalisations et réussites.
    Notis©2014

  • La thérapie-emplettes

    La thérapie-emplettes

    Vous avez le « Blues » (le cafard)? Allez faire du « shopping » (magasinage). Vous sentirez du mieux et serez trois fois plus heureux. La démangeaison d’acheter, loin d’être une action vide et superficielle, peut être un «moyen efficace de réduire la tristesse», selon les chercheurs de l’Université du Michigan. Être bien vêtu et avoir fière allure peuvent rehausser la confiance en soi et fournir l’élan nécessaire pour se diriger vers le succès. Cependant, à quel moment devient-on trop dépendant de tous ces, soi-disant, objets essentiels pour continuer à se sentir bien dans sa peau?

    Le remontant inoffensif

    L’étude a consisté dans la réalisation de trois expériences visant à déterminer si le fait d’acheter constitue un remontant inoffensif pour retrouver la confiance en soi et lutter contre les sentiments de tristesse. Les résultats ont révélé que l’achat d’un objet désiré est un moyen 40 fois plus efficace de procurer aux gens le sentiment d’avoir une main mise sur leur environnement. Des études antérieures ont montré que les consommateurs retrouve un sentiment positifs à la seule pensée d’acheter, surtout lorsque que le shopping a été motivée par le désir de recouvrer la bonne humeur.

    Toutefois, les auteurs de l’étude affirment qu’il demeure difficile de savoir si faire du shopping procure des avantages qui vont au-delà de la simple distraction ou la satisfaction passagère. « Notre travail, ont-ils affirmé, suggère que les choix commerciaux peuvent aider à restaurer la confiance personnel, le sentiment de contrôle sur le monde extérieur et donc réduire la tristesse. La Thérapie- emplettes, c’est-à-dire les achats motivés par la détresse – est souvent considérée comme inefficace, inutile et révélatrice du côté négatif du consumérisme. Nous proposons que, dorénavant, la thérapie-emplettes soit vue de façon plus positive, et que le shopping soit considéré comme un moyen efficace de réduire la tristesse. »

    Cependant, le sentiment de maitrise de soi et de son environnement ne succède pas systématiquement à l’acte d’acheter.

    La descente en enfer.

    Certaines personnes ont du mal à se déprendre du sentiment de culpabilité et de détresse engendré par l’incapacité de réprimer une forte envie d’acheter. Les chercheurs ont démontré que les personnes souffrant de cette dépendance ont un afflux de dopamine (une substance chimique produite dans le cerveau et associée au plaisir et à la récompense) quand elles parviennent à satisfaire un besoin pressant, comme une frénésie de magasinage. Au fil du temps, elles deviennent dépendantes de cette sensation agréable. Malheureusement, la gratification immédiate d’un achat fabuleux cède inévitablement la place à la culpabilité, à la honte et au désappointement. Il en résulte un cercle vicieux qui engendre un sentiment d’impuissance et de perte de maîtrise de soi.

    De fait, la dépendance au magasinage est plus qu’un manque de volonté ou de maîtrise de soi. Il s’agit aussi d’un trouble du comportement attribuable à la manière dont une personne a été élevée. Selon les études, il se pourrait que les acheteurs compulsifs aient appris ces comportements à la maison ou aient subi des mauvais traitements (comme un abus sexuel) pendant l’enfance. En outre, la probabilité que la dépendance au magasinage s’accompagne d’au moins une autre dépendance (par ex. la toxicomanie) ou d’un autre trouble (par ex. un trouble anxieux, un trouble obsessionnel-compulsif, un trouble du contrôle des impulsions ou un trouble de l’humeur, comme la dépression) s’avère relativement élevée la plupart du temps.

    L’environnement social peut aussi jouer un rôle dans la dépendance au magasinage. Selon les études, ce phénomène est rare dans les pays en voie de développement, sauf chez les personnes aisées. Par contre, dans les pays développés qui ont une économie de marché, la grande disponibilité des biens de consommation, le revenu disponible et le temps libre semblent contribuer à déterminer qui sera touché par une dépendance au magasinage.

    Notis©2014

  • Ne vous laissez pas avoir par la fortune

    Ne vous laissez pas avoir par la fortune

    Vous êtes peut-être sur le point de rentrer en possession d’une forte somme d’argent provenant d’un héritage, d’un placement, d’un ticket de loterie… Dans tous les cas, c’est une nouvelle inespérée susceptible de changer le cours d’une vie jusque là terne. Mais, recevoir subitement un pactole peut aussi entrainer un lot d’inconvénients. Pas facile, en effet, de ranger tout cet argent dans une banque et continuer son petit bonhomme de chemin. Trop d’argent fait perdre la raison. Voici comment tirer le meilleur parti de cette situation à double tranchant:

    La réflexion

    Une des erreurs fréquentes que commet l’impétrant est d’agir tout de suite. Plutôt que de prendre des décisions ou des engagements de dépenses, donnez-vous un temps mort. Il n’y a pas d’urgence. Ce que vous voulez acheter est là maintenant et sera là dans un ou plusieurs mois. Au début, tout le monde va avoir une opinion sur ce que vous devriez faire avec ce pactole. Les gens surgiront de nulle part  pour vous dire: «Si vous me donnez de l’argent, je vais ouvrir un bar… et vous serez super-riches ». Vous voudriez aider un enfant en lui achetant une maison ou payant le reste de ses études. Donnez-vous quelques mois avant de prendre toute décision. Ce type de stress qui fait suite à l’annonce d’un événement positif, nous aveugle et nous fait perdre prise sur la réalité. Soyez donc prêt à dire : «Je vais prendre un peu de temps pour reprendre mon souffle». Dites-le encore et encore. Pour une manne inespérée donnez-vous donc plusieurs semaines de réflexion. Le temps rencontrer un professionnel de la fiscalité et de discuter des priorités de dépenses avec votre famille, avant de faire des achats importants. Si vous savez d’avance que vous allez rentrer en possession d’une forte somme d’argent, comme un héritage, il est sage de recourir aux services d’un fiscaliste (notaire, conseil ou agent des impôts) avant toute chose.

    La possession

    Assurez-vous, sous les conseils d’un professionnel, de rentrer en possession de l’argent par la voie la plus fiscalement avantageuse possible. En effet, il est très difficile de défaire ce qui n’a pas été fait correctement. Ensuite, placer l’argent dans un établissement de dépôt qui ne vous facturera pas de frais exorbitants. Vous pouvez également engager un conseiller financier, qui vous aidera à orienter les futures décisions d’investissement, comme acheter des actions ou épargner. Demandez, éventuellement des conseils à vos collègues et amis de confiance.

    La concentration

    Après une réflexion ou inaction active de trois à six mois, vient le temps de se concentrer sur des objectifs financiers immédiats. Si vous n’en possédez pas encore, créer un « fonds d’urgence » destiné à assurer vos frais de subsistance, en cas d’urgence (maladie, accident, incapacité…), pendant trois à six mois. Ce fonds, par exemple, effacera la dette générée par votre carte de crédit. Pour le reste, consultez un conseiller financier. Il pourra, notamment, vous conseiller le meilleur investissement pour booster votre plan épargne-retraite. Si votre situation financière était déjà solide, vous pourriez discuter avec lui des aides à l’endroit de vos enfants ou de la charité en général.

    Le changement intelligent

    Réfléchissez bien avant de changer votre train de vie. Beaucoup de gens, par exemple, découvrent seulement après avoir acheté une grande maison que son entretient est plus couteux que prévu. Il en de même des véhicules de luxe. Avant d’apporter des modifications substantielles à votre mode de vie familiale, Il serait utile d’avoir une conversation avec votre conjoint. Si l’argent appartient à chacun de vous, il est conseillé que chaque conjoint fasse une liste des achats prioritaires. Comparer les listes. Si elles divergent nettement, prenez le temps de discuter de vos désirs et de parvenir à une décision commune.

    Notis©2013

  • L’échec est le fondement de l’innovation

    L’échec est le fondement de l’innovation

    Dans la société, surtout les grandes entreprises, le fait de ne pas atteindre un objectif est un signe d’incompétence et une source de sanctions diverses (amende, reclassement, licenciement…). Dans ces conditions, la peur de l’échec pousse des personnes potentiellement douées à demeurer dans l’inertie. Or toute entreprise à besoin d’innovation pour durer. Et l’innovation passe par des désillusions. Encourager les employés à innover sans craindre l’échec engendre un état d’esprit propice à la croissance. A condition que des règles soient préalablement et clairement définies.

    L’échec intelligent

    Il faut créer un environnement où l’échec ne soit pas une fin en soit ou la fin du monde. Il n’est nullement question de laisser les employés faire n’importe quoi ; il s’agit de définir le contexte spécifique favorable à « l’échec intelligent ». Cet environnement doit encourager la curiosité et la gestion des résultats positifs ou déficitaires. Les employés doivent savoir les limites à l’intérieur desquelles l’erreur est admise. Si ces limites ne sont pas définies, l’échec risque de tuer la créativité et favoriser le découragement.

    La leçon de l’échec

    Une organisation moderne est celle où une nouvelle réflexion est encouragée et l’ancienne façon de penser susceptible d’être contestée par ses membres. Le grand catalyseur de ce type d’organisation est la libération des forces inhibitrices. Pour que la culture de l’innovation se développe en son sein, l’organisation doit non seulement accepter l’échec mais aussi le célébrer. C’est de cette façon que l’employé acquière la confiance nécessaire pour aller au-delà de sa capacité et faire quelque chose de grand.

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  • Larguez les amarres!

    Larguez les amarres!

    C’est le moment où il  faut arrêter de « rêver » et se rendre à l’évidence que l’objet qui nous faisait vivre nous étouffe. Soudain il n’y a plus rien à faire, on a envie d’abandonner, laisser tomber, jeter l’éponge, baisser les bras, larguer les amarres… Une telle attitude n’est pas bien vue dans une société qui pousse chacun(e) à se dépasser constamment, parce que « seuls les faibles abandonnent ». La peur du vide et l’orgueil sont les chaines d’un système d’autodestruction. Il y a des situations où briser la routine et larguer les amarres s’imposent.
    1. Qui n’avance pas recule
    On peut se rendre compte, par exemple, que le modèle traditionnel des ventes devient trop coûteux ou qu’il entrave le développement de nouveaux contrats. Il faut dès lors trouver un autre modèle. Conclure une collaboration. Développer de nouveaux médias. Si c’est le/la responsable des ventes qui coince, tâchez de distinguer ses qualités principales et de déterminer quelle fonction nécessite le plus ces qualités. Affectez-le/la ensuite à cette autre fonction.
    2. Le système est défaillant
    Parfois, un ancien système peut paraître sacré. À cela s’ajoute que l’inconnu peut être difficile à appréhender. Les premiers ordinateurs ont mis du temps à percer dans les entreprises et à remplacer les machines à écrire. Il est parfois malaisé de faire la différence entre les gadgets qui vont passer de mode et ceux qui vont véritablement révolutionner notre manière de travailler. Il faut être suffisamment ouvert(e) d’esprit et visionnaire pour pouvoir se défaire d’un système connu, aussi défaillant soit-il, au profit d’un système prototypique, qui pourrait s’avérer indispensable à l’avenir.

    3. Démissionner c’est décider
    Nous connaissons tous des gens qui n’ont « pas su s’arrêter » et qui souffrent désormais de blessures à vie ou d’une frustration perpétuelle parce qu’ils n’ont jamais pu atteindre l’objectif qu’ils s’étaient témérairement fixé. Parfois, décider de réadapter cet objectif et de se lancer de nouveaux défis, plus réalistes, est un acte de sagesse.
    4. La reconversion
    Un business qui roule est en mutation constante, se calquant sur les fluctuations du marché et les tendances du moment. Rien ne devrait être gravé dans la roche, si ce n’est les priorités fondatrices et les principes éthiques d’une entreprise. Si le magasin enregistre une baisse des ventes, c’est peut-être l’occasion de former les vendeurs déjà engagés à l’e-commerce et de moderniser le processus de vente.

    5. Le mur
    Combien de fois sommes-nous resté(e)s accroché(e)s à un job sans perspectives ou à une relation malsaine parce que nous avions peur de passer pour un(e) lâche ou un(e) fuyard(e) ? Ce sont là des choix qui méritent d’être mûrement réfléchis, mais sur lesquels il convient de trancher un jour ou l’autre. Mais comment savoir s’il est temps de prendre cette lourde décision? Il faut se poser une question et s’efforcer d’y répondre honnêtement : « Existe-t-il un plan B, qui me permettra d’exploiter mon potentiel d’une meilleure manière que dans cette entreprise ? Le cas échéant, n’hésitez pas à vous lancer ailleurs. »
    Notis©2013
    Sources: Impossible is Stupid par Osayi Osar-Emokpae

  • Le secret de la réussite scolaire

    Le secret de la réussite scolaire

    Un QI élevé, une école bien « cotée », un enseignement de qualité, un programme créatif… ne suffiraient pas pour garantir la réussite d’un élève. Le véritable secret d’une érudition réussie serait ailleurs : à l’intérieur même de l’enfant. Des chercheurs ont exposé, dans le cadre d’une conférence organisée par le « Wellinton College », que l’enfant apporte plus à sa classe que le contraire. Les enfants (pré)disposés au savoir réussissent même s’ils sont inscrits dans une école jugée médiocre. La réussite à l’école résiderait donc dans des traits de caractère de l’élève. Les chercheurs en ont dénombré six.

    1. La joie de vivre

    La capacité d’aimer et d’apprécier la vie peut sembler superflue dans le monde austère des examens et concours. Mais,  le sentiment d’être aimé et la sécurité qu’il procure peut faire pousser des ailes. La joie de vivre qu’entraine l’amour des proches, aiguise la soif de connaitre le monde extérieur. L’enfant prend confiance en lui et s’attèle à rester connecté à l’actualité: la culture de la gratitude lui donne le goût du voyage (mobile ou immobile), la soif d’apprendre et de savourer l’histoire à laquelle il fait partie intégrante.

    2. L’endurance

    L’endurance est essentielle dans la formation de la jeunesse. Martin Seligman, professeur de psychologie, qui a étudié largement la question, a montré que l’endurance pousse les enfants au pragmatisme. Grâce à la souplesse de la pensée, l’enfant devient plus créatif et conjure plus facilement la dépression et l’anxiété. Les enfants résistants ne font pas de l’échec une catastrophe. Ils ne se disent pas « je n’ai pas réussi mon test de math. C’est un désastre ; je ne serai jamais bon en math ! ». Bien au contraire, un enfant qui accorde plus d’importance à l’apprentissage dira : « J’ai merdé, parce que je n’ai pas suffisamment travaillé. La prochaine fois je réviserai mes leçons et j’obtiendrai sans doute de meilleurs résultats »

     3. L’autodiscipline

    Plusieurs études montrent que la capacité des enfants à contrôler leurs pulsions est une source de bonne santé, de richesse mentale et de bonheur dans la vie future. À l’école, l’autodiscipline est un élément central. L’apprenti doit écouter, absorber et réfléchir sans arrêt. Concentration et « timing » (gestion du temps) sont les deux piliers de l’autodiscipline. Les enfants qui bondissent de leur siège de classe en criant la première réponse qui leur vient à la tête ne seront jamais des savants. De même, un enfant tristement renfermé sur lui-même parviendra au même résultat. Tout est une question d’équilibre. Tous les enfants ont besoin de développer la maîtrise de leurs pulsions intérieures.

    4. L’honnêteté

    Le mensonge et l’autosatisfaction (se mentir à soi-même) sont des entraves au progrès personnel. Le vrai apprenti se dis « je suis peut-être brillant dans cette matière, mais pas suffisamment pour être le meilleur. » Et cette façon de penser doit commencer tôt. L’enfant en âge préscolaire qui prend la parole pour demander ce que signifie un mot dans une histoire, plutôt que de faire semblant de savoir, est déjà sur la voie de l’érudition. L’honnêteté permet aux enfants de construire de bonnes relations avec les enseignants et/ou leurs mentors. Elle pousse à la confiance, rapproche de la source du savoir et donne aux enfants une boussole infaillible avec laquelle il pourront s’orienter dans leur apprentissage du savoir.

    5. Le courage

    Apprendre l’inconnu, c’est s’avançer vers de nouveaux défis. Les futurs savants ont tout aussi peur que les autres, mais peuvent surmonter leur peur plus facilement. Ils sont capables d’essayer, échouer, et essayez à nouveau. Ils peuvent également naviguer habilement dans la vie scolaire. Les enfants ont besoin de se doter de courage moral, par la pratique du sport ou de la musique, afin de se détourner de distractions puériles. Ils ne doivent pas avoir peur d’être considéré comme  » des geeks  » et étudier en conséquence.

    6. La générosité

    L’élève du savoir doit être généreux envers lui-même. Cette générosité passe par la conscience de la difficulté que représente les études, qui ne débouchent pas toujours sur les résultats escomptés. Il doit, cependant, avoir foi en lui-même. Cette disposition d’esprit attirera naturellement l’aide de personnes plus expérimentés qui permettront à l’enfant d’avoir une lisibilité plus claire de son avenir.

    Toutes ces (06) qualités sont bons non seulement pour réussir les études, mais aussi pour éviter les pièges qui jalonnent la vie active. Il est démontré que ces traits de caractère  aident les gens à mieux surmonter les défis, gagner plus d’argent, avoir une carrière plus satisfaisante, construire des relations plus solides et éviter la dépression. Malheureusement, les chiffres montrent qu’un nombre croissant d’enfants grandissent sans « self-control », sans repères, sans générosité, sans tolérance, dans un monde où les problèmes liés à la santé mentale, aux troubles alimentaires et automutilations sont en forte hausse.

    Notis©2013

    Sources : « Comment construire la personnalité de votre enfant » par Hilary Wilce (Ed. Endeavour Press)

  • LA SOUS-TRAITANCE

    LA SOUS-TRAITANCE

    La sous-traitance consiste, pour une « entreprise X », à confier à une autre « entreprise Y » l’exécution de travaux, de fabrications ou de services pour un client final. Elle permet aux donneurs d’ordres (« entreprise X ») de bénéficier d’un savoir-faire et aux sous-traitants (« entreprise Y ») d’accéder à des marchés qu’ils ne pourraient conquérir seuls. Mais cette activité en commun (à deux ou à trois) ne va pas sans risques de mésententes entre les différents protagonistes.

    Les distinctions
    Selon le cas, la sous-traitance met deux ou trois personnes en présence :
    – la sous-traitance industrielle réunit un donneur d’ordres et un sous-traitant, le premier demandant au second de fabriquer un élément qui entrera dans un ensemble destiné aux clients ;
    – la sous-traitance de marché (dans le bâtiment et les travaux publics) associe trois personnes : le maître d’ouvrage, l’entrepreneur principal (qu’on appelle aussi donneur d’ordres) et le sous-traitant. Le maître d’ouvrage passe commande d’un marché à l’entreprise principale, laquelle confie au sous-traitant l’exécution d’une partie des travaux, le tout dans le cadre de contrats d’entreprise séparés mais qui découlent, en pratique, les uns des autres. Le sous-traitant est considéré comme entrepreneur principal à l’égard de ses propres sous-traitants.
    La spécificité des travaux
    Etre reconnu comme sous-traitant dans un marché est important pour pouvoir bénéficier des -garanties prévues par la loi, notamment pour le paiement du prix. Normalement, toutes les modalités sont contenues dans un contrat appelé « sous traité » signé par l’entreprise principale et le sous-traitant qui exécute tout ou partie des prestations. Mais lorsque cet acte fait défaut et que les conditions juridiques ne sont pas réunies, on utilise certains critères et en particulier celui de la spécificité des travaux commandés :
    *il y a sous-traitance si les travaux réalisés ont un caractère spécifique et particulier correspondant à la demande du maître d’ouvrage, même sans intervention sur le site.
    *en revanche, lorsqu’une entreprise effectue des prestations standard ou lorsqu’un fournisseur livre des produits standards, il n’est pas sous-traitant, même si le produit n’est pas disponible en stock et a été fabriqué à la demande. De même, les locations de matériels, d’engins de chantier ou d’échafaudages, par exemple, ne peuvent être assimilées à de la sous-traitance : le caractère de spécificité n’existe pas dans ce cas, le matériel loué n’ayant pas été conçu spécialement à l’occasion de la commande. L’entreprise qui livre un produit standard est considérée comme un simple fournisseur.
    La subordination juridique
    Un contrat de sous-traitance peut être requalifié en contrat de travail si certaines conditions ne sont pas remplies. C’est par exemple le cas, lorsqu’une entreprise confie certaines de ses prestations à une autre entreprise qui ne fournit que sa main-d’œuvre et en réalisant des travaux avec du matériel qui ne lui appartient pas. Pour éviter la requalification du contrat de sous-traitance en contrat de travail et un rappel de cotisations sociales, il appartient normalement au sous-traitant de prouver qu’il ne se trouve pas dans une situation de subordination juridique vis-à-vis de son donneur d’ouvrage. Il doit donc travailler en toute indépendance vis-à-vis de l’entreprise principale, ne pas travailler exclusivement pour cette entreprise, préserver l’autorité sur son personnel, se faire rémunérer forfaitairement. Toutefois, si le sous-traitant est régulièrement immatriculé au registre du commerce, c’est à l’Administration de prouver l’existence d’un contrat de travail.
    Par ailleurs, un donneur d’ouvrage qui fait travailler un sous-traitant dans des conditions de salariat encourt, outre un  rappel de cotisations et des pénalités par le service de recouvrement de la sécurité sociale, une condamnation pénale éventuelle pour dissimulation d’emploi salarié.
    Les obligations de l’entreprise principale
    Dans un contrat de sous-traitance, l’entrepreneur principal est tenu à plusieurs obligations.
    – Il doit déclarer et présenter chaque sous-traitant à l’acceptation du maître d’ouvrage et faire agréer les conditions de paiement du sous-traitant. Cette demande peut être effectuée au moment de la conclusion du contrat et pendant toute la durée du marché.
    – Il doit délivrer à chaque sous-traitant une garantie de paiement : soit le paiement direct par le maître d’ouvrage si celui-ci est public, soit une caution bancaire ou une délégation de paiement sur le maître d’ouvrage si celui-ci est privé. Cette obligation s’applique à l’entrepreneur principal, mais aussi aux sous-traitants à l’égard de leurs propres sous-traitants.
    Si l’entreprise principale ne respecte pas ces règles, la loi prévoit des sanctions : en cas de défaut de présentation du sous-traitant à l’acceptation du maître d’ouvrage et à l’agrément de ses conditions de paiement, l’entrepreneur principal reste néanmoins tenu envers le sous-traitant mais ne peut invoquer le contrat de sous-traitance à l’encontre du sous-traitant. Le contrat devient donc inopposable au sous-traitant : ce dernier est en quelque sorte irresponsable des travaux mal exécutés mais doit néanmoins être payé.
    Dans certains cas, il pourra y avoir également résiliation du marché aux torts de l’entreprise principale, condamnation à des dommages et intérêts au profit du sous-traitant ou annulation du contrat de sous-traitance dans toutes ses clauses (prix, pénalités, retenues de garantie, etc.).
    La défaillance du donneur d’ordre
    Si l’entreprise principale dépose son bilan, les recours du sous-traitant sont différents selon que le maître d’ouvrage est public ou privé.
    – Le sous-traitant peut rechercher la faute du maître d’ouvrage devant le tribunal administratif. Il lui appartient de démontrer que son action était connue et tolérée sur le chantier. Dans cette situation, il peut y avoir un partage des responsabilités entre le maître d’ouvrage, l’entreprise principale et le sous-traitant si ce dernier n’a pas fait le nécessaire pour se révéler vis-à-vis du maître d’ouvrage.
    – En principe, le sous-traitant d’un marché privé qui revendique le paiement direct (action directe) auprès du maître d’ouvrage doit être préalablement accepté par ce dernier et ses conditions de paiement agréées, expressément ou tacitement. Si ce n’est pas le cas, l’entreprise principale ou ses créanciers ne peuvent néanmoins arguer du défaut d’acceptation et d’agrément pour faire échec à cette action. En pratique, le sous-traitant doit d’abord mettre en demeure l’entreprise principale de le payer, et adresser une copie de cette mise en demeure au maître d’ouvrage. Si ces courriers restent sans effet pendant plus de 30 jours, le sous-traitant peut alors demander le paiement directement au maître d’ouvrage.
    Les charges sociales
    L’entreprise principale a intérêt à vérifier que son sous-traitant assume ses obligations en matière sociale. Pour les chantiers de bâtiment qui ne sont pas soumis à l’obligation d’un plan d’hygiène et de sécurité, notamment, elle doit définir des mesures de sécurité compte tenu de la nature des travaux et s’assurer de la compatibilité de ces mesures avec celles envisagées par l’entreprise sous-traitante. Les infractions à ces dispositions entraînent des sanctions très sévères qui peuvent aller, dans certains cas, jusqu’à la fermeture de l’entreprise fautive.
    Par ailleurs, l’entreprise principale peut être tenue de payer les salaires du personnel du sous-traitant si ce dernier est insolvable, n’est pas inscrit au registre du commerce et n’est pas propriétaire de son fonds de commerce. L’entreprise principale encourt également, dans cette hypothèse, les sanctions pénales prévues pour travail dissimulé. Le travail dissimulé peut être présumé ou constitué lorsque des travaux sont effectués sans facturation ou avec une facturation frauduleuse, par une personne ou une société non inscrite ou immatriculée au registre du commerce ou au répertoire des métiers ou en cas de manquements graves aux obligations fiscales et sociales.

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  • L’aménagement du  bureau

    L’aménagement du bureau

    Les entreprises qui aménagent ou réaménagent doivent respecter un certain nombre de textes en matière d’hygiène et de sécurité. Et mieux vaut ne pas les prendre à la légère. Car, dans le meilleur des cas, le médecin du travail, alerté par exemple par un salarié, pourra venir visiter les locaux et exiger que l’aération d’un atelier ou l’éclairage d’un bureau soient améliorés. Dans la pire des situations, un accident du travail, les juges risquent d’autant plus de mettre en cause la responsabilité du dirigeant qu’il aura négligé une norme d’aménagement…
    Outil de management
    La peur de la sanction n’est pas la seule raison valable pour veiller à l’hygiène et à la sécurité. Il n’est pas inutile pour motiver les salariés d’aller au-delà de ce que prévoit la législation : les gens se sentent mieux… Certains prétendent même que lorsque les salariés travaillent dans des locaux adaptés, l’entreprise fait un gain de productivité de 25 à 30 %. À méditer ! Ceux qui possèdent un budget confortable pourront s’inspirer de l’exemple d’une compagnie aérienne qui a dépensé 200 millions de livres pour réaménager son siège social selon les règles de feng shui, dont l’objet est d’organiser l’espace de façon à optimiser la circulation de l’énergie cosmique en vue d’améliorer la qualité de vie. Sans en arriver là, quelques points où la législation est la plus rigoureuse, et donc sur lesquels les employeurs ont intérêt à faire porter leurs efforts en premier.
    La sécurité incendie
    L’entreprise a l’obligation d’installer un système de désenfumage naturel ou mécanique lorsque ses locaux font plus de 300 m2 au plancher, ainsi que dans les locaux aveugles et dans les sous-sols de plus de 100 m2. Le code du travail prévoit aussi de nombreuses règles d’évacuation du personnel en cas d’incendie. Le nombre des issues de secours varie en fonction du nombre de salariés. Si l’effectif est inférieur à vingt personnes, il suffit de prévoir une issue (de 90 cm de large). Il faut également installer au minimum un extincteur par étage. Au-delà de vingt salariés, il faut aménager d’autres sorties ou des moyens d’évacuation complémentaires, par exemple une échelle ou une terrasse. Enfin, un système d’alarme est obligatoire et des consignes de sécurités doivent être affichées si les locaux accueillent plus de cinquante salariés. Notez que ces consignes doivent prévoir une visite périodique du matériel et des exercices d’évacuation tous les six mois.
    L’aération et l’assainissement
    Si l’aération se fait par des ouvertures donnant sur l’extérieur, il faut assurer une circulation de 15 m3 d’air par personne et par heure dans les bureaux affectés à un travail physique léger, et de 24 m3 dans les autres locaux. Lorsque l’aération est assurée par un dispositif de ventilation, par exemple la climatisation, il faut prévoir un débit de 25 m3 par personne et par heure dans les bureaux sans travail physique, de 30 m3 par personne et par heure dans les locaux de restauration, de 45 m3 dans les ateliers et locaux avec travail physique léger et enfin de 60 m3 dans les autres ateliers. Dans les locaux pollués par des substances gênantes ou dangereuses et dans les sanitaires, l’aération doit être au moins équivalente à celle des bureaux. Si l’entreprise a installé une ventilation, celle-ci doit renouveler l’air en tous points du local.
    Le tabac
    La loi pose le principe d’une interdiction de fumer dans tous les lieux collectifs et notamment les lieux de travail. Il s’applique dans tous les lieux fermés qui accueillent du public ou qui constituent des lieux de travail, y compris les bureaux individuels, sauf dans les emplacements spécialement mis à la disposition des fumeurs. L’employeur doit mettre une signalisation accompagnée d’un message sanitaire de prévention indiquant que les lieux sont non fumeurs.
    La mise à disposition de fumoir est possible, mais elle n’est pas une obligation pour l’employeur. Les fumoirs sont interdits dans les établissements d’enseignement, les centres de formation des apprentis et les établissements de santé. L’installation de fumoirs est soumise à la consultation du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ou des délégués du personnel et du médecin du travail. La consultation doit être renouvelée tous les deux ans.
    La lumière et l’éclairage
    Les locaux de travail doivent, autant que possible, disposer d’une lumière naturelle suffisante, sauf lorsque la nature technique des activités s’y oppose, comme dans le cas de développement de films et photos. L’éclairage des bureaux doit être conçu de manière à éviter la fatigue visuelle. Pour cela il est prévu des niveaux d’éclairement minimum, à savoir : 120 lux pour les locaux de travail, sanitaires, vestiaires, 60 lux pour les entrepôts et escaliers, 40 lux pour les couloirs, 200 lux pour les locaux aveugles.
    Pour l’éclairage, les lampes doivent être réglables pour pouvoir s’adapter au poste de travail. L’éclairage doit être d’autant plus puissant que le travail demande de précision.
    Les médecins du travail sont devenus très vigilants sur les contre-jours qui fatiguent les yeux. En effet, la généralisation de l’informatique dans les entreprises a engendré une réglementation très détaillée. Elle exige notamment que les caractères sur l’écran de l’ordinateur soient bien lisibles et que le salarié puisse régler le contraste de son appareil. L’employeur doit, par ailleurs, fournir des claviers faciles de maniement, ainsi qu’un siège réglable et, à la demande, un repose-pied pour chaque salarié. Dès qu’ils en ont l’occasion, par exemple lorsqu’ils effectuent une visite de locaux, les médecins du travail sont également très attentifs aux écrans d’ordinateur placés face ou dos à une fenêtre. « La réverbération de la lumière sur l’écran ou le contre-jour fatiguent énormément les yeux, explique l’un d’eux. C’est une priorité pour moi d’inciter les gens à placer leur poste perpendiculairement aux fenêtres. »
    La taille des bureaux
    Seul est recommandé un espace jugé suffisant pour chaque poste de travail. Le code du travail n’impose pas d’espace minimal pour les postes de travail. Le salarié doit seulement disposer d’une liberté de mouvement suffisante. Cela étant,  les spécialistes recommandent un espace de 10 m2 par personne, avec un plan de travail de 1,20 m de longueur, 80 cm de profondeur et 72 cm de hauteur. L’espace minimal conseillé pour les jambes sous le bureau est de 75,5 cm. Pour les plans de travail, préférer aux surfaces brillantes et/ou blanches des revêtements mats, sur lesquels la lumière ne se réfléchit pas.
    Les toilettes
    Les normes prévoient au moins un lavabo pour dix salariés. L’employeur a l’obligation de mettre à la disposition des travailleurs les moyens d’assurer leur propreté individuelle. Les normes sont d’au moins un lavabo pour dix salariés, avec de l’eau potable et une température réglable, des toilettes ainsi qu’un urinoir pour vingt hommes et deux toilettes pour vingt femmes. Il est important que les toilettes ne communiquent pas directement avec les locaux de travail. C’est pourquoi, en général, l’espace dédié au lavabo fait office de sas. Enfin, dans les établissements occupant un personnel mixte, des installations séparées doivent être prévues pour les hommes et les femmes.
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    Sources : INSR

  • La flexibilité à l’embauche

    La flexibilité à l’embauche

    Selon le dictionnaire Larousse «flexible» signifie « souplesse, aisance, personne qui se plie, se courbe et s’adapte aux diverses circonstances ». Selon les experts en recrutement, la flexibilité fait marquer des points au près des recruteurs ; c’est la clé qui ouvre la porte de l’emploi. Et les employeurs sont à la recherche de personnes capables de s’adapter à l’évolution de plus en plus rapide du monde du travail. Mais trop de souplesse peut causer regrets et ennuis en cours de route. Voici ce qu’il faut faire et ne pas faire pour capitaliser la souplesse qui vous habite.

    Les bienfaits de la souplesse

    1. La plupart des recruteurs ont tendance à programmer  l’entretien au cours d’une journée normale de travail, soit entre 09h et 17h. Ne ménagez aucun effort pour être disponible dans cet intervalle horaire, afin de ne pas incommoder les personnes dont l’approbation est essentielle à votre embauche.

    2. Vous n’êtes pas le seul postulant, essayez donc de planifier votre entrevue avec le(s) examinateur(s) le plus tôt possible. Le report de l’échéance, parce que vous avez d’autres plans dans votre programme hebdomadaire, augmente les chances que vous soyez battu sur le fil par quelqu’un d’autre.

    3. Lorsque vous arrivez à l’entretien, attendez-vous à ce qu’il y ait un retard, un report ou une annulation, ce d’autant plus que vous n’êtes pas le seul intéressé par le poste. S’attendant à ce que votre entretien commence et se termine à une heure précise peut vous mener à une frustration inutile. La perte de sang froid, la gesticulation et autres signes de lassitude dans la salle d’attente sont de mauvaises augures. Ayez par devers vous quelque chose à lire dans la salle d’attente. Peut-être que vous trouverez quelque réconfort en discutant avec les autres candidats.

    4. Attendez-vous à être en concurrence avec au moins 5 ou 6 personnes, pour un seul poste. Si au début ou à la fin de l’entretien, on vous demande de revenir pour la septième fois, accepter l’invitation joyeusement et remercier les recruteurs.

    Les méfaits de la souplesse

    Il ya des circonstances où être trop souple (dire oui à tout) pourraient vous desservir. Voici quelques exemples:

    1. Si l’entreprise ciblée ne propose que 02 semaines de vacances pour les 05 prochaines années, vous devriez vous demander si vous seriez vraiment heureux de travailler dans de telles conditions, sans de véritables temps libres. Pour ceux d’entre vous qui profitent du temps libre, le poste de travail proposé risque d’être un enfer.

    2. Si la description du poste de travail ne vous convient qu’à 75%, alors que vous attendiez une meilleure adéquation, dites-vous que le job ne sera pas une partie de plaisir.

    3. Nous avons tous une  » petite voix  » dans notre tête qui nous aide à décider ce qui est bon pour nous et ce qui ne l’est pas. Si votre petite voix vous dit que l’alchimie avec votre patron et les autres membres de son équipe ne va pas prendre, ou que la culture de l’entreprise ne correspond pas à vos valeurs, alors vous devriez certainement écouter cette voix. Faire un mauvais choix est pire que de choisir à tort. Vous avez beaucoup moins de temps pour trouver un autre emploi lorsque vous travaillez dans de mauvaises conditions. Prenez le temps de trouver le poste de travail qui vous conviendrait.

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  • Les leçons à tirer de « House of Cards »

    Les leçons à tirer de « House of Cards »

    En détaillant l’ascension de Frank Underwood, un politicien revanchard, magistralement interprété par Kevin Spacey, « House of Cards » (« château de cartes ») nous plonge dans la réalité des ténèbres de la vie politique : des intrigues décidées à huis clos, dans une ambiance, de drogue, de sexe et de sang. L’accès à Netflix, nous a permis de visionner tous les 13 épisodes et de nous extasier du spectacle, sans doute le meilleur du genre jamais diffusé à la télévision. Le personnage principal, à la fois dégoutant et fascinant, donne quelques leçons desquelles on pourrait s’inspirer, à condition d’étouffer et mettre les scrupules au placard.

    Ne reculez devant rien 

    La série commence par une scène où Frank Underwood tue un chien. Cette scène préfigure la véritable nature du personnage, qui lentement sera dévoilée tout au long de la série. Il est un homme ambitieux et impitoyable qui ne recule devant rien pour obtenir ce qu’il veut. Cet homme est l’idéal auquel chaque homme devrait aspirer. Bien sûr, il utilise des moyens peu catholiques : mensonges, manipulation, excès de zèle, menaces, chantage, marchandage… Mais ce sont des ingrédients nécessaires à l’accession au pouvoir. Et Frank Underwood est un homme qui aime le pouvoir. Il a les yeux sur la Présidence, c’est pourquoi il vise la vice-présidence, et n’hésite pas à ruiner la carrière, voire la vie d’autrui, en manipulant les gens comme dans un jeu d’échecs. Nicolas Machiavel n’écrit-il pas : « Si tu peux tuer ton ennemi, fais-le, sinon fais t’en un ami ».

    Inspirez de la crainte

    Dans la vie des affaires, la peur est un facteur important. Beaucoup de gens ont peur de Frank Underwood. Ils prennent ses menaces très au sérieux et ils prennent part à son ambition en lui assurant loyauté et assiduité. Faites peur pour obtenir tout ce que vous voulez des autres, c’est aussi du machiavélisme : « Il est plus sûr d’être craint que d’être aimé ». Pour cela, évitez d’être gentille et disponible. Prenez de la distance. Adoptez l’attitude d’un « chef d’entreprise de pompe funèbre ».

    Jouez aux échecs

    L’une des erreurs que commettent les gens consiste à accumuler plusieurs projets à court terme qui finissent dans la poubelle. Ce n’est pas le cas de Frank Underwood. Dans le premier épisode, il est très clair avec sa femme ; il lui précise son plan et lui demande son aide pour l’exécuter. Ce plan est similaire à un jeu d’échecs : à chaque fois qu’il réussit un coup, il prépare les cinq prochaines actions qui le rapprocheront encore plus du pouvoir. Cet homme a compris que la vie est courte mais qu’elle se déroule sur un long terme, comme un jeu d’échecs.

    Cachez la vérité

    Comme dans la vie, la vérité prend toujours le dessus. C’est ce que Vous verrez dans le dernier épisode du feuilleton. Après avoir gravi les échelons pour parvenir à la plus haute marche, on fini par avoir des squelettes dans le placard, comme Frank Underwood. Des gens chercheront, creuseront pour vous enfoncer. C’est donc à vous de tout verrouiller : Ne pas laisser de traces derrière vous et faire tout pour que les cadavres ne soient jamais découverts.

    Finalement,  » House of cards  » nous offre l’image et la trajectoire d’un homme quelconque qui arrive à se hisser au sommet de l’échelle social. En effet, Frank Underwood est la quintessence de l’élite, celui qui a réussi à faire ce qu’il faut pour arriver au sommet. Peu importe les moyens et peu importe la suite.

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  • La détection du mensonge dans une négociation

    La détection du mensonge dans une négociation

    Quelle que soit la personne avec laquelle vous négociez, vous aurez des difficultés à détecter à coup sûr qu’elle ment. Votre démarche pour repérer si votre interlocuteur vous ment sera de le mettre à l’aise avant d’entrer dans le vif du sujet, en restant agréable. A charge pour vous, ensuite, de détecter les comportements qui trahiront un changement de comportement et donc le mensonge. Bien sûr, certaines personnes sont capables de mentir avec une facilité inquiétante mais, soyez-en sûr, tout le monde finit par commettre des erreurs. Voici quelques conseils pour vous aider à identifier les bons indices.

    1. Mettez en confiance

    Faites croire à votre interlocuteur que vous le croyez. Cela permet d’éliminer le stress et les tensions liées à la situation ou au mensonge. Faites-le parler, posez-lui des questions permettant d’obtenir des réponses précises tout en gardant un ton cordial et agréable. Pratiquez une écoute attentive pour repérer les incohérences dans son récit, observez ses fuites comportementales et ses divers inconforts, ses réactions et ses expressions.

    2. Offrez à boire

    En proposant systématiquement un verre d’eau à votre ou vos interlocuteur(s) avant de débuter un entretien ou une réunion, vous atteindrez plusieurs objectifs. D’abord, mettre la (ou les) personne(s) en confiance. Ensuite évaluer son (leur) honnêteté. Une personne boira avant de répondre à votre question si elle a besoin de gagner du temps : c’est souvent le cas si votre demande nécessite une courte réflexion ou un peu d’imagination pour inventer un mensonge !

    3. Posez des questions pièges…

    Formulez des questions auxquelles votre interlocuteur ne peut apporter de réponses puisque vous êtes le seul à les connaître. S’il a réponse à tout, c’est bien qu’il vous raconte des bobards ! Les gens qui disent la vérité répondront, eux, simplement: « Je ne sais pas. »

    4. … et évitez les questions fermées

    Autant que faire se peut, évitez les questions auxquelles votre interlocuteur ne pourrait répondre que par oui ou par non. Les questions ouvertes permettent de savoir plus de choses car l’émetteur est obligé de construire des phrases complètes et d’apporter des informations cohérentes tout en maîtrisant son comportement. Vous allez ainsi l’obliger à réfléchir aux phrases, aux mots qu’il va employer et c’est alors qu’inconsciemment ses expressions peuvent le trahir.

    5. Jouez la montre

    Faites perdre son temps à votre interlocuteur ! C’est une technique de diversion ! Une personne honnête manifestera plus rapidement son impatience qu’une personne qui a quelque chose à se reprocher.

    6. Coupez la parole

    Si vous avez un doute quant à la véracité d’une information que vous transmet votre interlocuteur, vous devez faire des recoupements en vous focalisant sur le contenu de son récit. Un menteur maîtrise parfaitement sa narration. N’hésitez pas à l’interrompre pour lui faire perdre le fil. Quand il va reprendre, il aura plus de mal à se concentrer et risque de laisser apparaître des incohérences dans son propos.

    7. Regardez droit dans les yeux

    Le fait d’insister pour que votre interlocuteur maintienne un contact visuel permanent avec vous alors même qu’il raconte son histoire ajoute une difficulté supplémentaire pour exprimer un mensonge. Créer un mensonge est souvent complexe et le menteur a généralement envie de regarder ailleurs ! En le fixant droit dans les yeux, vous allez augmenter sa tension émotionnelle.

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    Sources : « Comment détecter les mensonges » (éditions Leduc), par Eric Goulard.

  • Les Conseils de Christine Lagarde aux Femmes

    Les Conseils de Christine Lagarde aux Femmes

    Nommée Directrice Générale du FMI en 2011, Christine Lagarde n’est pas seulement l’un des dirigeants les plus influents du monde, mais elle est aussi un modèle pour les leaders d’aujourd’hui et demain. Madame Lagarde a connu une brillante carrière aussi bien dans le secteur public que dans le privé, où elle a continuellement occupé des emplois sous haute pression, dans des sphères traditionnellement dominées par des hommes à poigne. Elle est la première femme à prendre les rênes du FMI, organisation financière de 188 Etats membres, dans une ambiance de crise économique mondiale et de scandales en tout genre. Entre deux réunions et deux avions, Christine Lagarde  a livré quelques leçons de leadership tirées de sa remarquable et atypique carrière qui fait d’elle la 7ème personnalité la plus puissante du monde.

    Ne pas rejeter les hommes

    Tout au long de sa carrière Mme Lagarde ne cesse de défendre les femmes, en insistant sur la perspective enrichissante que constitue l’ouverture du monde actif aux femmes partout dans le monde. Les possibilités de gains des femmes ne sont pas des occasions perdues pour les hommes. Elle pointe du doigt la situation du Japon, un pays où la culture patriarcale et l’économie sont inextricablement liées. Les préjugés sexistes et le manque de soutien structurel aux femmes sur le marché du travail est un facteur qui tue l’économie. Ce déni fait que le Japon ne peut bénéficier de l’intelligence et du talent de la moitié de sa population, par ailleurs très instruite. C’est une perte de prospérité économique pour tout le monde. « Il ne s’agit pas de repousser les garçons du cadre, mais, on contraire, de rendre le cadre suffisamment grand pour que les hommes et les femmes puissent accéder au marché du travail, contribuer à l’économie, générer de la croissance, des emplois, etc. », précise Mme Lagarde.

     Vivre avec les images de son enfance

    Christine Lagarde admet, qu’en dépit de sa réussite apparente dans des professions à prédominance masculine, elle reste confrontée à des préjugés sexistes. Son arme morale pour lutter contre cette animosité provient de son enfance : «J’ai vécu avec des femmes extraordinaires, ma grand-mère et ma mère. Mon père, dit-elle, est décédé quand j’avais 16 ans … J’ai été témoin de femmes qui, à elles seules, ont supporté toute une famille …. Elles ont été un modèle extraordinaire pour moi. »

    Serrer les dents et garder le sourire.

    Le seul conseil de Lagarde pour les jeunes femmes ambitieuses qui veulent réussir leur carrière: «serrer les dents et  garder le sourire. Dans l’adversité, il faut se battre. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas de vous»

    La vie vaut la peine d’être vécue

    Comment font les femmes les plus puissantes au monde pour gérer les pressions et assumer de si lourdes responsabilités? «C’est la vie, répond Mme Lagarde. Et c’est une aventure extraordinaire, un défi extraordinaire de tous les jours … Chaque jour, vous devez faire vos preuves. Continuez à vous battre. La vie est extraordinaire. N’abandonnez jamais »

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  • Comment bien commencer la journée?

    Comment bien commencer la journée?

    Se lever le matin pour aller travailler est une épreuve pour certains et une torture pour d’autres. Bien souvent, nous essayons de retarder au maximum l’heure du lever pour profiter encore du confort du lit. Mais quand nous regardons l’heure à nouveau, une course contre la montre commence… Nous sommes bel et bien en retard ! Pour éviter le stress et l’improductivité qu’engendre un tel réveil,  il existe une alternative : Travailler sur son réveil pour en faire un moment agréable. Voici quelques pistes à suivre pour commencer la journée de la meilleure façon.

    1*Choisissez l’heure de votre réveil

    Certains jours, quand vous vous réveillez, tout va bien. Vous avez des idées claires, les yeux biens ouverts, et une « pêche d’enfer ». En revanche,  d’autres jours, le réveil est « douloureux » : dur de se lever, dur d’ouvrir les yeux, dur de rentrer dans la douche… Cela résulte d’un mauvais cycle de sommeil. Il est utile, pendant 15 jours, de noter les heures où vous vous couchez et l’heure à laquelle vous vous réveillez. Notez également vos différents états le matin au réveil, pendant 15 jours. Ainsi vous parviendrez à cerner avec certitude le temps optimal qu’il vous faut pour avoir la « pêche » matinale.

    2*Adapter l’heure de votre réveil à votre départ

    En moyenne, il faut entre 45 minutes et 01 heure pour se préparer le matin avant d’aller au travail (la douche, les vêtements, le petit déjeuner, la coiffure, le rasage, le maquillage…). Mais en fonction de votre vie personnelle, vous avez peut-être besoin de plus de temps. Si vous avez des enfants, par exemple, n’hésitez pas à vous lever 15 minutes plus tôt que votre « zone de confort ». Mieux vaut se réveiller un peut plus tôt, quitte à prendre un peu plus son temps ensuite, plutôt que de rester 15 minutes au lit, et speeder ensuite pour vous préparer : La précipitation est source d’erreurs et d’oublis. Quand vous vous couchez et que vous mettez votre réveil en route, prévoyez donc votre temps de préparation dans la programmation.

    3*Choisissez une musique douce pour réveil

    Les sonneries classiques de réveil sont souvent horribles pour nos réveilles de bon matin. Stressantes et stridentes, elles nous imposent la plupart du temps en réveil en sursaut. En continuant à utiliser ces sonneries agressives, vous vous conditionnez à commencer votre journée dans le stress. Si vous utilisez un appareil portable en guise de réveil, éteignez le la nuit pour ne pas souffrir des ondes pendant votre sommeil. Surtout choisissez ou téléchargez une musique sympa, et pas trop rythmée pour vous réveillez en douceur.

    4*Etirez-vous avant de sortir du lit

    Après une bonne nuit de sommeil, notre dos a beaucoup souffert car nous sommes passés par des positions diverses. Nos musque sont donc tendus et endormis quand arrive le matin. Pensez donc à étirer votre dos, vos jambes et vos bras avant de sortir du lit. En consacrant chaque matin quelques secondes aux étirements, vous en ressentirez les effets positifs tout au long de la journée.

    5*Prenez le temps de déjeuner

    Le petit déjeuner n’est pas une question d’âge ; même les adultes ont besoin d’un bon petit déjeuner avant d’aller travailler. C’est le moment où l’on peut tranquillement charger ses batteries avant une longue journée, et où l’on peut prendre contact avec le monde sans se forcer. Si le café est un rituel  indispensable pour commencer la journée, ayez toujours un paquet de café d’avance pour ne pas vous retrouver à cours de café une matin. Le petit déjeuner n’est dons pas une perte de temps, bien au contraire !

    6*Préparez vos vêtements la veille

    Pour éviter de perdre le temps devant le miroir, prévoyez la veille (avant d’aller vous coucher) la tenue que vous allez mettre. Les repasser tout de suite et les mettre sur un cintre dans la salle de bain. Vous pourrez ainsi dormir sur vos deux oreilles et éviter le « stress du miroir ». De plus, vous gagnerez  un temps précieux sur votre timing, et pourrez donc savourer votre petit déjeuner et votre douche sans être pressé par le temps.

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  • Comment garder votre entreprise en bonne santé financière?

    Comment garder votre entreprise en bonne santé financière?

    On entend souvent dire qu’une entreprise vit ses heures les plus difficiles pendant la première année de son existence. Les recherches démontrent que près de la moitié de toutes les entreprises disparaissent en moins de trois ans après leur démarrage. Le démarrage d’une entreprise n’est donc qu’une étape. En effet, une fois que votre entreprise a pris son envol, de nombreux autres défis vous attendent encore. Pour vous aider à mieux vous préparer, voici quelques conseils pour garder votre entreprise en bonne santé financière :

    • L’exploitation d’une petite entreprise constitue un processus d’apprentissage à vie. La roue tourne continuellement et il faut tous les jours s’assurer de son juste alignement. Sachez garder le cap et soyez toujours à l’avant-garde. En vous dotant des outils et des connaissances nécessaires, vous serez davantage en mesure de faire face aux changements.

    • Entretenez des relations harmonieuses avec vos prêteurs, vos fournisseurs, vos associés et vos employés. La solidité de vos relations repose d’abord sur votre capacité de communiquer.

    • Soyez franc. Si vous éprouvez des problèmes de trésorerie et que vous ne pouvez effectuer un versement ou payer une facture, informez-en votre prêteur ou votre fournisseur. Vous bâtirez ainsi de solides relations et ne risquerez pas de perdre leur confiance.

    • Acquittez-vous de vos tâches financières courantes comme la tenue de livres, car le succès de votre entreprise en dépend. Tenez vos prêteurs au courant de l’évolution de votre situation financière.

    • Établissez des prévisions de trésorerie réalistes qui pourront vous servir à appuyer une demande de prêt ou à anticiper des problèmes imprévus. Lorsque vous établissez vos prévisions de trésorerie, assurez-vous de tenir compte de l’issue possible de tout scénario éventuel (Que faire si votre produit devient moins populaire ? Et si le succès dépassait vos prévisions ? À quel rythme prendre de l’expansion ?)

    • Payez tous vos comptes à temps et évitez les mauvaises créances, tels que les chèques retournés sans provision ou le non-paiement de vos cartes de crédit.

    • Soyez réaliste quant à votre capacité de travail et à votre plan d’affaires annuel et quinquennal.

    De nombreux propriétaires de petites entreprises perdent leur enthousiasme lorsque les bénéfices tardent à venir. Un autre danger les guette : la surcharge de travail qui les empêche de livrer à temps un produit de qualité.

    • Révisez régulièrement votre plan d’affaires, y compris votre stratégie de marketing, et corrigez votre tir au besoin.

    • Préparez-vous à prendre des décisions difficiles rapidement.

    • N’hésitez pas à demander des conseils ou de l’aide supplémentaire aux personnes plus expérimentées que vous (conseil, expert, banquier, collègue…).

    Notis©2013

  • Savoir rédiger un bon email

    Savoir rédiger un bon email

    L’importance primordiale du courrier électronique dans le monde professionnel a poussé plusieurs experts en communication à se pencher sur la question. Il en résulte une littérature abondante qui reste encore très peu accessible pour un grand nombre d’acteurs de la vie économique. Grâce à ces études, on peut affirmer que l’Email est devenu une  pièce maîtresse du monde des affaires. Les experts ont pesé exactement ce que vous devriez et ne devriez pas faire, pour configurer un « bon » Email. Voici leurs conseils:

    L’objet du message.

    L’objet doit être simple et accrocheur, c’est-à-dire inciter le lecteur à aller plus loin. Surtout, prenez soin de choisir un sujet en rapport avec le contenu de l’e-mail.

    La personnalisation

    Chercher et trouver le nom et prénoms de la personne à laquelle la lettre est destinée. Assurez-vous qu’ils sont correctement orthographiés.

    Le droit au but

    Afficher d’emblée l’intension principale, une demande ou une question, dans la première phrase de votre message.

    La brièveté.

    Personne n’aimerait lire un e-mail de plus de 12 lignes. La règle est de construire un message avec cinq alinéas (ou 05 phrases) au maximum. Dans tous les cas, la brièveté est la règle. Restez court et succinct. Les femmes et hommes d’aujourd’hui sont rebutés par les messages de longue haleine et tout ce qui encombre en général. D’ailleurs, qui aujourd’hui a le temps de lire ?

    Les pièces jointes

    Si vous avez joint des documents importants ou pertinents, il faut les mentionner dans le corps du message. Ces pièces jointes peuvent être facilement négligés par votre destinataire, si elles ne sont indiquées dans le texte.

    L’orthographe et la ponctuation

    Utiliser un vérificateur d’orthographe intégré dans le système informatique. Puis, vérifiez vous-même, parce que les correcteurs d’orthographe le tiennent pas toujours compte du contexte orthographique.

    La police

    Il faut construire votre message en utilisant une police de caractère accessible. La taille et la couleur des lettres et chiffres doivent faciliter la lecture du message.

    Le délai de réponse

    Eviter la formule ouverte et passe partout : « s’il vous plaît, répondre dès que possible ». Elle est beaucoup trop vague et ne signifie rien pour le destinataire. Les gens sont beaucoup plus susceptibles de se conformer si le délai est spécifique et précis.

    La ligne de signature

    La signature est en elle-même une «réponse». Un E-mail a plus de chance de ne pas finir rapidement dans la poubelle quand il est assorti d’une signature complète. Une signature complète doit informer des éléments suivant : nom, titre, adresse, téléphone, fax, Site Internet, e-mails. En revanche, une réponse à un email devrait être beaucoup plus simple, avec juste votre nom et vos coordonnées.

    La tonalité

    E-mail est unidimensionnel, et sa tournure peut être très facilement mal interprété, car il n’y a pas de langage corporel qui l’accompagne. Pensez à un auditoire, quand vous rédigez un courriel.

    Le(s) destinataire(s)

    Des conséquences de plusieurs sortes peuvent surgir de l’envoi simultané d’un Email à plusieurs destinataires. C’est une erreur qui risque de coûter cher. Ne soyez pas négligent.

    La relecture

    Rappelez-vous qu’une fois le message expédié, il peut être rendu public, délibérément ou accidentellement. Il faut donc relire une ou plusieurs fois le message avant de l’expédier.

    La majuscule

    IL NE FAUT JAMAIS ECRIRE UN EMAIL EN MAJUSCULES. Le destinataire pourrait avoir le sentiment que vous lui crier dessus.

    La compromission

    N’écrivez pas quelque chose de compromettant, c’est-à-dire quelque chose que vous ne voulez pas faire savoir à votre plus ou moins proche entourage (parents, conjoint, prêtre, chef de communauté…). Sachez que le service informatique de l’entreprise peut toujours intercepter les emails des employés et les transmettre à qui de droit, voire les divulgués à travers le cyberespace.

    L’atteinte à la dignité

    Ne jamais utiliser de blasphème, ou d’autres propos obscènes, offensant et haineux empreints de racisme ou de sexisme. Ne jamais critiquer le patron et/ou la société par e-mail. En général « ne jetez pas n’importe qui sous le bus », autrement dit, ne proférer pas de critiques par écrit. Évitez de dire quoi que ce soit dans l’e-mail que vous ne voudriez pas voir figurer dans la presse ou entendre parler comme une citation venant de vous.

    Les abréviations

    Tout le monde n’est pas habitué au langage abrégé (texto) et aux émoticônes (visages souriant..). Il s’agit de moyens de communication informels qui n’ont rien à faire dans le monde des affaires.

    La «haute priorité»

    Activer l’option «haute priorité» que s’il s’agit une priorité vraiment élevée. De la même manière,  utilisez les mots «urgent» et «IMPORTANT» avec parcimonie, et seulement quand ils sont réels.

    L’émotion

    Eviter d’envoyer des messages sous le coup de l’émotion. Peu importe comment vous essayez de masquer votre émotion, les gens vont le sentir. Vous pourriez aussi dire quelque chose que vous regretterez.

    Les e-mails communautaires

    Pour discuter des questions professionnelles entre plusieurs personnes, l’email collectif ou participatif n’est pas adapté. En effet, les discussions se diffusent, et le contenu est difficile à suivre. Convoquer donc une réunion à la place de l’email.

    Le pluri-email

    Plusieurs fenêtres ouvertes à un moment donné peuvent vous plonger dans la confusion et vous pousser à envoyer plusieurs messages vers des mauvaises ou fausses destinations. Il faut donc éviter d’écrire plusieurs emails à la fois.

    Le harcèlement

    Un suivi est généralement acceptable, mais il ne donne pas le droit de harceler le destinataire avec le même email.

    La « réponse à tous »

    A moins que tout le monde ait besoin de vous, il est préférable de copier votre réponse ou répondre uniquement à ceux qui sont vraiment concernés par l’e-mail.

    La gravité

    Pour discuter de questions plus graves, ou émettre une « critique constructive », vaut mieux utiliser d’autres canaux de communication que l’email. Il ne faut jamais se cacher derrière un e-mail pour aborder quelque chose qui doit être dit en face-à-face, ou du moins verbalement au téléphone. Cela peut paraitre lâche et ne ferait qu’exacerber le problème.

    Autour de minuit

    Évitez d’envoyer un message e-mail au milieu de la nuit. A la lumière du jour vous verrez mieux les touches du clavier, aurez l’esprit plus clair et serez mieux compris.

    Notis©2013

  • L’E-mail professionnel

    L’E-mail professionnel

    Dans la plupart des entreprises, le courrier électronique (e-mail) est le principal moyen de communication. En effet, il est avéré que, dans le monde du travail, depuis 2007, la lettre électronique  est plus utilisée (et utile) que le téléphone fixe. Par conséquent la capacité à écrire des e-mails efficaces et professionnels est devenue tout aussi, sinon plus importante que l’habileté verbale. Pourtant, nos boîtes aux lettres électroniques affectées à la vie professionnelle ressemblent à des poubelles à messages. Autant nous détestons les recevoir, autant la plupart d’entre nous en sommes les auteurs.

    Une question d’impression

    De nombreux e-mails contenant des informations essentielles sont négligés par le(s) destinataire(s) en raison, notamment, du sujet étranger à l’objet, d’une salutation impersonnelle ou terne, des paragraphes mal disposés. Lorsque la rédaction d’un e-mail important est ratée, il s’en suit une mauvaise communication et de graves préjudices : confusion, frustration, inutile va-et-vient, perte de temps et de productivité. Même si le destinataire a saisi l’essentiel du message sans avoir totalement lu votre e-mail, il gardera de vous une mauvaise impression. Selon Sauter Weisman, un expert en communication en milieu du travail : «La clé, c’est de penser sérieusement à l’impression que le message va imprimer dans l’esprit du destinataire (..). Il faut toujours chercher à mettre en avant vos atouts. Vous n’aurez jamais une deuxième chance de faire une bonne première impression et, dans le monde high-tech d’aujourd’hui, les premières impressions se produisent plus rapidement que jamais et sont beaucoup plus difficiles à surmonter, parce que les gens passent à autre chose et vont facilement voir ailleurs. » La qualité de notre message électronique permet donc aux autres de juger nos capacités de leadership. La façon dont nous communiquons transmet ce que nous sommes et détermine la façon dont nous sommes perçus. Lorsqu’il est correctement utilisé, l’e-mail peut nous démarquer en tant que professionnel intelligent, compétent et courtois. Tout comme, il peut faire émerger notre impolitesse, notre manque d’éducation, notre égocentrisme, notre dispersion, notre indécision ou notre incapacité à résoudre les problèmes.

    Une question de ton

    Parfois, même impeccablement rédigé (succinct, engagé, sujet précis, salutations personnalisées, grammaire parfaite, orthographe sans tâche, ponctuation convenable…) l’email ne parvient pas à donner une réponse satisfaisante ou finissent dans la poubelle. Pourquoi? Peut-être que l’e-mail n’a pas été le moyen de communication le plus efficace pour la question que nous voulons faire passer. Peut-être que l’avons nous copié à plusieurs personnes simultanément ? Ce qui aurait conduit le principal bénéficiaire à croire que c’était un spam. Peut-être agaçons-nous le destinataire en envoyant le même e-mail de manière répétée de façon à inonder sa boîte de réception ?… C’est que lorsqu’on rédige un e-mail professionnel, on doit faire attention autant au contenu qu’au ton du message. En effet, les normes et les attentes varient selon le secteur d’activité de l’entreprise pour laquelle on travaille et le statut du correspondant.

    Le cyberespace

    Il faut noter que les messages e-mail sont une trace écrite permanente de communication, et une fois que l’e-mail est envoyé, il est impossible de contrôler celui qui va découvrir le message. Si le message est inappropriée ou abusive ou tout simplement stupide, une fois qu’il tombera dans  de mauvaises mains, d’autres complications risquent de surgir. Un Email accusateur ou malveillant peut être limitatif de carrière, du fait qu’il s’agit d’un dossier écrit susceptible de voler à travers le cyberespace.

    Le « bon » Email

    Un « bon » e-mail est celui qui est effectivement bien écrit, clair, concis, grammaticalement correct, et dépourvu de fautes d’orthographe. Un e-mail effectivement écrit obtient des résultats, sans distraire le lecteur par la mauvaise grammaire, les fautes d’orthographe. Plus précisément, il s’agit d’une messagerie rapide : Il est instructif, directe, claire, incontestable, et orientée vers les solutions. Il est d’un ton neutre et clair sur ce qui est nécessaire pour parvenir à une solution durable. Un bon e-mail doit vous permettre d’obtenir la réponse et le résultat que vous souhaitez, tout en vous présentant de la meilleure façon possible, afin que le destinataire développe une impression positive à votre sujet. Le message doit présenter les caractéristiques suivantes :

    *être court et succinct (ne pas faire plus de deux ou trois paragraphes) ;

    *avoir un but précis (soit donner des informations, soit demander des informations ou encore tenter d’en accélérer la communication) ;

    *avoir suffisamment de détails pour permettre au destinataire de répondre efficacement sans avoir à demander des informations supplémentaires.

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  • Les Etats sont désormais soumis aux mêmes contraintes que les entreprises

    Les Etats sont désormais soumis aux mêmes contraintes que les entreprises

    Contrairement à une entreprise, un Etat (pays ou nation), sous le couvert du concept de la souveraineté, pouvait vivre longtemps en déficit, en achetant beaucoup plus qu’il ne vendait. Mais la donne a complètement changé. Avec la crise qui dure, la compétitivité est devenue une exigence absolue, macro comme micro. La loi d’airain de l’économie s’applique désormais dans toute sa rigueur à tous, chamboulant ainsi les équilibres anciens. Le monde entier se trouve empêtré dans les filets de la compétitivité. Et il n’est pas près à s’en défaire, selon une analyse d’un éditorialiste de la presse économique, Jean-Marc Vittori.

    Double chocs

    Pour comprendre ce basculement, il faut revenir à un double choc de la fin des années 1990. Premier choc : les pays émergents d’Asie sortent alors d’une profonde crise financière, aggravée par les mesures préconisées par le FMI. Ils en tirent une leçon simple : il faut désormais accumuler des excédents commerciaux massifs pour ne plus prendre le risque de faire appel au Fonds monétaire international. La Chine, épargnée par la secousse, parvient à la même conclusion. L’Asie devient dès lors le banquier de l’Amérique, dans un pacte faustien : elle prête de l’argent aux Etats-Unis, argent avec lequel les Etats-Unis nourrissent la croissance de l’Asie en achetant ses produits. L’excédent courant chinois culmine à 10 % du PIB en 2007, le trou américain atteint 6 % du PIB l’année précédente.

    En Europe, un second choc aboutit au même résultat : la création de l’euro. Dans l’Union monétaire, les tensions indiquées par les fluctuations des taux de change disparaissent. L’Allemagne, qui se remet alors de sa coûteuse réunification, réduit ses coûts de production et renforce son industrie. Comme la Chine, elle dégage des excédents énormes (plus de 7 % de son PIB en 2007). Et elle prête directement ou indirectement de l’argent à l’Irlande, à l’Espagne, à la Grèce pour qu’elles achètent ses produits (les déficits de ces pays plongent respectivement en 2007 à 5, 10 et 15 % de leur PIB).

    Double choix

    L’essor fabuleux de ces prêts et donc de ces dettes repose sur une idée simple : tout sera remboursé, car les banques et les Etats des pays avancés sont des gens sérieux. Mais la faillite de la banque Lehman Brothers en 2008 montre que cette idée est fausse, tout comme le défaut de la Grèce quatre ans plus tard. Brutalement, les prêteurs arrêtent de prêter. La Chine, par exemple, décide alors de basculer sa croissance du moteur de l’exportation vers ceux de l’investissement et de la consommation. Les pays emprunteurs, eux, se retrouvent face à une terrible contrainte de financement qu’ils avaient fini par oublier. Ils n’ont que deux choix possibles pour rétablir une balance courante que les étrangers ne veulent plus financer. Le premier est très douloureux : il consiste à sabrer dans la demande interne, et donc au premier chef la consommation. Cette demande interne a baissé en cinq ans de 10 % en Italie et en Espagne, et même de plus de 30 % en Grèce – un choc d’une violence inouïe. Le deuxième choix n’est pas douloureux, mais beaucoup plus exigeant : il consiste à exporter davantage, à faire de la croissance ailleurs.

    Déficit persistant

    Sauf que le monde entier ne peut pas accroître les exportations, faute de commerce avec d’autres planètes (l’excédent de 336 milliards de dollars dans la balance courante du monde en 2012, qui figure dans les chiffres du FMI, reflète des problèmes de mesure et non des échanges intergalactiques). L’excédent commercial de la Chine est donc revenu à moins de 3 % de son PIB. Les grands pays d’Amérique latine, qui étaient à l’équilibre jusqu’en 2008, affichent désormais un déficit de 150 milliards de dollars qui pourrait finir par leur poser un problème de financement. Même risque pour l’Inde, qui s’enfonce dans le rouge, avec un trou qui dépasse désormais 10 % de son PIB.

    Les pays avancés, eux, ont déployé toute une panoplie pour regagner en compétitivité. Les Etats-Unis ont employé deux leviers majeurs, qui leur ont permis de réduire leur déficit de moitié. D’abord l’essor des gaz de schiste, qui pèse sur les prix de l’énergie, facteur essentiel de compétitivité dans certaines industries comme la chimie. Ensuite et surtout, une forte pression sur les salaires. Cette pression a abouti à une réduction de la masse salariale de 2 % par an aux Etats-Unis sur une décennie (2002-2011), tandis les coûts augmentaient de 4 % en Allemagne, de 5 % en France et plus de 6 % en Italie. Le Japon, lui, a décidé d’actionner l’outil du taux de change. Après avoir laissé le yen s’apprécier pendant des années, les dirigeants du pays ont annoncé un objectif de dévaluation massive et mis en œuvre les moyens monétaires pour le rendre crédible.

    L’Europe, elle, dégage désormais un excédent sur le reste du monde, de l’ordre de 2 % de son PIB, alors qu’elle était à l’équilibre avant la crise. Tandis que l’Allemagne maintenait son excédent à 6 % du PIB, les pays du sud de l’Europe ont pratiquement résorbé leur déficit, grâce surtout à la compression de la demande intérieure. Seule l’Espagne montre des signes de meilleure performance à l’export. L’effort de compétitivité reste donc largement à faire.

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  • DE L’AMBITION

    DE L’AMBITION

    Selon un sondage, l’épanouissement personnel passe pour une majorité (70%) de citoyens par la réussite professionnelle, ce qui signifie que la quête de la promotion sociale est une priorité dans la société moderne. Aujourd’hui, personne ne peut nier le fait que la réussite sociale est une compétition où les meilleurs gagnent et laissent les autres sur le tapis, comme dans un matche de boxe. Mais, à la différence du sport, tous les moyens sont bons pour parvenir au résultat, car il n’y a pas beaucoup d’arbitre dans le monde professionnelle et fort peu de sanction. L’ambition n’est donc plus un paradoxe, un concept, un comportement à éviter ou bannir, au nom de la sagesse ou du plaisir.

    1. VENDEZ-VOUS !

    Il est de notoriété publique qu’un talent qui ne parvient pas à se vendre est un talent perdu. Il restera méconnu, sans parvenir à exprimer ses potentialités. Se vendre, assurer sa propre promotion, n’est plus maintenant l’apanage des célébrités. Tout le monde est sollicité et doit d’une façon ou d’une autre assurer ses relations publiques, a plus forte raison dans le monde de l’entreprise, où on ne peut pas compter sur la lucidité ou la bienveillance de ses collaborateurs, de ses témoins. C’est plus qu’une erreur de croire que votre qualité personnelle va être reconnue par elle-même, sans que vous ayez besoin de la mettre en valeur, c’est aussi une forme de prétention. Un égocentrisme qui nie tout ce que vous pouvez transmettre a l’autre et vous enferme dans une autarcie orgueilleuse.

    Vos réalisations sont des fragments qui s’insèrent dans le montage complexe de l’entreprise. Bien faire votre fraction de travail peut vous paraitre valorisant, mais pensez plus large : cela peut aussi freiner votre carrière en transmettant l’idée que votre esprit s’épanouit dans le fragment. Pour gravir les échelons de la hiérarchie, vous devez au contraire convaincre que votre nature est faite pour de plus grandes responsabilités.

    Adoptez les règles de marketing : considérez-vous comme une marque, et defendez vous, rendez-vous comme tel. Organisez une communication cohérente et consistante, et soyez persévérant. La victoire se gagne par la ténacité. Ne le faites bien entendu pas de façon trop ostensible. Ne paradez pas. Vous prenez le risque, si votre désir devient visible, d’altérer la puissance de votre action. Dans l’idéal, vos interlocuteurs feront l’amalgame entre vous, produit promotionnel, et votre caractère, votre nature.

    Ne craignez pas forcement l’excès, évitez simplement l’aveu. L’excès sera assimilé par votre interlocuteur, dans un mouvement de réduction de dissonance cognitive, et pourra même jouer en votre faveur. Par contre, ne révélez jamais votre intention réelle. Au fond, tout le monde sait ce que vous faites, ou du moins tout le monde s’en doute. Mais l’incertitude, qui persiste simplement faute d’aveu, suffit à soigner la conscience, a maintenir cette hypocrisie nécessaire au mythe de la pureté, d’une forme de moralité soporifique dans laquelle un étrange conformisme nous retient. L’erreur, trop facile, serait de clarifier, d’avouer. Cela briserait en un instant toute la construction fragile sur laquelle tient le système. Jamais un politique ne confessera son hypocrisie. S’il lui venait la folie de le faire, il serait balayé par un élan de rejet, de haine. Ses militants se sentiraient bafoues, rejetés, trahis. Ce serait le comble de l’irrespect, et une forme particulièrement stupide de suicide.

    2. COURTISEZ !

    Vous vendre ne signifie pas seulement afficher vos qualités. Vous devez également provoquer une sympathie et une confiance suffisantes de la part de vos supérieurs, pour qu’ils considèrent la possibilité, ou qu’ils ressentent le désir, de vous promouvoir. Sur ce point, vous pouvez apprendre beaucoup de l’activité des courtisans. Etymologiquement, ce terme désigne des personnes qui résident à la cour des souverains. L’objectif du courtisan est de plaire, de flatter, d’obtenir les faveurs du monarque en attirant par tous les moyens sa sympathie. Votre recherche est identique, avec cette nuance que la possibilité de prendre la place du souverain vous est techniquement ouverte. Qu’importe les moyens que vous mettez en place pour vous élever. La réussite établira son propre jugement. La finalité est le seul juge. La noblesse porte en elle-même l’absolution, l’oubli de tous les moyens dépenses pour l’atteindre. L’évolution sociale est un puissant amnésique. Pour continuer à collecter les conseils provenant de gens de bonne compagnie, écoutons Cicéron, frère de Marcus Tullins : « Mets-toi bien dans l’esprit qu’il va te falloir faire semblant d’accomplir avec naturel des choses qui ne sont pas dans ta nature. Certes, tu n’es pas dépourvu de cette courtoisie qui sied à l’homme de bien, à l’homme sociable, mais il te faudra y ajouter le sens de la flatterie, vice ignoble en toute autre circonstance mais qui, dans une campagne, devient qualité indispensable. D’ailleurs, si elle est blâmable quand, a force d’approbation excessive, elle gâte quelqu’un, la flatterie est beaucoup moins critiquable quand elle renforce l’amitié et, de toute façon, elle est obligatoire pour un candidat dont le front, le visage et les discours doivent changer et s’adapter, selon ses idées et ses sentiments, a l’interlocuteur du moment note.»

    3. PRENEZ LA PLACE DE VOTRE SUPERIEUR

    Gravir les échelons hiérarchiques signifie bien souvent remplacer des personnes à des postes existants. Lorsque votre prédécesseur vous cède la place en profitant lui-même d’une promotion, tout est facile. Mais ce n’est pas toujours le cas. Parfois, vous devez la conquérir. Cela se joue en plusieurs temps.

    Lorsque vous êtes encore son subordonné, mesurez vos marges de manœuvre. Une attaque frontale ne sera jamais une solution, à moins d’avoir le solide soutien de personnes plus élevées dans la hiérarchie, configuration très rare. Même dans ce cas, la prudence est de rigueur. La plupart du temps, vous n’avez d’autre choix que de vous montrer solidaire et discipliné. Adaptez-vous au style de votre manager, ne vous mettez pas en danger et ne vous faites pas reconnaitre comme une menace, vous y joueriez votre place et votre crédibilité. Même si votre supérieur n’a pas la latitude de se débarrasser de vous, il est certainement au moins en position de vous créer des ennuis. Vous devez mettre en place deux types de relations bien distincts : avec vos supérieurs influents  ceux qui ont la capacité de vous promouvoir –, appliquez les principes du courtisan. Soumettez-vous. Ne vous embarrassez pas de fierté personnelle. Ne lésinez pas sur les signes d’admiration, cherchez leur amitié, leur respect. Côtoyez-les autant que possible. Ne vous cantonnez pas au lieu de travail. Insérez-vous dans leur intimité. Par exemple invitez-les à diner ou en week-end, mettez votre épouse ou époux à contribution. Prévoyez des occasions de détente ou vous pourrez, une fois leur garde baissée, faire passer vos idées ou les convaincre de vos qualités.

    Par contre, avec vos concurrents, rien de tout ne cela. Soyez irréprochable, mais sans aucune familiarité. Ne critiquez pas ouvertement leur travail, gagnez de l’altitude, englobez ce que disent vos adversaires. Montrez que vous les encouragez tout en faisant passer l’idée que vous êtes capable de faire mieux, que vous comprenez les tenants et aboutissants de leurs réalisations aussi bien qu’eux, mais que vous maitrisez la globalité. Votre perspective doit être la plus large possible. Tout cela bien sur en feignant l’humilité. Vos concurrents tiennent à leur poste avec la même ardeur que vous mettez à le leur ravir. Ils sont donc en permanence sur la défensive. Un bon angle d’approche – c’est une hypothèse de travail utile – est d’agir avec eux comme avec des paranoïaques.

    4. TRAITER SES CONCURRENTS COMME DES PARANOIAQUES

    François Delord et Christophe André, dans leur livre Comment gérer les personnalités difficiles, nous donnent des pistes pour les aborder dans ce sens. Voici les plus utiles :

    – communiquez de la façon la moins équivoque possible, afin de ne pas laisser prise aux soupçons ;

    – respectez scrupuleusement les formes. Soyez toujours poli sans être obséquieux ;

    – maintenez un contact régulier. Un évitement répète provoquera de l’hostilité ;

    – laissez des petites victoires bien choisies ;

    – cherchez des alliances ailleurs ;

    – ne vous mettez pas en faute.

    Tout votre travail devra être orienté vers l’affirmation de votre propre qualité, et la mise en évidence, auprès de vos supérieurs influents, des failles de vos supérieurs concurrents. Cherchez le plus d’informations possible, traquez leurs échecs, leurs secrets. Si vous en découvrez, ne vous précipitez pas, attendez le bon moment. Si l’information peut être révélée au grand jour par d’autres sources que vous, c’est encore mieux.

    Communiquez toujours indirectement, par sous-entendus, montrez-vous toujours officiellement solidaire. Souvent, il vous sera demandé de collaborer fidèlement avec vos concurrents. Vous ne pouvez vous permettre de rechigner. En façade, vous devez rester un modèle d’ouverture et de collaboration. Ne vous permettez jamais un seul faux pas. Même si votre hiérarchie soupçonne votre arrivisme, ils ne pourront vous le reprocher que si vous leur en donnez l’opportunité. Les gens détestent s’apercevoir des doubles jeux. Soyez toujours de bonne constitution, toujours motive, dites toujours oui, ayez toujours un discours de communicateur. Toute votre habileté doit être mise au service d’un objectif : vous afficher d’une façon, et agir tout à l’inverse. Ne divulguez les informations importantes et stratégiques qu’avec parcimonie, et toujours en dissimulant des détails indispensables a l’ensemble, profitez de tout ce qui peut mettre vos adversaires en difficulté. Quand le succès d’un projet est douteux, tachez de vous glisser en arrière-plan. Défilez-vous des responsabilités difficiles et des places exposées. Si un projet géré par votre concurrent est en bonne voie, faites en sorte de le compromettre, tout en conservant la plus extrême prudence pour qu’on ne puisse vous soupçonner, et placez tous les indices permettant d’en attribuer la responsabilité a votre supérieur.

    En résumé, tout en maintenant avec vos concurrents les meilleures relations de façade, liez toutes les alliances possibles avec les personnes qui peuvent soit vous favoriser, soit vous permettre de découvrir, de provoquer ou de mettre au jour les failles de vos adversaires. En suivant ces conseils, vous développerez votre habilité politique, et vous pourrez ainsi prendre la place qui vous est due. Lorsque cela sera fait, il vous incombera, tout comme il incombait a vos anciens concurrents, de la conserver.

    Notis©2013

  • APPRENDRE A SE CONNAITRE

    APPRENDRE A SE CONNAITRE

    Avant de vous lancer dans la grande aventure de entrepreneuriat, vous devez d’abord évaluer vos aptitudes, vos ressources et vos qualités personnelles. Que désirez-vous ? Possédez-vous les aptitudes, le tempérament et l’approche professionnelle qui conviennent ? Avez-vous examiné toutes les facettes de votre choix ? Vous estimez-vous capable de prendre seul toutes les décisions concernant le personnel, les fournisseurs, la production, les ventes et la gestion ? Voici quelques questions importantes à vous poser :

    • Temps et patience

    Avez-vous le temps et la patience nécessaires pour construire une entreprise à partir de zéro ? La mise sur pied d’une entreprise exige une bonne dose de préparation et de planification. Êtes-vous disposé à consacrer de longues heures à votre travail et à faire des sacrifices?

    • Engagement, initiative et motivation

    Voulez-vous réussir à tout prix ? Ou la frustration et le découragement vous gagnent-ils facilement ? Aimez-vous prendre des initiatives et des décisions ? Avez-vous l’esprit créatif nécessaire pour résoudre les problèmes ou savoir quand demander de l’aide ? Pour survivre à l’étape de démarrage, vous devrez faire preuve de beaucoup d’initiative et de dynamisme. Et ce n’est qu’un début ! Une entreprise exige une attention constante et une gestion très serrée.

    • La souplesse avant tout

    Êtes-vous prêt à affronter les hauts et les bas des cycles économiques ? La situation peut évoluer d’une journée à l’autre. Vous devez faire preuve de souplesse et être en mesure de vous adapter aux changements, voire vous habituer à un revenu irrégulier.

    • Votre tolérance au risque

    Comprenez-vous bien les risques que comporte le démarrage d’une entreprise ? Êtes-vous conscient des répercussions d’un échec ? Si le potentiel de gains financiers élevés est bien là, il faut aussi envisager les risques de pertes financières en cas d’échec. Si vous n’êtes pas disposé à assumer ce risque, vous devriez remettre en question votre choix. Certains entrepreneurs lancent leur entreprise à temps partiel après le travail. Si vous avez un associé, l’un des deux peut gérer la nouvelle entreprise, pendant que l’autre conserve son emploi régulier et travaille à temps partiel dans l’entreprise. De cette façon, vous bénéficiez d’une plus grande sécurité pendant que votre entreprise prend son envol.

    • Aptitudes et compétences spécialisées

    Possédez-vous les connaissances et les aptitudes nécessaires ? Êtes-vous aussi à l’aise dans un rôle de direction que dans l’exercice du paiement de factures et du classement ? Vous devez posséder une connaissance approfondie de votre marché et de votre produit ou service. Vous devez également pouvoir compter sur des aptitudes supérieures en organisation et en gestion ? Vous devrez assumer plusieurs rôles : aux ventes, au marketing. à la gestion de trésorerie, à la production, à l’administration et à la gestion de personnel. Si vous avez des lacunes dans certains domaines, vous pourriez envisager de vous trouver un associé qui possède de telles compétences. Vous pourriez également suivre certains cours ou reporter la concrétisation de votre rêve jusqu’à ce que vous soyez mieux préparé.

    • L’enthousiasme au travail

    Votre idée d’entreprise vous passionne-t-elle au plus haut point ? Vous consacrerez temps et argent à la réalisation de votre idée. Le succès vient plus facilement lorsqu’on est vraiment dans son élément.

    • Facteurs d’ordre personnel et familial

    Il pourrait s’écouler un certain temps avant que vous puissiez réaliser des bénéfices et vous payer un salaire. Vous pourriez avoir à subvenir à vos besoins (et peut-être aussi à ceux de votre famille) pendant que vous démarrez votre entreprise. De plus, votre entreprise pourrait accaparer toute votre énergie et votre temps pendant quelques mois. Vous et votre famille devez être d’accord sur votre nouveau choix de vie et prendre conscience de ce qui vous attend sur le plan du temps, de l’argent, des efforts et des sacrifices personnels.

    • La santé en priorité

    Vous pourriez avoir à vivre beaucoup de stress et à supporter une lourde charge de travail. Êtes-vous d’attaque ?

    Notis©2013

  • La meilleure manière de se séparer d’un collaborateur

    La meilleure manière de se séparer d’un collaborateur

    « Vous êtes viré! » est la formule spectaculaire qui passe bien à la télévision et au cinéma. Mais, les professionnels en ressources humaines jugent cette méthode de rupture du contrat de travail brutale, improductive et moyenâgeuse. En revanche, les experts recommandent que l’annonce de la rupture se fasse avec tact, dans le calme, le respect des textes et surtout la dignité de l’employé. Outre ce cadre général, les experts des ressources humaines recommandent également d’autres ingrédients pour dédramatiser, autant que faire se peut, le « divorce professionnel »:

    Dites-le vous-même …

    Le principal porteur de (la mauvaise) nouvelle doit être le supérieur hiérarchique direct de l’employé. Si l’annonce du licenciement est faite par une autre personne, l’employé pourrait penser que la décision n’est pas soutenue par son superviseur, seule personne capable de juger son travail. Il pourrait donc rentrer dans un processus de « victimisation » et douter de la légitimité de la décision.

    Mais … avec un témoin.

    Il est important que le « porteur » soit accompagné d’un gestionnaire ou représentant des RH (chef du personnel). C’est une exigence de la loi. Mais, c’est surtout une façon de canaliser le débat, pour qu’il ne sorte pas du cadre professionnel.

    Tout faire par écrit.

    Les moments qui suivent l’annonce du licenciement ont tendance à être un peu flou. Et l’employé, aveuglé par cette mauvaise nouvelle, pourrait ne pas se souvenir des détails concernant le solde de tout compte, les conditions d’exécution du préavis, son départ effectif, les documents et objets à rendre….. Ayez donc une liste écrite des informations à portée de main, à faire décharger par l’employé.

    Faire court …

    En fait, dites-vous qu’il s’agit moins d’une conversation et plus d’une notification. Dans tous les cas, l’entretien doit être plafonné à 15 ou 20 minutes.

    … Mais être précis.

    Nos imaginations peuvent être nos pires ennemis ; plus les employés savent pourquoi ils sont licenciés, moins ils sont susceptibles de s’interroger sur la légitimité ou l’objectivité de la décision. L’employé doit être convaincu qu’il n’est pas sanctionné pour des motifs infondés (discrimination fondée sur l’âge, le sexe ou la couleur de sa peau). C’est ici le moment de ressasser quelques faux-pas professionnels commis par l’employé, consignés dans des avertissements et demandes d’explication.

    Ne vous excusez pas.

    Dire à l’employé que vous êtes désolé laisserait à penser que vous n’êtes pas sûr de vous et encore moins de la décision. Sachez que votre rémunération est la contrepartie de votre statut au sein de la société, qui commande la prise de décisions souvent ingrates et particulièrement pénibles.

    Vendredi,  lundi ou mercredi.

    Il n’y a pas de consensus sur le meilleur jour pour licencier quelqu’un. Certains parlent du vendredi, mais le week-end peut se transformer en deuil long, douloureux et fatal pour l’employé. D’autres préfère le lundi, pour que l’employé plonge rapidement dans la recherche d’un autre emploi. Mais, le reste de la semaine peut s’avérer particulièrement long, particulière vide. La réponse? Ne pas traîner. Procéder à la notification dès que la décision est prise.

    Notis©2013

  • La diversification stratégique

    La diversification stratégique

    En matière de stratégie d’entreprise, la question de la diversification est probablement l’une des plus controversées. D’abord vue comme la panacée aux problèmes de croissance des entreprises, elle a été vouée aux gémonies par les investisseurs et les analystes financiers, avant d’être prudemment et partiellement réhabilitée comme un moyen légitime de croitre dans certains contextes économiques bien particuliers, notamment lorsque les marchés des capitaux et des compétences ont du mal a fonctionner de manière efficiente et liquide.

    La stratégie sectorielle

    La stratégie sectorielle (business strategy) traite du positionnement de l’entreprise dans un secteur détermine, par rapport a ses concurrents, en prenant en compte le marche sur lequel l’entreprise vend ses produits, mais aussi celui sur lequel elle se procure les inputs nécessaires. Le principal objectif est d’assurer à l’entreprise des performances durablement et significativement supérieures à celles de ses concurrents dans une industrie donnée. La démarche consiste à essayer de créer un avantage compétitif durable, sur la base d’un différentiel de cout et/ou d’une différenciation de l’offre. Alors que la « business strategy » cherche à maximiser la performance de l’entreprise dans un domaine d’activité donne, le but de la stratégie du groupe (corporate strategy) est de maximiser la valeur globale de l’entreprise en choisissant les domaines d’activités dans lesquels l’entreprise doit investir et se développer. La notion de diversification est donc au cœur du problème. En termes opérationnels, il s’agit en effet de répondre à deux questions :

    •L’entreprise doit-elle se diversifier, c’est-a-dire se développer hors de son métier d’origine?

    •Une fois diversifiée, comment l’entreprise doit-elle allouer ses ressources entre ses différents domaines d’activités, présents et futurs?

    La stratégie du groupe

    La démarche de la corporate strategy consiste à essayer de créer un portefeuille d’activités cohérent en assemblant des activités qui ont collectivement une meilleure profitabilité et de meilleures perspectives de croissance qu’elles n’en auraient individuellement, si elles restaient indépendantes. Les synergies entre les activités jouent donc un rôle important dans cette démarche. La corporate strategy ne concerne pas uniquement les grands groupes diversifiés. Toute entreprise, qu’elle soit grande ou petite, spécialisée ou diversifiée, peut (et doit) se poser le problème de sa croissance, dans ou hors de son domaine d’activité de base. Par exemple, les entreprises mono-activité qui se trouvent confrontées a la maturité, voire au déclin de leur métier de base, doivent trouver les chemins de la croissance hors de cette industrie, et donc redéployer leurs ressources dans de nouvelles activités. Il s’agit donc d’un problème de corporate strategy, même si l’entreprise, au moment ou elle se le pose, n’est pas diversifiée.

    La segmentation stratégique

    La segmentation stratégique vise à déterminer si un ensemble d’activités donné fait partie d’un même ≪ métier ≫ ou doit être segmenté en plusieurs domaines d’activité différents. Ainsi, on peut se poser le problème de savoir jusqu’’a quel point un grand groupe est diversifie. En fait, la segmentation stratégique est une notion fuyante: on peut toujours redécouper plus finement et identifier plusieurs sous-segments a l’intérieur d’un même domaine d’activité. Tout dépend du point de vue auquel on se place. Cela dit, du point de vue de la direction générale du groupe, il est indispensable d’identifier les entités sur lesquelles les décisions stratégiques vont être prises et donc de réfléchir à la segmentation de ces activités. C’est non seulement indispensable d’un point de vue stratégique pour prendre des décisions cohérentes d’allocation de ressources, mais c’est également indispensable d’un point de vue organisationnel, pour définir les contours des unités autour desquelles on va structurer l’organisation de l’entreprise.

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  • Comment éviter le piège des mauvaises décisions?

    Comment éviter le piège des mauvaises décisions?

    Les employés sont les meilleurs juges de l’employeur. Un employé attend de son supérieur une définition d’objectifs raisonnables et la présentation d’une feuille de route claire et lisible. Malheureusement,  de nombreux employés expriment la frustration d’être dirigés par des personnes dépourvues de vision, de culture et de compétence managériale. C’est que le leadership n’est pas donné à tous. Cela est particulièrement patent lorsque la direction est entre les mains d’une personne indigne du poste. Il en résulte une avalanche de mauvaises décisions et d’actes anormaux de gestion. Un dirigeant qui met en avant ses propres ambitions, au détriment de l’intérêt social, s’éloigne des employés et de la réalité de l’entreprise. Sur des questions compliquées, il prendra des décisions qui conduiront le groupe dans le mur. Heureusement, il existe des indices qui permettent de savoir si un dirigeant est apte à maximiser les ressources, c’est-à-dire : inspirer, motiver son équipe, réparer les erreurs et surtout prendre de bonnes décisions.  Voici 06 comportements à bannir pour prendre les décisions susceptibles d’améliorer la performance d’une entreprise.

    1. compter sur la force du précédent

    Dans un article paru dans le Wall Street Journal en 2009, Sydney Finkelstein, professeur en management écrit : «Les dirigeants ont tendance à s’appuyer sur l’expérience du passé qui semble utile, mais est en fait parfois dangereux. Nous parlons beaucoup trop de l’importance de l’expérience. Je pense que nous exagérons cette importance, car l’expérience du passé ne correspond pas forcément et exactement la situation qui se présente.  » En d’autres termes, le précédent n’a pas autant de force que l’on veut lui donner. Ce qui compte, c’est le présent dans toute sa cruauté. Cela explique pourquoi les dirigeants rééditent rarement un exploit accompli dans une société précédente. Un dirigeant doit être conscient des conditions de travail  de ses collègues, et l’état réel des ressources, de façon à créer une nouvelle dynamique dans un nouvel environnement. Il faut d’abord savoir où se trouvent les nids de poule, les nœuds du problème et comment les précédents dirigeants ont procédé.

    N’imposez donc pas vos méthodes pour atteindre ou attendre les mêmes résultats que naguère. Respectez votre nouvel employeur ou vous nouveaux collaborateur ainsi que la nouvelle dynamique du travail. Autrement, vous prendrez la mauvaise décision.

    2. Politisation entrepreneuriale

    Un chef d’entreprise politiquement marqué emprunte la voie de la mauvaise décision et du mandat de courte durée. En effet, avec une motivation managériale politiquement orientée, il est difficile pour un dirigeant d’entreprise de prendre des décisions objectives et d’assumer ses responsabilités essentielles. Les dirigeants, victimes du piège (ou rêve) politique, perdent leur identité et se font « phagocyter » par des considérations éloignées, voire contraires à l’intérêt de l’entreprise. Car, l’homme politique vit de rêve, alors que le chef d’entreprise est, lui, confronté à la dure réalité.

    3. Objectifs flous

    Quand vous ne savez pas ce que vous représentez, il devient d’autant difficile de prendre des bonnes décisions. On est ici dans le même processus que le piège du management clos. Dès lors que vous sentez instinctivement  que vous n’êtes plus en phase avec les valeurs fondamentales qui fondent le travail en équipe, vous commencerez à prendre des décisions qui n’iront pas dans le sens de l’optimisation des ressources. En effet, la clarté des objectifs vous permet de prendre des décisions cohérentes avec le mandat assigné. Quand le but devient flou, vous perdez contact avec le réel ainsi que les ressources dont vous avez besoin pour prendre des décisions éclairées.

    4. Mauvaise gestion des ressources disponibles

    Il est difficile d’être un bon décideur, si vous n’utilisez pas efficacement les ressources à votre disposition. Les dirigeants qui se jettent toute de suite dans le travail, plutôt que de prendre le temps de se familiariser avec le nouveau cadre, auront du mal à jouer leur rôle et assumer leur responsabilité. Diriger ce n’est pas seulement motiver les gens et donner de l’inspiration à toute une équipe, mais c’est également savoir comment fonctionnent les outils et les ressources qui sont mis à votre disposition. Les dirigeants qui prennent des bonnes décisions améliorent continuellement leur base de données. Ils renforcent leur capacité à accéder aux informations réelles : les statistiques, les tendances et les résultats disponibles à partir de sources fiables. Ils utilisent toutes ces ressources afin de prendre des décisions opportunes qui auront un impact positif sur le fonctionnement de l’entreprise.

    5. Ne pas voir grand

    Les dirigeants qui ne voient pas les opportunités qui s’offrent à eux prennent de mauvaises décisions. Ils n’ont pas la  vision circulaire qui est la capacité de voir de l’opportunité en toute chose. Un angle circulaire permet au leader d’avoir une large vision. Ainsi, il pourra anticiper les crises et adopter le changement de gestion idoine, sans précipitation ni contraintes. Lorsque vous voyez dans toutes occasions des chances à saisir, il est difficile d’être surpris par le cours des évènements.

    6. Déficit de confiance

    Les dirigeants qui n’ont pas suffisamment confiance eux-mêmes, deviennent désespérés et prennent des décisions de désespoir. Ils ne peuvent prévoir les conséquences de leurs décisions qui risquent de compromettre gravement le fonctionnement normal de l’entreprise.

    Avez-vous assez confiance en vous, comme un leader ? Sauriez-vous vous adapter au monde du travail en perpétuelle mutation? Avez-vous la capacité d’adapter votre style, au moment opportun, aux codes d’un nouveau monde marqué par la diversité et le changement ?

    Peut-être que vous êtes un leader qui a connu un succès dans le passé. Mais, cela ne signifie pas que vous aller réussir dans votre nouvelle entreprise. Vous devez continuer à améliorer vos compétences, connaître vos concurrents, investir dans votre développement professionnel, élever la qualité de vos produits et vous remettre toujours en question. Le leadership mène à la sagesse. Et long est le chemin qui mène à la sagesse.

    Notis©2013

    Sources: Sydney Finkelstein, “Think Again: Why Good Leaders Make Bad Decisions and How to Keep it From Happening to You”

  • Le temps et l’argent

    Le temps et l’argent

    Dans certaines régions dites sauvages ou reculées (dans le temps), le temps qui passe n’a aucune valeur. Le temps n’a aucune importance. Les montres et les horloges sont des choses inconnues ; elles sont remplacées la nuit par les étoiles, dans la journée par le soleil. Mais, dans les pays gouvernés par l’industrie et le commerce, le temps est un trésor. C’est une monnaie courante, une forme de la richesse. Sa Majesté l’Horloge est placée sur la place du marché et on s’incline devant Elle. Nous nous faisons les esclaves, les vassaux de l’Horloge parce que nous avons découvert que c’est une divinité équitable qui ne manque jamais de récompenser l’empressement de ses sujets. La royauté de l’Horloge ! … Elle est le maître de tous ceux qui triomphent dans le monde des affaires.

    L’efficacité.

    Il s’agit de l’un des plus importants principes de la Science de l’Efficacité. Dans notre époque aux jours tendus, nul ne peut se targuer de garder une grosse situation dans les affaires qui ne rend pas hommage au temps. Nous avons même inventé des montres qui fractionnent le temps en 1/5 de secondes. La seconde entière était trop longue, pour une unité de temps. Et bien des choses peuvent être faites en 1/5 de seconde, et moins. Un train express vous transporte à 5 mètres de distance en un 1/5 de seconde. En 1/85 de seconde, il vous porte à 30 centimètres. Ce que désormais on arrive à faire en l’espace d’un jour est véritablement incroyable. La seule cité de Pittsburgh expédie journellement 300.000 tonnes de marchandises en moyenne. Il fallut 20 ans aux esclaves égyptiens pour bâtir la grande Pyramide ; les habitants de Pittsburgh fabriquent aujourd’hui toutes les 4 semaines une quantité d’articles manufacturés qui occuperaient le même volume que la grande Pyramide.

    Les intérêts

    Moins vous mettez de temps pour exécuter un travail, plus vous y trouvez avantage. C’est ce qui fait qu’on se presse, qu’on s’applique à la ponctualité et qu’on mesure si parcimonieusement les secondes. En une journée de 8 heures, vous ne disposez que de 480 minutes et, chaque fois que vous perdez 5 minutes, votre travail subit une dépréciation de 1 %. Votre stock tombe à 99 %. Si vous perdez 50 minutes, il tombe à 90 % et ainsi de suite. Lesquels d’entre nous conservent journellement au pair ce qu’ils possèdent ? Si vous empruntez 600.000 francs à 5 %, vous payez 4 centimes d’intérêt par minute. Que votre comptable se trompe et fasse partir le prêt un jour trop tôt, vous perdez 100 francs. Plus d’un homme d’affaires a été conduit à la faillite pour avoir oublié l’acharnement barbare de l’intérêt qui court. L’intérêt ressemble à la tortue de la fable : il va lentement mais ne s’arrête jamais. Plus d’un lièvre léger, insouciant et gai, s’est trouvé dépassé par lui.

    Le stock

    Le stock en magasin représente souvent de l’argent emprunté. C’est de l’argent gelé. Il entraîne à des frais d’intérêt, de loyer, de personnel, de chauffage, d’éclairage, de publicité, etc. Si donc on veut s’assurer un bénéfice, il doit être vendu rapidement. Cette éventualité est sans merci et sans échappatoire. Et les commerçants qui prennent les magasins pour des entrepôts et n’écoulent, de leurs marchandises, que ce que les clients en demandent, ne peuvent pas réussir, à l’image de ce boutiquier qui éprouve un secret plaisir à contempler l’accumulation incessante des marchandises invendues. Naturellement, son affaire ne marche pas. Car, il ignore que LE TEMPS AUGMENTE LE PRIX DE REVIENT.

    La propriété

    C’est ici que se marque la différence énorme entre l’argent et la propriété. La valeur de l’argent augmente, celle de la propriété diminue. Une somme d’argent se double elle même en l’espace de 15 ou de 20 ans tandis que la propriété subit toujours une dépréciation. L’argent croît. La propriété dépérit. Si vos opérations se font au moyen de marchandises, agissez aussi rapidement que possible. Que toutes vos énergies se concentrent pour une fabrication rapide, une vente immédiate, et des transports sans retard. Tous les vendeurs devraient être nourris de ces principes. On devrait leur apprendre que 10 ventes faites aujourd’hui en valent 11 faites demain. On devrait leur montrer que l’ajournement d’une vente représente une diminution de bénéfice.

    Le capital

    En réalité, le montant de toute transaction commerciale devrait se chiffrer en unités de temps aussi bien qu’en unités d’argent. Une des plus grandes choses qu’aient accomplies les spécialistes en « efficacité », c’est d’avoir enseigné aux hommes d’affaires à évaluer le prix du temps. Quelque riche qu’il soit, tout homme condescendra toujours à s’arrêter et à se baisser pour ramasser une pièce de 50 centimes égarée par terre. À côté de cela, de nombreux patrons – qui sont loin d’être riches – permettent que des quarts d’heure, des demi-heures soient dissipés et répandus tout autour d’eux. Pourtant, il est infiniment plus grave de gaspiller les demi-heures que les pièces de 10 sous : tout le monde peut trouver une pièce d’argent perdue, tandis que personne ne retrouvera jamais une demi heure perdue.

    Le temps porte conseils

    Ainsi, épargnez votre temps ; sauvez-en la moindre parcelle. Dans la vie, le véritable capital c’est le temps. Tout le reste est plus ou moins illusoire. La vie, le caractère, l’argent, les biens, tout cela s’achète avec le temps.

    N’entreprenez jamais une opération commerciale sans faire intervenir le temps comme l’un de ses facteurs. Soyez avare de vos minutes. Demandez-vous toujours s’il ne vous est pas possible de fabriquer plus rapidement et de vendre plus tôt. Appliquez-vous à réduire la dépense de temps.

    Ne craignez jamais d’aller trop vite. Cela ne peut jamais arriver. Il y aura toujours trop d’êtres lents, trop d’accidents, et des arrêts de toutes sortes pour vous retarder.

    La lenteur vient d’elle-même, la vitesse s’acquiert. En outre, la rapidité pendant les heures de travail entraîne à un repos plus grand et à de plus gros bénéfices. Cela veut dire qu’une fois au travail vous devez travailler comme une machine scientifique de précision, de cette façon vous serez libre plus tôt pour aller vers ce qui vous tente. Plus d’un homme d’affaires travaille jusqu’à 5 heures alors qu’il lui aurait été facile de finir à 3 s’il avait su comment.

    Notis©2013

    Illustration : « portrait inachevé » de Salvator Dali