Grâce à l’argent qui donne accès à presque tous les moyens de consommation (biens et services), le nouveau riche arbore les signes d’appartenance à une classe supérieure. Mais si l’argent donne la parole, cela ne signifie pas que le nouveau riche parle le même langage que l’aristocrate qui, lui, beigne dans une richesse enracinée à travers plusieurs générations.

Dans quels quartiers habitent-ils ?, dans quelle voiture roulent-ils ?, comment s’habillent-ils ?… Il existe des signes révélateurs qui empêchent les gens, y compris ceux qui vivent dans les milieux sociaux les plus riches du monde, de sortir du statut de « nouveau riche ».

Il existe un certain nombre de facteurs qui les distinguent bel et bien de l’establishment (ceux qui sont bien établis dans la richesse).

Le raffinement

Chez les « aristocrates » et « nobles » modernes on note un attachement aux vêtements stricts et non excentriques : les femmes portent des robes lustrées pour avoir l’air toujours bien à leur aise. Les hommes portent un costume et une cravate à toute occasion ou s’habillent volontairement négligé. Le nouveau riche, lui, s’attache aveuglement aux tendances actuelles de la société.

Le dépensier

Les nouveaux riches ont tendance à dépenser. Ils font des dons lors des cérémonies religieuses et aux organismes de bienfaisance, achètent ou louent des maisons somptueuses, les meilleures voitures de marques les plus chères. Le nouveau riche est plus disposé à dépenser, à faire don à la charité, à acheter quelque chose de somptueux et à ne pas réfléchir à l’avenir.

L’ « aristocrate » est plus discipliné et préfère épargner, plutôt que de dépenser. Il préfère garder l’argent au sein de la famille. L’illustration de cette prédisposition à dépenser des nouvellement riches a été donnée récemment par Mark Zuckerberg, le créateur d’un réseau social, qui a dépensé plus de 30 millions de dollars pour acheter les quatre maisons entourant sa maison, pour tout juste assurer sa sécurité (ou tranquillité). En comparaison, une personne dont la richesse s’enracine dans plusieurs générations achètera un manoir ou une maison ou encore une voiture d’époque ancienne, pour un prix beaucoup plus bas, et ne le fera pas juste pour en avoir plus.

La famille

Dans les sociétés européennes classiques et traditionnelles, les générations se passent leur héritage les unes après les autres et le conservent au sein d’un seul patrimoine. Le nouveau riche n’a pas vraiment de tradition familiale ; il se préoccupe peu d’où vient et où va son argent. Il s’est construit seul et a construit sa richesse de ses propres mains, à la sueur de son front, sans aide familiale.

La lutte pour l’argent

La plupart des nouveaux riches étaient des individus qui végétaient dans une classe basse ou moyenne, avant de récemment entré dans une limite d’imposition supérieure. Les « Aristocrates » ont  été élevés sans souci d’argent toute leur vie et ne savent pas ou ne veulent pas savoir comment souffre le reste de la société. Un monde diamétralement opposé à celui du nouveau riche…

La prime de salissure

Le riche de longue date ne veut pas se salir les mains. S’il doit travailler, il le fait à l’intérieur, dans un cadre détendu et sécurisé. Il n’a jamais vraiment souffert et n’a connu aucune difficulté financière et dans d’autres aspect de sa vie.