Ci-après, quelques temps forts qui ont marqué la vie économique locale et mondiale en 2016.

La levée des sanctions contre l’Iran

L’accord nucléaire historique entre l’Iran et les grandes puissances entre en vigueur le 16 janvier 2017, entraînant une levée des sanctions économiques qui frappaient le pays depuis des années. L’Iran peut désormais signer des accords économiques avec ses partenaires européens, notamment. Dans la foulée, Téhéran a passé une commande d’une centaine d’appareils auprès d’Airbus pour un montant d’environ 20 milliards de dollars. L’avionneur européen doit commencer à livrer les appareils début 2017.

L’affaire des « Panama Papers »

Le 3 avril 2016, le Consortium international des journalistes d’investigation a dévoilé 11,5 millions de documents d’un cabinet d’avocats panaméen, Mossack Fonseca, spécialisé dans la création de sociétés offshore. Cette enquête dite des «Panama Papers», réalisée par une centaine de rédactions internationales met à jour un vaste système d’évasion fiscale qui a éclaboussé les politiques, sportifs et banquiers. L’onde de choc est mondiale.

Le Brexit

Le 23 juin 2016, les électeurs britanniques surprennent le monde entier en votant à 51,9% pour la sortie de leur pays de l’Union européenne, poussant David Cameron à démissionner. En juillet, Theresa May est investie première ministre. Celle-ci promet de déclencher, avant fin mars 2017, l’article 50 du Traité de Lisbonne, procédure formelle qui lancera le Brexit. Quatre mois après le vote des Britanniques en faveur de la sortie de l’Union européenne, son principal effet tangible est la dépréciation de la livre sterling. Laquelle pèse sur le pouvoir d’achat des consommateurs et des expatriés britanniques. Mais profite aux touristes et, paradoxalement, à la Bourse de Londres.

La loi Travail

Après cinq mois de contestation sur tous les fronts de la vie publique française, le projet de loi El Khomri a été adopté définitivement le 20 juillet 2016. Faute de disposer d’une majorité, le premier ministre Manuel Valls a dû recourir par trois fois à l’article 49-3 de la Constitution. Malgré de nombreuses concessions, il ne sera jamais parvenu à susciter de l’adhésion autour de ce texte, défendu uniquement par la CFDT, mais conspué par les syndicats contestataires, le patronat, la droite, une grande partie du groupe socialiste et la majorité des Français.

« L’implosion » de Galaxy Note 7

Les images de smartphones Galaxy Note 7 carbonisés restent gravées dans les mémoires. Le fabricant coréen Samsung qui espérait faire de l’ombre à l’iPhone 7 de son concurrent Apple, est contraint de rappeler un million de téléphones pour risque d’explosion. Ils seront 2,5 millions en tout. Finalement, le 11 octobre 2016, Samsung a retiré du marché le Galaxy Note 7 et arrêté sa production. La facture pourrait avoisiner les 17 milliards de dollars en ventes perdues pour le fabricant coréen.

Signature du CETA

Après sept ans de négociations, de nombreuses discordes internes et des dizaines de réunions, le « Comprehensive Economic and Trade Agreement» (CETA) ou l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada pour est signé. Cet accord de libre-échange pose les bases d’un partenariat économique entre l’Union européenne et le Canada. Il prévoit notamment la suppression des droits de douane. Cet accord, comme tous les autres accords de libre-échange, reste contesté par une grande partie des Européens qui, se barricadant derrière le mur du protectionnisme, redoutent une déréglementation généralisée.